‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 128 sur 451 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

TISSUS

jonction des carpelles. C’est donc au moyen de coupes longitudinales de la cloison des ovaires des plantes précitées, qu’on pourra bien étudier ces organes de sécrétion.

5e Groupe. — Le réservoir est un espace inter cellulaire dû à l’écartement des cellules sécrétantes. — Dans ce cas les cellules de sécrétion ne disparaissent pas, et se retrouvent toujours autour du canal ou méat qu’elles limitent. Dans ce groupe rentrent les canaux sécréteurs dont nous avons parlé longuement plus haut (voir p. 153).

§ 14. HYPODERME.

On réunit généralement, sous le nom d 'hypoderme, des formations de nature très , diverse qui nJont d’autre caractère commun que de se trouver tout à fait à la périphérie du tissu fondamental de l'écorce, immédiatement au-dessous de l’épiderme. Les éléments qui forment l’hypoderme se réduisent quelquefois à une seule assise de cellules, ou au contraire forment une couche souvent très épaisse de plusieurs assises superposées. Leur origine semblerait devoir les faire classer parmi les éléments du tissu fondamental plutôt que parmi ceux du tissu tégumentaire. L’hypoderme, en effet, résulte

de différenciations qui s’opèrent plus ou moins tardivement

dans les cellules périphériques de la zone du parenchyme cortical.

Quoi qu’il en soit, ainsi que nous venons de le dire, l’hypoderme revêt des formes très variées parmi lesquelles on en peut distinguer trois principales :

a. Hypodermes à éléments prosenchymateux et à éléments scléreux ;

b. Collenchyme;

c. Hypoderme parenchymateux.

a. On rencontre de nombreux exemples du premier groupe dans les différents organes des plantes, racines, tiges, feuilles, graines.

Les racines de Salsepareille, par exemple, présentent à leur périphérie deux ou plusieurs assises de cellules qui constituent sous le nom d 'epiblema un hypoderme sclérenchymateux : sur

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

des coupes transversales de ces racines (fig. 85, h ), on aperçoit à la phériphérie du tissu fondamental cortical, de grosses cellules à parois très épaisses, dures, et dont la cavité très

réduite paraît le plus souvent excentrique, par suite de l’épaississement plus considérable de Tune des parois de ces cellules ; ce sont les éléments de l’hypoderme de ces racines.

A la périphérie des rhizomes des Fougères (Pteris aqui- Hna, fig. 98, S), on aperçoit également un hypoderme, caractérisé par des cellules à parois durcies et généralement colorées en brun.

Les tiges des Prêles, les feuilles aeiculaires de beaucoup de Conifères, en particulier du P inus Pinciste?', présentent au-dessous de l’épiderme une assise de longues fibres épaisses, qui souvent même se groupent en faisceaux, principalement le long des arêtes des feuilles en question.

Enfin beaucoup de graines présentent dans leurs enveloppes des couches d’éléments durs, sclérenchymateux, généralement allongés perpendiculairement à l’épiderme, et qui contribuent pour la plus grande part à donner à ces enveloppes leur consistance cornée ou crustacée. Les graines des Papilionacées, celles des Thymélées ( Daphné Laureola , etc.) présentent ainsi au-dessous de l’épiderme de leurs téguments une assise de prismes durs, pressés les uns contre les autres.

b. On a donné le nom de collenchyme à une variété de tissu placé au-dessous de l’épiderme, à la périphérie du parenchyme cortical et qui consiste en cellules prismatiques allongées, dont l’épaississement des parois se localise aux

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Fig. 85. — A. Coupe transversale sur la racine de la Salsepareille caraque. — h. Hypoderme.

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