‹ Guide de l'art chrétienChapitre 35 sur 238 · D'Afincourl, Mii/iffv, pi. xix, xu · texte numérisé non relu

D'Afincourl, Mii/iffv, pi. xix, xu

LES F16URB8, LA PflÉPARATlOM ET L'aTTKNTE. 75

de rhi8U>i]pebibUque,qaî accompagne la Parabole du Bon Samaritain représentée sur l'une des verrières de Bourges, et qui est donné comme en étant le commentaire, et pour dire que cette parabole figure l'histoire de l'humanité, depuis la création du monde, qui répond au départ du voyageur, jusqu'à la Passion du Sauveur, qui est placée près de son entrée dans rhôtellM*ie, sous la conduite de son charitable libérateur. La chute d'Adam et d'Eve est mise en regard de la rencontre dès brigands, qui le dépouillent et le mettent dans un état voisin de la mort; l'histoire abrégée de Moïse, en regard de la dureté insensible avec laquelle le prêtre et le lévite de l'ancienne Loi passent devant lui sans le secourir ^

Il n'y a pas d'histoire de l'Ancien Testament qui ait été pluii volontiers représentée que celle de Joseph; elle est traitée, dans les séries générales, avec une prédilection et une extension particulières, et très^souvent elle est l'objet de représentations toutes spéciales. Une des verrières de Bourges lui est tout entière réservée, et nous y remarquons la scène de la descente dans le puits, où le saini jeune homme a les bras étendus comme seraient ceux du Sauveur lorsqu'on l'attache à la croix'. Vers la même époque^ cette histoire, aussi significative que touchante, recevait plus de développements encore sur la belle cassette en ivoire de la cathédrale de Sens : nous y remarquons la scène du triomphe, oii Joseph, en traîné sur un char, est couronné par un Ange. Les vignettes de Simon Yostre sur le même sujet sont d'un caractère plus naïf, quoique bien moins anciennes; et, comme scène finale, elles montrent Joseph lavant les pieds de ses frtees* avec cette légende : « Joseph très humblement lava les piez à ses frères « germains. Jésus ceste hystoire approuva sur luy : se pena et greva pour « racheter tous les humains. »

L'histoire de Josué , représentée au i\^ siècle par saint Paulin , dans l'une des basiliques de Noie, l'est encore dans un manuscrit de la bibliothèque du Vatican , du viu« siècle, auquel nous n'emprunterons pas de nouvelles citations, celles que nous en avons faites suffisant pour en indiquer le caractère 3.

La fraîche et gracieuse pastorale de Rutb, que saint Paulin avait fait peindre également à Noie, a été plus souvent, depuis, le sujet de tableaux isolés que de séries dignes de remarque. David, au contraire, l'arrière-petit-fils de la jeune et fidèle Moabite, a été célébré sur tous les tons et sous toutes les formes que peuvent prendre l'art ou la poésie. Comme il faut se borner, nous nous contenterons de rappeler le

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