DÉPÔTS CIREUX A LA SURFACE DE L’EPIDERME
Les dépôts cireux sont très fréquents à la surface de l’épiderme. Ce sont eux qui donnent aux feuilles glauques leur ton
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
particulier, et qui produisent sur certains fruits (prunes, raisins, etc.) le givre qui les couvre.
Ges dépôts affectent sur les épidermes trois formes principales. Tantôt étendus en croûtes ou couches homogènes, ils se présentent ailleurs sous l’aspect de bâtonnets et de granulations.
1° Croûtes cireuses. — La cire se dépose en croûtes vitreuses, polies et cassantes, quelquefois mamelonnées et d’une épaisseur moyenne de 1 }x environ sur un grand nombre de feuilles telles que celles de Thuya orientalis, T. occidentalis , Sempervivum tectorum , S. ealcareum , sur les jeunes tiges d’Euphorbiacées charnues [E . caput Medusæ, E. ornithopus , E. Canariensis, etc.). Beaucoup d’épidermes lisses et luisants doivent cet aspect à une sorte de vernis formé par de semblables couches cireuses très minces et homogènes. Tels sont les épidermes des Cereus alatus, Opuntia , et les feuilles de Fuchsia globosa, Taxus baccata , les feuilles et tiges de Portulaca oleracea. (De Bary, loc. cit.)
Ailleurs ces couches acquiérant une plus grande épaisseur déterminent à la surface de l’épiderme des stries et des cannelures. Sur les jeunes feuilles de Corypha ( Copernicia ) cerifera , ces couches mesurent de 15 à 19 fx d’épaisseur. Cette cire, séparée des feuilles desséchées, est recueillie sous forme de granulations qui constituent la cire carnauba dû Brésil.
L’épaisseur des couches cireuses atteint jusqu’à 70 fx sur les branches âgées d ' Euphorbia canariensis. Les Palmiers à cire, Ceroxylon et Klopstockia présentent même des couches cireuses stratifiées qui atteignent 5 millimètres d’épaisseur.
2° Bâtonnets. — Une autre forme qu’affectent encore les dépôts cireux est celle de bâtonnets, dont on trouve déjà un bon exemple sur les feuilles de Cotylédon orbiculata et sur les fruits du Benincasa (de Bary) où ils atteignent 10 tx de hauteur sur 1 jx d’épaisseur, mais qui prennent un développement particulièrement remarquable chez beaucoup de Scitaminées et de Graminées. Sur les nœuds et les entre-nœuds de Saccharum officinale par exemple (fig. 70, A), ces bâtonnets, très rapprochés les uns des autres, sont fixés perpendiculairement à la surface épidermique. Les plus longs d’entre eux atteignent jusqu’à