Rio, L'Art chréHên. T. I, p
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plus remarqnablej l'Apâtre privilégié figurant seul dans celle dcène supérieure, à l'esclasioit des autres Apôtres, comme unique témoin de cette glorieuse Assomption.
On remanjuera qu'en accordant un pareil privilège à saint Tbomas, on s'écarte grandemeotdutexte de \i iJgende dorée. Ce teste ne dit nullement
Aseomption. (Luei dalla Rollit.)
que saint Thomas ait vu la sainte Vierge monter au ciel, et qu'il ait reçu sa ceinture de ses mains. Il suppose, au contraire, que Marie était déjà rendue au plus haut des cieux, et que l'Apdtre ne voulait pas croire è cette merveille, lorsqu'il reçut d'en haut ce gage sacré qui l'altestaît. Tel est bien ce que l'on voit représenté dans la vignette de Simon Vostre, que nous reproduisoQS, et où saint Thomas reçoit aussi la ceinture de Marie, mais seulement des mains d'un Ange : indice d'une école et d'un courant traditionnel, tout différents, chez nous, de ceux dont se sont inspirés, en Italie, les artistes contemporains.
Le Guide de la peinture grecque, au contraire, après avoir prescrit de
UH GUIDE DK l'art CUR^lKN.
représenter saJDt Thomas avec la ceinture k la main, parmi les autres Apôtres, au moment où ils s'aperçoivent ({ae le tombeau de Marie est vide, veut encore qu'on le fasse monter sur les nuages pour j recevoir la ceinture des mains mêmes de la sainte Vierge. C'esL là, ce nous semble, on raAnement moderne , brodé sur le fond de la „ lé^nde, plutdtque la tradition d'une pratique
en usage sous cette forme au moven Age. Nous j laini Thom». avons toujours pensé que le^ Grecs moder-
(Tieneiie de Simoa Voitre.] "^s avaient peu innové en iconographie chrétienne, mais non pas qu'ils n'y avaient introduit aucune innovation : nous en aurions là un exemple *•
HARIG HONTANT AD CIBL.
Lu mystère de l'Assomption de Marie, entendu, comme nous le faisons aujourd'hui, de sa résurrection et de sa montée au ciel,' va seul nous occupur maintenant. Nous distinguons, depuis le xiv* siècle jusqu'à nos Jours, deux manières de le représeoler. L'une^ nouvelle à ceLte époque, a pris un caractère archaïque, depuis qu'elle a été abandonnée, au ivi^ siècle, pour taire place à la manière moderne, réputée plus naturelle, et qui est moin* vraie. Il est plus conforme, en effet, à |a réalité des faits de représenter l'Assomption sous couleur mystérieuse, avec les Anges qui soulèvent Hirie et J^usqui l'accueille, comme uniques témoins de son triomphe, que de lui donner le caractère d'une vive explosion souï les yeux ébahis des Apôtres.
Quelque éclat qu'on y mette, tantqueMarie est renfermée dans uneaoréole porti'^e par les Anges hors de tout regard terrestre, la compoulion conserve ce ton mystérieux qui lui convient. Le meilleur spécimen i1d genre est, à nos yeux, aussi celui qui est le plus ancien : nous voulons parler de la fresque de Simon Memmi, au Campa Santo de Pise (pi. xxiv). Laissons dans une catégorie à part celte de Giuntà de Pise, dans )a basilique d'Assise, oi) déjà Marie jouit' des embrassemenL'4 de son divin Fils renfermé avec elle dans une même auréole. Dans ce tableau du malin)