Id,, VI, 9, 11. NicoUi, Bwtiiica di San Paolo, pi. viu
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lards, représentés sur un type à peu près identique dans la mosaîqoede Saint-Gôme-et-Saint-Daroien ^ , de Saint-Paul , de Sainte-Praxède , de Sainte-Cécile, ils reparaissent, dans des termes tout différents, au frontispice de révangéliaire de Soissons, à la Bibliothèque nationale, et de plusieurs autres évangéliaires carlovingiens; différents encore au frontispice de nos cathédrales. La diversité de ces combinaisons, datant des V» et VI* siècles >, du ix^, du xui", montrent qu'elles procèdent d'on esprit commun, et non pas de la routine d'une commune école. Dans les mosaïques des basiliques, tous penchés en avant dans un élan uniforme, ils offrent leurs couronnes, posées sur les pans de leurs manteaux. Dans les miniatures des évangéliaires, debout aussi, en deux groupes à droite et à gauche de l'Agneau, ils chantent ses louange» sur leurs harpes ', ou ils tiennent à la main leurs vases d*or pleins de parfuma, sous forme de calices; pour couronne, ils ont des nimbes autour de la tète ^. Hs portentdes couronnes fleuronnées, au portail méridional de Chartres et dans la plupart de.^ sculptures de nos cathédrales. Ordinairement, à Amiens, par exemple, ils occupent une des voussures qui encadrent le tympan où siège le Souverain Juge: à Chartres, ils figurent sur un pilier. On les reconnaît facilement aux instruments de musique, aux violes ou aux vases qu'ils portent à la main, ou tout à la fois ou répartis séparément entre les mains de chacun d'eux. Us sont là comme faisant partie de la cour céleste, concurremment avec les Anges, les Martyrs, les Confesseurs, les Vierges, en un mot les différents ordres de Saints, et encore, à Amiens particulièrement, avec les ancêtres de Notre- Seigneur, répartis dans les enroulements d'un arbre de Jessé, et les prophètes. Ceux-ci occupent la voussure supérieure; l'arbre de Jessé vient ensuite; puis, en troisième lieu, les vingt-quatre vieillards. En se rapprochant du Sauveur; on reconnaît successivement les Vierges, les Confesseurs, les Martyrs, des Anges portant ou des âmes bienheureuses, ou les saints Innocents; ces esprits célestes enfin représentés pour eux* mêmes *.
1. Nous n*aTon8 pas besoin de rappeler que, dans celte église, Il ne reste plus qoe les bras de Tun des vieillards de chaqae cdié ; mais cela suffit pour montrer qu'ils y élaiesi représentés d'une manière identique avec celle des autres mosaïques. T. I, pi. iv.
t. Les mosaïques de Sainte- Praxède et de Sainte-Cécile sont du ix« siècle ; mais elles ont littéralement reproduit le mode de composition adopté aux v* et vi«.
3. Ces harpes ont ici Ta forme de violon : il en est souvent de même.
i. Kd. Fleury, jtftnia/tires de Soissons, T. I, pi. i.
5. M. Didron cite encore la cathédrale de Reims et Téglfse abbatiale de Sainl-Desis, comme offrant les Ggures des vingt-quatre vieillards. [Guide de la Peiniurê , note ds la page Î4i.)
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Dans cet ensemble, les vingt-quatre vieillards font comme partie de la cour céleste, mais non pas at>solument. L'idée est plus large encore: la représentation de Tarbre de Jessé en est la preuve. On a réuni des moyens de, glorification de source et dénature très-variées, pour célébrer Celui qui est, qui était, qui doit venir, comme dit encore l'aigle de Pathmos '. Malgré celte allusion nouvelle à son livre prophétique, rien n'entrait moins, surtout, dans la pensée de nos sculpteurs, que de se mettre en face de l'Apocalypse comme pour l'illustrer ou la traduire. Il en était de raéme dans les autres combinaisons que nous avons décrites, oii l'on a réuni un plus ou moins grand nombre d'images employées par saint - Jean, sans crainte de les grouper différemment, et en les combinant avec des éléments venus d'ailleurs, dans le but toujours de glorifier Celui qui, sous tous les aspects, est le héros de ce poëme sublime.
Dans tout état de cause, on s'en inspirera sans s'embarrasser dans ses difficultés^. On élaguera tout ce qui est obscur, et l'on ne représentera rien que de très-clair et de bien défini.
« Trois grandes scènes dominent les visions de saint Jean et en tracent a le partage», dit trèvbien le P. Cahier' : « i^ la manifestation du Fils sur « la terre, et sa parole ^ ; 2"* sa grandeur dans le ciel et son action contia nuelle dans le temps pour gouverner le monde jusqu'à la consonima- « tion des âges^;3o son triomphe enfin et le règne immortel de ses \ serviteurs avec lui, après que les siècles auront achevé leur cours ^. » Ce partage, qui a servi -de base à la composition du vitrail de l'Âpocalypse, à Bourges, sera aussi le nôtre. Les personnages qui figurent dans ces trois scènes principales nous sont déjà connus; en reprenant chacune des scènes, en particulier, nous achèverons dcdéterminer le caractère et le rôle de ces personnages, qui représentent tous les puissances du bien. Quant aux puissances ennemies ou d'un caractère mixte, nous nous en ferons une idée sufiisante en consacrant quelques pages à la vision des quatre chevaux et aux combats des trois bêtes.