D*Agtacoarl, Peinture, pi. Lxxxix
30S tiuiDii DE l'art chrétien.
- qu'il ne se prête à rburnlr le moment choisi pour représenter le Portemeni
de Croiï. pris en général. Nous reproduisons une vignette de Simon
Vosire. On y a représenté rette sainte Femme entourée de ses compagnes,
étainnt la précieuse empreinte. Le Sueur, cependant, a tiré liii lieureui
parti de ces épisodes dans une représenta lioo
du Portement de droix proprement dit. Le
- Sauveur, tombé sur les genous, se soutient
sur les deux mains, .dans un état qui n'exclut
pas la dignité; Simon l<! Cyrénéen soulève,
d'un air de compassion, le principal poids Je
SI la croix, et la sainte Femme vue de profil, un
U Mime F.M éuiée. ^èD. de' eenou en terre, s'est appror'n-. prête i élan-
la Patgion. {Vigneiie de ''''^'' '^ ^•>'^S' '^ sueur et les cracbats répan-
SimoD Vosire). dus sur le divin visage. La pensée dominante,^
dans ce lableau, e^t donc la compassion et le
désir qu'aurait le chrétien de faire entrer les deux acteurs mis en scène
avec Jésus, dans le rôle qu'il voudrait prendre lui-même pour apporl<'r
quelques adoucissements à ses souffrances,
L'aide ilu Cyrénéen peut figurer dans tout Portement de Croix et pr<>ndre les physionomies tes plus diverses, selon qu'on les applique à li composition '. On peut aussi le considérer en lui-même et s'y attacher spécialement. A ce point de vue, il nous servira de transition pour arriver aux Portements de Croix d'un caractèiie symbolique. Simon le Cyrénéen a été pris comme l'image du chrétien appelé à participer avec Noire-Seigneur Jésus-Christ aux mérites et aux charges, puis, cette condition accomplie, ù recueillir les fruits de la Rédemption. Sur le sarcophage de la Passion, il porte seul l'ignominie du Sauveur, selon l'eipreslion de saint Jérôme, citée par le P. Cahier ^, par une substitution à l'invtTse de celle qui avait eu lieu lorsque le Fils de Dieu avait pris la place de l'homme coupable, pour expier sa faute en subissant sa ]>eine. Ainsi on évitait, selon les vues esthétiques du temps, de représenter le Sauvi'ur dans un état de souffrance et d'humiliation, dont il avuit à jamais triomphé. Et celui qui supportait l'ignominie, était montré par U même, lui aus^i, dans la voie du triomphe. Celui-là était étranger, comme le fait observer saint Jérôme, et celte qualité parut propre à le faire considérer comme le représentant des gentils, appelés à peupler, en majeure partie, la Jérusalem nouvelle. Cette pensée a été formulée de la
{. Selon la plus i oininuna înterpréMlion de* Pires, dit Ayila (PUI. ChrùL. L. III, dp. XVI, $ S, |i. 109 ; Maldonst la ilatth., îi. col. 61U}, SimoD le CïréDâen, une fitic elurit de Ja croii, la porta teu\,