Gori, Thés. vet. dypt.y T. 111, pi. xn
DESQRffTE DU SAINT-ESHUT. 4S9
sur rÉgUadt au lieu de «'en tenir au fait édatant qui avait eu lieu dans le Cénacle cinquante jours après la Hësorreetioi» de Noire-Seigneur.
Noos dirons doie : saint Paul se fait reconnaître quelquefioés d'une manière manifeste parmi les Apôtras recevant le Satnt^Eaprtt, et sa présence détei'ininc aussitôt le ton de la composition, comme ayant un grand caractère de généralité. Il arrive plus souvent que Ton peut soupçonner l'intention de le représenter, sans qu'on en ait la certitude; la plupart des compositions où les Apôtres soûl rangés en lïémîeycie, sans qu'aucun d'eux en occupe absolument le milieu, à son aooamet^ soit que la sainte Vierge occupe cette place, soit qu'elb reste vacante, scuit dans ce cas^-ià. Quand, au contraire, saint Pierre est assis au milieu, comme on le voit dans la miniature de la Uibliolhèque du Vatican que nous avons publiée ^T. H, pi v), alori il n'y a pas de place pour saint Paul, et Ton cberoherait vainement à le reconnaître dans le collège apostolique, quoique, dans cette circonstaucf, le caractère de généralité et de permanence dans reffusion des dons célestes, soit, sous d'autres rapports, très-caractérisë.
Il y avait encore moins de raisons pour faire figurer saint Paul dans une composition comme celle du Benedictianal de Saint OËtbelwold, où il parait bien que l'on a voulu rendre eu fait les grâces répandues comme des jets des flammes les plus vives, en particulier le jour delà Pentecôte; alors ce qu'il y a de remarquable dans les Apôtres, c'est l'accord qui existe entre eux, c'est la manière dont leurs flmea vibrent à l'unisson, en se serrant, comme leurs têtes, dans un seul groupe (T. Il, p. 96). C'est bien le l'iieage de la vraie inspiration. Quand ils manifestèrent au debors leurs sentiments, on put croire un instant qu'ils ressemblaient à desbommes ivres : ici, ils sont enivrés.