Bosio, Roma »oH., p
i. Id., p. 99.
donnes comme les symboles, ce sont ses produits. Mais voilà mieux encore : ce sont aussi les symboles eucharistiques, les symboles du salut : l'Agneau divin, qui sera enfanté par la femme; le froment, qui deviendra le Pain de vie. Le Sauveur ne les distribue pas toujours actuellement-, ils apparaissent quelquefois là même où l'arbre et le serpent sont entre Adam et Eve; sur le sarcophage de Junnius Bassus,par exemple, ils les ont à leurs pieds, et de telle sorte que, se détournant et s'éloignant des causes et des emblèmes de leur péché, ils ont devant eux ces signes du souverain remède ^
LES OFFRANDES DE CàlN ET D ABEL.
La scène des Offrandes de Ca't'n et d'Abel^ que nous avons vue (T. I, pi. v) associée à celle de la chute d'Adam el d'Eve,, nous parait avoir, dans le cycle de l'antiquité chrétienne, une connexion intime avec elle, comme développement de la double pensée de la chute et de la promesse, C'est pourcfUoi, avant de poursuivre l'étude de celle-ci, dans les âges suivants, nous croyons à propos de nous arrêter à celle-là. Nous disions que, lorsqu'on avait représenté sur les sarcophages la condamnation de nos premiers parents, on en avait écarté tout souvenir de mort, bien que la peine de mort, en réalité, ait été portée dans la sentence. Quand , plus tard, on a voulu effectivement montrer la mort comme la conséquence et la peine du péché, c'est la mort d'Abel que l'on a représentée : ainsi, sur rivoire du musée Barufaldi, à Ferrare, cette mort, apparaissant entre la création du premier homme et celle de la première femme, au milieu du tableau (T. Il, pi. x) , dit, en même temps que la création et l'intégrité primitive, la chute et ses plus funestes conséquences; il dit la vie et la noort. On pouvait cependant tirer de cette mort des pensées consolantes, car Abel, sainte et innocente victime, était la figure du Sauveur; mais alors aussi la séparation s'opère , et Caïn représente cette portion trop nombreusede l'humanité, qui devait, par son obstination, rendre inutiles, pour elle les fruits du divin sacrifice.
A propos de Caïn et d'Abel et de leur représentation sur les anciens sarcophages, Bosio cite des passages des anciens Pères, où le premier étant