‹ Guide de l'art chrétienChapitre 197 sur 238 · COMMENT ON A ENTENDU LG MYSTERE DE L ASSOMPTION DANS I. ART · texte numérisé non relu

COMMENT ON A ENTENDU LG MYSTERE DE L ASSOMPTION DANS I. ART

La fête de TAssomplion, l'une des plus solennelles de TEglise» nous offre un fondement solide pour suppléer au silence des saintes Écritures, et accorder dans nos études, à ce mystère, la place qu'il tient effectivement dans les représentations de l'art. Le mot assomption (de assumere, recueillir) ne s'entend pas à la rigueur du corps sacré de Marie; il peut aussi s'appliquer à sa très-sainte &me, en tant qu'elle a été d'abord recueillie dans le sein de sou divin Fils, et nous verrons que cette figure du langage, appliquée quelquefois au commun des Saints, et qui exprime le passage de la vie mortelle à la vie béatifique, a été conservée aussi dans le langage figuré de l'art. Pendant bien des siècles, pour représenter la mort de Marie, on l'a étendue sans vie sur un lit, entourée des Apôtres et eu présence du Sauveur, qui tient, sous forme d'enfant, son âme entre les bras. Cette représentation nous paraît même avoir été longtemps presque la seule que l'on ait appliquée au mystère de l'Assomption. Elle se rapportait directement à l'assomption del'ftme : pourrait-on s'en prévaloir comme impliquant un doute relativement à la résurrection de Marie et à l'assomption de son saint corps lui-même? Nous avons des preuves du contraire. Dans les éléments de ces représentations, il a pu se mêler des données légendaires d'une valeur plus ou moins contestable ; quant au fond, elles sont d'accord avec la tradition, dont l'Église n'a pa^ fait un article de foi, mais qu'elle a tellement favorisée, qu'on ne pourrait la combattre, au dire de Benoît XIV *, sans être taxé de témérité.

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