‹ Guide de l'art chrétienChapitre 82 sur 238 · Gori, The$. veL dypL, T. III. pi. xxxvi · texte numérisé non relu

Gori, The$. veL dypL, T. III. pi. xxxvi

3. Catherine Emmerich fait, en effet, apparaître la figure d*un enfant dans l'étoile, c Tout d*un coup », dit-elle, « ils (les Mages) furent sa. sis d'une grande joie quand ils virent t dans la lumière la figure resplendissante d*un enfant. » {Vie de la saUtlt Vierge^ p. 386.)

MYSTÈRES DE LA SAINTE ENFANCE. i65

M. deRossi a démontré ce fait, de manière à ne pas permettre le doute, par la comparaison d'un fragment de sarcophage récemment découvert à Ntmes,avecle sarcophage de Milan, publié par Allegranza, puis avec un sarcophage du Vatican et une peinture du cimetière de Saint-Calixte^ Sur les deux premiers de ces monuments , les trois Hébreux qui refusent d'adorer l'image de Nabuchodonosor, placée devant eux en forme de buste, selon la manière ordinaire de la représenter, deviennent simultanément, par un changement à vue, les trois Mages qui s'éloignent de l'idolâtrie pour marcher vers Tétoile, leur annonçant la venue du vrai Dieu; et dans une composition correspondante, on les voit, identiquement les mêmes de type et de costume, offrir leurs présents à ce Dieu nouvellement né. Sur le sarcophage du Vatican et dans la peinture de Saint- • Calixte, l'étoile n'apparaît pas dans la scène de la confession des trois Israélites, ce qui pourrait provenir de la négligence des dessinateurs de Bosio; mais sa correspondance avec l'Adoration des Mages ressort de leur opposition symétrique ; de plus, dans la peinture, l'identité de type et de costume entre les figurants des deux scènes, est on ne peut mieux marquée.

Quant au sarcophage, il est un de ceux que nous avons signal(?s comme offrant un des plus remarquables exemples de l'association des deux mystères de la Nativité et de l'Adoration des Mages dans une seule scène. Nous y revenons au moment où nous voyons si singulièrement se manifester la disposition à lier et pour ainsi dire à fondre ensemble, par de pareils procédés, les hommes et les choses, dont on voulait exprimer les rapports selon Tordre des idées. Nous y revenons pour ne pas laisser supposer que, de cette association, on puisse rien conclure, quant à l'opinion des chrétiens du iv^ siècle, relativement à la venue des Mages aussitôt la naissance du Sauveur. La question de fait, ainsi posée, resté tout entière en dehors de la question d'iconographie.

Les Mages, comme les jeunes Hébreux, sont généralement au nombre de trois,a selon l'ancienne tradition deTÉglise latine, dit M. l'abbé Martigny, « bien antérieure à saint Léon, à qui on en a quel(|uefois attribué < l'origine*. » Cependant nous avons fait observer précédemment, après M deRossi, qu'ils n'étaient que deux, ou qu'ils étaient portés à quatre dans quelques peintures des Catacombes; mais on a vu que c'était |)our satisfaire un certain besoin de symétrie, et rendre plus d'honneur au groupe de Jésus et de Marie, en le plaçant au centre du la con)position : ite so. te que ces peintures peuvent être invoquées comme représentant la Vierge-

1. BuU. d'Areh. ckrét., juillet-août 1866, p. 63. Al legranza, il/on. ant. é MUano, |>1. iv. Bosio, Roma iOlL, p. 63. 279.

t. Harligny, Dût. de§ Ant.chrét., p. 382.

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Hère pour elle-même, tout au moins autant qu'à titre de figurante dans

une scène historique '. Nous avuns anitoncti alors que nous publierions

La Vierge dn cimelièrs'de SaiDl«'Daiiiili)le ei )m quatre. Hage».

la Vierge du Cimetière de Sainte-Domitille, accompagnée de ses quatre Mages, et nous tenons maintenant cet engagement.

Ailleurs, la suppression de l'un des Mages parait motivée uniquement par le défaut d'espace j ainsi dans la mosaïque de Sainle-Marie-Majeure, on n'en voit que deux, mais le troisième est réputé prêt à les suivre par la porte^de la ville qui leur a servi d'entrée. Sur quelques fonds de verre de très-petite dimension, le P. Garucci et avant lui Buonarotti ont cru reconnaître un Mage isolé, dans un personnage portant une offrande. Ce personnage, sur l'un de ces petits monuments, est accompagné d'un «o/umen que les interprètes ont pris pour le- livre de l'Évangile, destiné à rappeler que les Mages ont été les premiei-s des Gentils à recevoir la s bonne nouvelle '. d Dans l'antiquité primitive , les trois Mages étaient généralement représentés imberbes; au vi« siècle seulement, on les voit avec de la barbe, sur les fioles de Monza et sur la couvorture de l'évangéliaire de Metz, maintenant à la Bibliothèque nationale ^. Depuis, on les a asse?. inditféremment montrés jeunes ou vieux. La différence de race entre eux semblerait «voir été admise, à Saint-Apollinaire in Classe de Ravenne. Ce n'est que postérieurement, qu'on les a représentés d'âges différents; cet usage pourrait s'être régularisé au ïni« siècle; il est pleinement établi dans les bas-reliefs du chœur de Notre-Dame de Paris, dans les tableaux de Giolto et de Thadée Gaddi, etc. Primitivement aussi, lesHagesaont.comme les jeunes Hébreux eux-mêmes, sur les monuments où on les a associés, vêtus d'une courte tunique ceinle, et, par-dessus,

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