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signifient; par des représentations légendaires, où Ton met en scène le narré des faits qui les constituent; par des tableaux de genre, où Ton en représente quelques détails familiers; par des tableaux à caractère, où Ton en saisit les situations décisives. Quelques-unes ne peuvent guère se rendre que par leur signification, parce que la représentation se réduirait à trop peu de chose, si on essayait de s'en tenir uniquement à la tettre« Ainsi, pour la parabole du semeur, vous ne pourriez peindre qu'un cultivateur jetant son blé dans un champ cultivé, entremêlé des accidents de terrain décrits par l'Evangile, des rochers, des sentiers, des buissons épineux. Faites-en l'application : vous représentez , ou un prédicateur en chaire, ou Notre-Seigneur lui-même préchant, et vous avez à faire une peinture de caractère des quatre genres d'auditeurs dont parle la parabole.
L'auditeur affairé, engagé dans les épines,' image de Ses préoccupations terrestres, s'il se retrouve dans la parabole des Invités aux noces ^ sera certainement 41 n de ces hommes qui auront à terminer une importante spéculation avant de se rendre à l'appel du père de famille.
Cette autre parabole prêterait à toute une série de petits tableaux, où l'on mettrait successivement en scène les passions et les préoccupationis de ce monde, qui empêchent les hommes de se rendre aux invitations de
Dieu. Puis, dans le tableau principal, viennent avec simplicité ces pauvres gens, ces âmes neuves, qui ont été ramassées dans les situations les plus humbles. La salle du festin apparaîtra comme la cour céleste, où Dieu leur tend les bras; ou bien Ton verra seulement, comme en étant l'image, une magnifique salle parfaitement en ordre, où un riche seigneur, entouré des siens, les accueillera avec la plus cordiale bienveillance.
Trois des pauvres gens se rendant à son appel sufiBsent, exceptionnellement mis en relief, pour rendre les bons sentiments du grand nombre. Le dernier appelé, étonné, ignore encore le sort qui l'attend; il est plein de confiance, cependant. Un second revêt li robe nuptiale, se débarrassant avec joie de ses vils vêtements. Un troisième, revêtu de la robe blanche, entre tout ravi dans la salle du festin. Entre ces deux derniers, on peut apercevoir, à la porte de la salle, le malheureux qui a osé tenter d'entrer sans changer d'habits, et des ministres du père de famille s'empareront de lui pour le rejeter au dehors. Suivant que la salle représentera plus ou moins directement le ciel, ces ministres seront des Anges ou de simples serviteurs. Si ce sont des Anges, ils n'ont pas besoin d'y mettre de violence : un geste de leur part, et l'indigne, terrifié, s'exécutera lui-même.
La parabole du Pharisien et du Publicain prêterait à une belle scène de caractère. Le premier, bouffi^ méprisant, levant la tête, prie avec ostentation. LePublicain, par derrière, est timide, contrit, attendri, etla confiance renaît sur son front incliné.
La parabole d'un Aueugle conduit par un autre aveugle fournirait, si l'on voulait, la matière d'une scène assez comique; mais pourquoi neia rendrait-on pas terrible, plutdt? car il s'agit de rendre Taveuglement moral, l'assurance affectée de ces malheureux au bord du précipice où ils vont se précipiter, chacun tenant son bftton appuyé sur une anfractuositi de rocher prise pour la terre ferme.