CHAPITRE IV
TISSUS
En B, on a représenté la même coupe après traitement à chaud par la potasse. Ici les couches cuticulaires sont ombrées ; la couche de cellulose placée au-dessous n’est pas ombrée; elle est un peu gonflée. Enfin tout à fait à la surface on voit la cuticule (x) qui se soulève et se sépare des couches cuticulaires.
La coupe G représente le même épiderme après une ébullition prolongée dans la potasse. La cuticule est complètement disparue. Les couches cellulosiques ombrées sont surmontées des couches cuticulaires dans lesquelles sont apparues de délicates stries qui les distinguent. On peut maintenant facilement déceler par les réactifs appropriés l’existence de la cellulose dans ces couches cuticulaires.
D’après ce que nous venons de dire, il ne faut donc pas confondre la cuticule avec les couches cuticulaires.
La cuticule n’est pas l’apanage exclusif des cellules épidermiques. Elle se trouve encore à la surface de beaucoup de cellules libres (spores, grains de pollen). Elle paraît au contraire manquer sur les surfaces qui ne sont pas exposées à l'air extérieur. Ainsi elle est très peu visible sur les poils des racines, tandis qu’au contraire elle atteint souvent une grande épaisseur relative sur les poils des parties qui végètent au-dessus de la terre.
Quoi qu’il en soit, où elle existe, la cuticule par suite de variations dans son épaisseur détermine le plus souvent des saillies, stries, crêtes ou gibbosités à la surface des organes qu’elle recouvre ; ces proéminences, quelquefois très développées sur les spores et les grains de pollen où elles s’accompagnent de couches cuticularisées plus ou moins épaisses, sont généralement peu élevées sur les surfaces épidermiques. On les aperçoit toutefois très nettement sur les épidermes de beaucoup de pétales ; celui du Pélargonium zonale que nous reproduisons (fig. G6) donne un exemple de ces stries.