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466 GUIDE DE l'art GHRÉTJËN.
rait suflBre pour lui donner Timportance qu'elle a dans le discourst. Le peintre- verrier deBourges a pris les choses on ne peut plus largement. Il a associé à la première vision de l'Apocalypse, des éléments ctnpruotës à la seconde^ le livre aux sept sceaux, par exemple, et la merde cristal; mais il s'est contenté de les poser là avec les sept candélabres, pour rappeler les idées qu'ils expriment, sans rien qui ressemble à la tentative de les représenter dans les circonstances et selon les dispositions où saint Jeao les déci it. La pensée s'est aussitôt portée ailleurs. « Nous avons », dit le P. Cahier, « au pied du vitrail, l'établissement de l'Église*. » En effet, le vitrail étant divisé en (rois panneaux quadrilobés^ chacun avec un médaillon centra), si l'on considère, d'abord, ce que nous appellerions volontiers les deux pétales inférieurs de la première de ces sortes de fleurs, eo commençant par le bas, on observe, à la droite du médaillon ou appareil Jésus-Christ dans la gloire, les Apôtres qui exercent leur ministère apostolique : application de ces paroles : a Toute puissance m'a été donnée au ciel tt et sur la terre; allez donc, enseignez toutes les nations, et baptisez-les tt au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit» leur apprenant à garc< der tous les commandements que vous tenez de moi'.» Au roitien, c'est l'accomplissement de cette promesse qui accompagnait la mission des Apôtres : a Voici que je suis avec vous tous les jours, Jusqu'à la coo- <t sommation des temps ^. » Enfin, cette simple et mâle trilogie sachèft par l'accomplissement irrévocable de cette autre parole, qui couronnait les premières: a Qui croira et aura reçu le baptême, sera sauvé*»: paroles auxquelles se rapporte la scène de l'administration du baptême, correspondant, à gauche, à celle de la prédication des Apôtres, que nous avons vue à droite. On remarquera que le livre et la mer de la scène centrale sont en rapport évident avec les deux scènes de la prédication el du baptême, dont ces emblèmes ont été rapprochés. Dans les deux lobes supérieurs du même panneau, apparaissent les sept Anges, trois d'un côté, quatre de l'autre, directement empruntés à la vision de saint Jean^ Dans aucune des compositions précédentes, au contraire, on n'avait tenté de les taire apparaître. C'cht qlie chacun emprunte au texte sacré ce qui peut le mieux s'agencer avec son mode de composition, et nul ne mérite d'être blâmo s'il en prend la substance, pour en faire une juste application, moyennant l'un des tours sans nombre auxquels la pensée chrétienne peut se prêter dans les limites du vrai.