Ferrario, Mon, diSûh Ambrogio, pi. xvn
S. Ajala iosiste pour qa*on n'orne lie pas rempreiiite des pieds de Notre-S'eigneor dsM li représentation du mystère de l'Ascension. II a raison : c'est un signe qui peut racilemeoit trouver place, même lorsque la sainte Vierge occupe le centre du tableau» car alors on p«b' rimprimer devant elle ; cependant il a été le plus souvent omis. On l'observe daos U vignette de Simon Vosire.
DE l'ascension. 4^1
disposition, fictive elle-même, est peu heureuse au point de vue pittoresque qui l'a fait adopter. Tout le mërite de Tœuvre est dans la pensée exprimée par l'attitude du Sauveur, qui, des régions où il s'est élevé, abaisse un regard complaisant vers les siens et avance les bras comme pour les protc^ger ; et dans l'expression de leurs têtes à eux-mêmes. Ces expressions rivalisent, en effet, avec tout ce que le Beato Angelico et le Pérugin ont émi^ de plus suave pour rendre Tamour, le désir, l'espérance, au moyen desquels les âmes demeurent unies à Jésus monté au ciel.
ETUDE XJV.
DESCENTE DU SAINT-ESPlilT.
LK CENACLE.
La Descente du Saint-EsprU est représentée comme miDialure finale dans le manuscrit syriaque de la Bibliothèque de Florence. C'est le plus ancien exemple que nous en connaissions. Nous avons remarqué que la sainte Vierge était, dès lors, placée au milieu, avec les Apôtres disposés autour d'elle ; elle tient une main levée à la hauteur de sa poitrine. C'est, d'ailleurs, la seule observation que cette représentation nous ait suscitée, et nous sommes obligé de descendre ensuite jusqu'au ix^ siècle, pour voir de nouveau ce mystère figurer dans les monuments de l'art chrétien. A cette époque, nous le voyons dans la Bible de Saint-Paul S oii nous avons remarqué saconnexité avec l'Ascension. Du même temps, à peu près, est la couverture d'évangéliaire en ivoire de la bibliolhëqae Barberini, où ces deux mystères occupent chacun l'une des deux tablettes *. Suivent de près, dans Tordre des dates, la Descente du Saint- Esprit qui termine la série des sujets historiques sur la porte de bronze de Saint-Paul, à Rome, et de même sur la Paia dOro. à Venise; le diptyque du musée Barberini et les tablettes en masaîque du baptistère de Florence,que Gori a aussi publiées^. Sur tous ces monuments, l'idée dominante est la même : le Cénacle se présente comme une enceinte oit les Apôtres sont assis, rangés en cercle ou en demi-cercle ; le Saint-Esprit se manifeste ordinairement sous forme de rayonnements partis du ciel;
\. D'Agiru'ourl, I^eint., pi. XLii, 7.