‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 111 sur 451 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

TISSUS

100 et 150 g. de hauteur ; leur épaisseur varie entre 1 p. et 4 |x. Leur forme est cylindrique ou rubanée. A leur extrémité libre, les plus longs se recourbent en forme de crochet ou de vrille plus ou moins contournée. Leur substance homogène est, chez les plus développés, finement striée en long. On trouve de semblables bâtonnets cireux sur la face inférieure des feuilles d 'Heliconia farinosn , de Strelitzia ovata , sur les feuilles des tiges de Canna , etc. (De Bary.)

3° Granulations cireuses. — Les dépôts de cire sous forme de couches de granulations sont beaucoup plus fréquents que

Fig. 70. — A. Coupe sur un nœud delà tige de Saccharum officinale (de Bary). — B. Coupe sur une feuille développée de Strelitzia ovata. — s. Chambre respiratoire. (De Bary.)

les précédents. Ces granulations, qui mesurent environ t jx sur les coupes transversales, sont arrondies ou en forme de bâtonnets très courts implantés perpendiculairement à la surface épidermique (. Allium fistulosum , branches de Y Acer striatum). Ces granulations, assez espacées les unes des autres sur la face supérieure des feuilles de Tropseolum majus par exemple ou encore sur les feuilles de Vitis vinifera , sont ailleurs rapprochées jusqu’à se toucher, comme cela s’observe sur les feuilles des Choux rouges et blancs, sur les feuilles développées des Tulipes, des Dianthus, etc.

Enfin les surfaces très glauques ou très givrées de beaucoup de feuilles sont recouvertes de nombreuses granulations cireuses ou de petits bâtonnets entassés les uns sur les autres. Telles sont les feuilles des Eucalyptus globulus, du Ricinus commuais , du Secale cereale, etc...

Pour en finir avec les dépôts cireux, signalons leurs rap-

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

ports avec les stomates. Les dépôts crustacés et granuleux s’étendent en général à la surface des cellules de bordure, par conséquent jusqu’à l’ostiole des stomates. Les bâtonnets au contraire ne recouvrent généralement pas ces organes. Sur la face inférieure des feuilles de Strelitzia ovata , par exemple, ils offrent une disposition très particulière (fîg. 70, B). On peut voir sur les coupes que les bâtonnets, qui se tiennent sur les cellules annulaires qui avoisinent le stomate, penchent leurs extrémités libres vers le stomate. D’autre part, sur le bord des cellules en croissant qui forment le stomate, on voit une sorte d’anneau conique élevé, marqué à sa surface par des arêtes courbes et des fentes radiales. Cet anneau n’est autre qu’une sorte de croûte formée par l'assemblage de nombreux bâtonnets convergents. Quant à la surface même des cellules de bordure, elle est complètement libre de dépôt cireux. (De Bary.)

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