R.sirii, Storia délia Piltura iial , T. III, p
Quant à l'intervention du ministère sacerdotal, nous en dissuaderons» — malgré la généralité des exemples qui la favorisent, — eu égard aux autorités qui la combattent; mais lorsqu'il s'agit de considérer lesœuvres que nous avons décrites, et non pas de les imiter, rien n'empêche qu'on ne voie simplement, dans cette intervention, un procédé iconographique, pour dire qu'il s'agit d'un acte éminemment religieux.
On discute aussi sur Tinstrument de la circoncision ; les uns soutiennent que c'était une pierre tranchante, parce que Séphora, femme de Moïse, se servit en effet d'une pierre pour circoncire son fils ; mais ce pouvait être parce que, dans la circonstance, elle n'avait pas d'autre instrument sous la main. L'instrument acquiert une certaine importance, comme étant le signe de la chose, et d'autant qu'on sera plus réservé pour ne pas laisser apercevoir la chose elle-même. Une pierre taillée à cet effet a l'avantage de prendre une apparence plus prononcée de couleur locale; maisil n'ya rien d'obligatoire, parce que tout est incertain, et la vue d'un instrument tranchant — , d'une coquille, comme dans le tableau du Beato Angelico, de ciseaux, comme dans la miniature de Mantegna, — dira tout ce qu'il faut dire.
C'est une bonne pensée de rappeler, comme dans l'estampe du P. de Natalis, que, dans cette circonstance, le Fils de Dieu a pris le nom de Jésus. Et l'on met en relief, comme elle l'a fait, toute la signification du mystère, en élevant au-dessus de la scène où l'on exprime les douleurs et l'humiliation du Sauveur, son Nom sacré, dans une gloire éclatante^ oii les Anges s'empressent de l'adorer.