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PRÉLUDES DU DIVIN AVÈNEMENT

exception, brise le sien^ et comme sa pensée n'est pas des meilleures, un de ses compagnons semble lui en faire des reproches. Dans la vignette suivante, le mariage s'accomplit, et l'on ne voit plus derrière le prêtre que des indications de têtes, pour dire une foule recueillie.

Dans toutes les compositions passées jusqu'ici en revue, les saints époux sont debout. Bernardino Luini les a fait agenouiller devant le prêtre, dans les fresques de la galerie de la Brera. Des peintres plus modernes, tels que Cari Vanloo dans son tableau de la galerie du Louvre, ont adopté cett.e position comme plus favorable aux attitudes pittoresques. Le peintrea maintenu l'attribut traditionnel du bâton fleuri, et il a imaginé de couronner de fleurs les deux époux; il a su donner à la sainte Vierge une attitude simple, calme et recueillie, et c'est une innovation heureuse que d'avoir fait planer le Saint-Esprit sur toute la scène. Il en résulte un ensemble d'un caractère vraiment religieux, au ipilieu de l'alféterie du xviii* siècle.

L'apparition du Saint-Esprit se rencontre fort à propos aux approches de l'Annonciation , pour nous faire envisager le mystère du Mariage de Marie comme en étant le prélude. Mais ce caractère apparaît bien plus sensiblement encore dans un tableau de Gérôme de Cotignola, signalé par Mme Jameson, et qui se trouve dans la galerie de Bologne. Le mystère étant rendu, non plus comme fait, mais comme idée, Marie et Joseph apparaissent seuls, placés devant un autel, sans autres témoins qu'une sibylle et un Prophète *.

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