‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 106 sur 451 · CHAPITRE IV. — TISSUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — TISSUS

1° Forme des cellules épidermiques. — Au moyen des coupes menées perpendiculairement à la surface des épidermes, on constate que les cellules qui les composent présentent généralement une épaisseur très faible en comparaison de l’étendue de leur surface.

C’est qu’en effet ces cellules affectent généralement la forme dite tabulaire.

Leurs contours présentent de nombreuses variations, tantôt géométriques, tantôt irréguliers, dentelés (fig. 66), comme le montrent les épidermes de beaucoup de pétales, ou sinueux. — D'une manière générale, on peut dire que la forme des cellules épidermiques est en relation avec le mode d’accroissement des organes qu’elles recouvrent. Sur les parties des plantes dont le développement s’opère dans tous les sens à peu près également, comme les feuilles de la plupart des Dicotylédonées, on rencontre des cellules épidermiques à large surface, à contours généralement sinueux, semblablement aussi à ce qui se passe pour l’épiderme des frondes de Fougères (fig. 68). Ajoutons encore que, sur une môme feuille, les cellules de l’épiderme inférieur sont souvent très différentes des cellules del’épiderme supérieur.

Dans la plupart des feuilles des Mo-

nocotylédonées, ainsi qu’à la surface des tiges vertes, qui offrent un grand développement dans le sens de la longueur, les cellules épidermiques prennent généralement une forme correspondante. Leurs Fi»- 67* — Épiderme d’une

, 1 feuille d’iris.

contours se présentent sous 1 aspect de

rectangles ou de losanges allongés dans le sens de l’axe des

parties de plante qu’elles recouvrent (fig. 67).

3° Mode de groupement des cellules épidermiques. — Qu’elles soient à contours réguliers géométriques ou à contours sinueux, les cellules épidermiques se groupent toujours de façon à se souder intimement, s’accolant les unes aux autres on s’engrenant, si bien que l’épiderme qui en résulte est une membrane continue. D’autre part, dans le plus grand nombre des cas, l’épiderme consiste en une seule assise de cellules. Il

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arrive cependant dans certains végétaux que, des cloisons tangentielles venant à se produire dans les cellules épidermiques, on trouve une ou deux assises nouvelles ou couches de renforcement qui s’interposent entre l’épiderme externe et les tissus sous-jacents. On trouve des exemples de ces épidermes à plusieurs assises de cellulessur les feuilles des Ficus, des Bégonia , sur les tiges et les feuilles d’un grand nombre de Pipéracées.

4° Contenu des cellules épidermiques . — Les cellules de l’épiderme sont, à l’état jeune, remplies parle protoplasma au milieu duquel se trouve un noyau généralement volumineux. Plus tard, les cellules prenant un grand développement, le protoplasma ne forme plus qu’une mince couche à la face interne de la paroi cellulaire; le noyau occupe généralement alors le centre de la cellule; où il est facile de l’apercevoir. Souvent enfin on ne trouve plus dans les cellules épidermiques que le suc cellulaire, diversement coloré dans certains cas. (Voir plus haut, page 123, Siège de la matière colorante.)

Rappelons, à ce sujet, que la coloration des parties vertes des végétaux est indépendante de l’épiderme, qui ne renferme généralement pas de chlorophylle. 11 n’y a d’exception à cette règle que pour les plantes submergées (Hydrillées, Cératophyllum) et la plupart des Fougères, qui présentent des grains de chlorophylle dans leurs cellules épidermiques (fig. 68).

Comme conséquence de l’absence de chlorophylle, notons également l’absence d’amidon dans ces éléments.

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