R<nna soit., 1. 1, pi. xiv
2. Mononi, Tavoié'dtUa tloria délia Chie$û, p. il ; Martigny, Die*, den Ani. dkfél.. p. 71. Bosio, /lornsfol/., p.589. WMn, Midi delà Franot, pi. lxv. La Lautière, ffi»<o^^ d'Arlet, pi. xxv.
3. Si nous descendons bien plus bas, jusqu'au xn* ou xiii« siècle, où a iii sculpté, nouf le supposons, le tympan de la cnihëdrale de Monza, mais sous rinfl"en<*e de trddiiions plai anciennes, nous observons, â la gauche du Jinptême de Noire-Seigneur , un personnage
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s{»eciatear5 mais il est peu caractérisé. Que ee personoàge, d'ailleurs^ soit un Apôtre Ou uo Prophète, il dqus invite de plus en plus à voir dans ces regrésentalioiis Tidée plutôt que le fail. Au v* et au vi* siècle, c'est-à-dire
**& de^ époques ou contoœporaiufis ou voisines, appartiennent les mosa'iques des voûtes du baptistère et de Bainle-Marie i/rCo^mM/tn, à Ravenne, oii, tout autour de la scène centrale du Baptême de Notre^Seigneur, sont rangés circulairement les douze Apôtres. Ils sont accompagnés, dans le •baptistère» d'une autre bande concentrique de divers autels rappelant le divin sacrifice, parmi lesquels on en remarqué quatre qui portent les livres des quatre évangélistes. Le même fonds d'idée est exprimé à Sainte- Marie m Cosmedin^ par un seul autel chargé de la croix, vers lequel Us .s'avancent tous. Oo voit qu'il s'agit toujours de présenter le Baptême de Notre-Seigneur, comme une idée fondamentale du christianisme. On n'en
*sëparepaslemyatère,deceluide la Croix, dont les fruits sontappliquésau ciirétien parleibaptéme; cetinstrumentdusalut, magnifiquement gemmé, e&t élevé, en eifet, auprès de saint Jean, dans lé baptistère, et domine t^ute la scène du Baptême; dans l'autre mosaïque, nous avons dit qu'il s'devait sur Tautel, ou il est gemmé également. D'ailleurs, dans les deux monuments, le fait lui-même est représenté presqu'identiqueroent. Notre- Seigneur s'y montre avec son type personnel bien caractérisé. Il est plongé dans l'eau jusqu'aux aities, et, en conséquence, baptisé ain^i par immersion; il l'est aussi par infusion, et la divine colombe descend perpendiculairement sur sa tête ^ Près de lui se voit la figure allégorique du Jourdain.
Sur l'ivoire de liilan, contemporain^ ou à peu près, de la plus récente de ces mosaïques, ivoire oh leBaptéme de Notre-Seigneur figure dans la série des faits évangéliques,reau baptismale semble de nouveau venir du ciel, et l'on pourrait croire qu'il y a seulement immersion, saint Jean imposant la main sur la^téte de Notre-Seîgneur -. L'infusion jointe ^l'immersion
auquel on pourrait IfouTer un caractère analogue à celui dont nous recherchons la dëfignation; il est opposé à la sainte Vierge , placée à droite du Baptême, Viennent ensuite, de r.haqae côté, saint Pierre avec les clefs, près de Marie ; saint Paul af ec i*épée , près An ptrsoDoage eu queslion. Si c*est un Âpôlre , ce ne pourrait donc g^ère être un autre que saiol Jean rEvangéiisle, choisi comme étant, en d'autres cas , habituellement admis à faire pendant à la sainte Vierge ; mais nous croirions encore plus volontiers au prophète Isaîe. C«s personnages n'assist nt pas, à proprement parler, à la scène du Bapléroe : ils sont rangés près d*eUe, et méine en sont aéparés par deux arbres ; mais ils n'en sont pas moioa mis en corrélation avec elle, et, avec elle, ils résomani daas leur i nsemfoleles idées de christianisme, d'Église et de docirine chrétienne. Dans la scène du Baptême elle-même, iigure un Aoge, opposé à saint Jean-Baptême, selon la donnée commune.
i. Ciampini, Vet mon., T. 1. pi. Lxx ; T. II, pi. xxiii.
1 Moulageêde la Société ^Arundel, i« elasse, n^l. Ubarle , ilrte iiuHisIrtVIt. BurgAti, Mm. di S. CtUo, p. «82.
aOB GUIDE DB l'art CUateiBN.
réparait sur la médaille de Veitori, généraleineat donnée comme im ée» j^lus anciens monumenss oh soit représenté le même mystère. Nous ne nous sommes pas trouvé assez assuré de cette antiquité, pour nou^ en prévaloir relativement au type de la figure du Sauveur, représentée soh l'autre face. Il est certain, cependant, que la composition du Baptême de Notre-Seigneur s'y rapproche beaucoup plus de celles que nous venons de décrire, que d'aucune autre époque postérieure; et ceUe légende, Redemptio filiis haminum^ qui en exprime la pensée avec un semblable caractère de généralité dogmatique , suflBrait pour lui donner un grand parfum d'antiquité. On remarquera aussi qu'à défaut de la figure personnifiée du Jourdain, son nom iobda est inscrit dans l'exergue ^. Dans le symbolisme primitif du langage, figuré ou parlé, le nom du Jourdain est synonyme de baptême lui-même ; et le P. Garucci a fait remarquer que Prudence d'un côté, les Alexandrins de l'autre, donnent ce nom aux fonts baptîs-* maux 2. On s'explique ainsi la persistancede sa personnification, da moins chez les Grecs, à tel point qu'aujourd'hui encore le Guide de la Peiniure dumontAthos prescrit de la faire figurer près de Notre-Seigneur, lors de son Baptême. Ce Guide lui adjoint un autre élément de représentation, que nous n'avons pas vu encore apparaître, mais qui, inauguré vers le vii^ ou le viu« siècle, au plus tard, a été depuis bien plus universellement en usage : nous voulons parler d'un ou plusieurs Anges, devant lesquels, d'après ce manuel, les vêtements de Notre-Selgneur seraient eeulement étendus, maisqui,dans la généralité des monuments, les portent avec respect entre leurs mains. On en trouve un premier exemple dans les peintures du cimetière de Pontien, découvertes et publiées par Bosio '; et les Auges préposés à cet efifet se maintiennent pendant tout le moyen ftge; ils survivent à la Renaissance, se retrouvent jusqu'à la fin du xvu® siècle, dans les œuvres de maîtres en vogue, comme André Sacchi, Carl^ Maratte, et plus près de nous encore, dans les ouvrages de ces peintres ambulants venus principalement de l'Italie, ouvrages qu'on voit encore, ou que Ton voyait il y a quelques années, dans beaucoup d'égllsesde nos campagnes et de nos villes.
Dans la peinture du cimetière de Pontien, on a remarqué aassi an e&î qui vient se désaltérer aux eaux baptismales, et à côté de la scène, comme représentation corrélative, s'élève une grande croix gemmée et fieuronnée; c'est-à«*dire que ce monument est encore plein de l'idée qui faisait eonsidérer le Baptême de Notre-Seigneur dans la généralité des grâces parlai
1. Vettori, Num. œr, expi Mamachi, Antiq, Chritt, T. I, p. 238.