Hitiory of our Lord, T
2i son état de maturité plastique, qui, sur un sujet si, voisin de celui de la Cène, serait rapproché du génie de Léonard. On voit bien, h Varallo, un tableau du Lavement des pieds, peint par Gaudenzio Ferrari ; les convenances y sont observées, mais il est trop inférieur de composition et d'expression pour être digne, non-seulement du maître, mais encore du disciple.
Après cette touchante cérémonie, les Apdtres ayant reçu sacramentel lenuenl le corps elle sang de leur divin Maître, le traître étant définitivement parti, Jésus tint ce discours admirable d'élévation et de tendresse, oh il leur prêcha la consommation de Tunité entre eux, en lui et en son Père. Ceci doit se lire et se relire, et ne peut guère se peindre, ou du moins, en le peignant, on ne peut que répéter, ou à peu près, les expressions suaves et recueillies des Apôtres dans le moment qui précède.
Nous parions du caractère général de paix qui doit alors régner dans le Cénacle : ce fut pourtant pendant le cours de ces dernières instruc tiens, que Jésus prédit à ses Apôtres qu'ils allaient bientôt l'abandonner momentanément, et qu'il annonça en. particulier à saint Pierre son triple reniement. L'on sait que cette prédiction fut l'un des sujets les plus en vogue dans l'antiquité chrétienne^ au moins du iv* au vi" siècle, cVst-àdire sous le règne, pour ainsi dire, des sarcophages, ou cette prédiction est si souvent répétée, au centre même des monuments, comme la pensée dominante, par conséquent, entre toutes içs compositions dont ils sont recouverts.
On ne peut douter que le choix d'un pareil sujet et de telles circonstances, n'indique l'intention de rappeler, plus encore que la faute, la réparation qui en fut alors prédite; aussi ne faisons-nous que le mentionner dans le cycle de douleurs du Sauveur, et nous le retrouverons associé aux autres sujets qui en éclaircissent la signification, quand nous traiterons en particulier du Chef de l'Église.