‹ Guide de l'art chrétienChapitre 159 sur 238 · Ps. XV. Aet. Apwî., XI · texte numérisé non relu

Ps. XV. Aet. Apwî., XI

baumement était certainement pratiqué à des degrés très-divers, mais l'on ne peut douter que les riches disciples de Jésus qui prirent soin de lui rendre ce devoir, ne Taient fait avec un soin proportionné à la vénération qu'ils avaient pour lui. Dans cette opération, la tête même était enveloppée d'un suaire particulier, et l'on s'explique ainsi que le voile vénéré à Sainte-Pierre du Vatican, comme portant l'empreinte de la face de Notre-Seigneur, miraculeusement imprimée sur un tissu, ait été, suivant les temps, considéré comme nyant été d'abord à l'usage de la sainte Femme qui lut aurait essuyé le visages sur le chemin du Calvaire, ou comme ayant servi à envelopper la tête du Sauveur dans son ensevelissement, la sainte Femme, connue sous le nom de Véronique, n'ayant été alors que la première dépositaire de cette touchante relique.

La première version est plus vraisemblable que la seconde, et surtout plus facile à accorder avec l'ensemble des traditions; mais celle-ci implique l'idée d'un certain souvenir de l'empreinte qui aurait été faite aussi sur le suaire du tombeau. Dans tous les cas. si l'on suivait à la lettre les probabilités historiques, il faudrait que Notre-Seigneur, dans la Mise au tombeau, non-seulenent ne fût pas représenté le corps nu, mais encore que sa tête fût couverte. Ferons-nous un grief d'avoir agi autrement ? Pas du tout. On doit aimer à représenter la figure de Jésus, et à peindre dans ses traits, en toute circonstance où on le met en scène, mort ou vivant, l:i pensée caractéristique du sujet.

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