CHAPITRE VIII. -- ORGANES DE REPRODUCTION
si l’on étudie les basidiospores, ces coupes devront être dirigées perpendiculairement à la surface hyméniale dont la situation varie, comme nous l’avons dit plus haut, avec les espèces. Exemples «le Thécaspores. — Ces exemples sont nombreux,
Fig. 138. — A. Spores du Tuber melanospprum. — a. Spore grossie, — b. Spores coupées transversalement et vues daus leur thèque. — c Spores entières dans leur thèque. — d. Portion de paroi d’une spore fortement grossie, avec ses pointes. — B. Spores du Tuber mesentericum . — a. Spore isolée grossie. — b. Spores dans leur thèque. — c. Paroi grossie avec ornements.
car on en trouve chez les Champignons les plus simples {ferments) comme chez ceux qui atteignent un haut degré d’organisation (Tubéracées, Morille, Pézizes, Claviceps , etc.).
Truffe. — Si par exemple on pratique des coupes minces sur le réceptacle fructifère angioccirpe de la Truffe, on constate d’une part que ces coupes présentent à l’œil une apparence marbrée dont on se rend aisément compte par l’examen microscopique.
Tout à fait à la périphérie on trouve un feutrage épais, de couleur brune, de cellules allongées, qui forme le péridium et enveloppe un tissu moins dense de cellules entre lesquelles existe de l’air qui donne à ce tissu un aspect blanchâtre. Des espaces vides remplis d’un suc particulier apparaissent avec une teinte noire. Enfin le tissu hyménial est lui-même de couleur grisâtre. L’ensemble de ces bandes blanches de tissu et de l’hyménium forme la gleba. Sur les mômes coupes examinées, et môme à un faible grossissement, on aperçoit de nombreuses spores ovoïdes groupées par quatre ou huit dans l’intérieur de cellules (thèques) à parois minces incolores.
L ’exospore (I) ou membrane externe des spores est colorée en brun plus ou moins foncé et ornée de manières diverses (fig. 138). Dans le
Fig. 139. — Pézize. — A. Coupe sur l’hyménium. — p. Paraphyses. — s. Thèques et spores. — B. Deux thèques grossies avec les spores.
(1) A. Cliatin, la Truffe.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
Tuber melanosporum par exemple, A, l’exospore est couverte de petites pointes fines, que nous avons représentées à un fort grossissement (600 fois) en d ; dans le Tuber mesenlerieum , l’exospore est ornée d’une sorte de réseau relevé de saillies dont l’extrémité libre se termine (c) en forme de tête de clou.
2° Les Discomycètes ( Morille , P ézize), etc., seront également d’excellents exemples à étudier. La couche hyméniale occupe la surface extérieure du réceptacle tantôt plissé [Morille), tantôt en forme de coupeplus ou moins profonde (Pézizes). Sur cet hyménium, au moyen de coupes, on reconnaît l’existence de thèques allongées (fig. 139, B) entremêlées (A) de paraphyses ou poils souvent colorés [Peziza ciuran ticica) brillamment. Dans les thèques se développent par formation libre des spores ovoïdes généralement au nombre de huit.
Exemples de itasidiospores. -r- Tantôt chez les Basidiosporées le réceptacle est angiocarpe et formé comme chez la Truffe dJun péridium enveloppant une gleba (Lycoperdon). L’hyménium alors porte des basides surmontées par des spores.
Fig. 140. — Coupe menée perpendiculairement à l’hyménium de VAgaricus eclulis.
Ailleurs (Hyménomycètes) l’hyménium revêt les prolongements de la surface inférieure du réceptacle fructifère. Dans les Agarics, ces prolongements forment des lamelles disposées radialement. Ces lamelles sont concentriques dans les Cyclomyces, anastomosées en réseau dans les Polypores ; elles forment des tubes étroits, perpendiculaires h la surface et serrés côte à côte dans les Bolets. Enfin, dans les Bydnum, la face inférieure du réceptacle fructifère est garnie de pointes molles qui pendent comme des stalactites et sur lesquelles s’étale l’hyménium.
Avarie. — On pourra, pour l’étude, faire des coupes sur VAgaricus edulis qu’il est facile de se procurer à peu près à tous les états de