‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 20 sur 451 · B. ACCESSOIRES DIVERS · texte numérisé non relu

B. ACCESSOIRES DIVERS

1° Pinces , ciseaux , aiguilles , etc. — Quand on fait.des préparations microscopiques, il faut être muni de pinces diverses, les unes droites, les autres courbes ; de ciseaux qui ne sont autres d’ailleurs que ceux qu’on emploie en général dans les dissections. Enfin pour dissocier les éléments sur les porteobjets avant de les examiner, ou pour les dissections à la loupe, on se sert d’aiguilles montées qu’il faut choisir inflexibles et à pointes très-acérées. On se sert également dans certains cas d’aiguilles tranchantes, dans le genre des aiguilles à cataracte et d’aiguilles courbes ou terminées d’un crochet à leur extrémité.

2° Cristallisoirs , verres de montre, etc. — On emploiera pour placer les coupes avant de les monter de petits baquets de verre semblables à des cristallisoirs, ou des verres de montre. Tantôt on y laissera les coupes pour leur faire subir l'influence de réactifs divers, tantôt pour qu’elles s’y étalent à l’aise dans le véhicule choisi, avant d’être placées sur le porte-objet.

3° Plaques ou lames de verre. — On en emploie de deux sortes : les unes, sur lesquelles on déposel’objetà observer, reçoivent le nom de lames porte-objets ; les autres, qui servent à recouvrir les préparations sont, appelées lamelles ou couvre-objets.

Lames porte-objets.

Elles doivent être en verre parfaitement poli et planes sur les deux faces. Leur épaisseur ne doit pas dépasser 1 à 2 millimètres. Elles sont généralement taillées sous forme de bandes de 72 à 75 millimètres de longueur sur 24 à 25 millimètres en largeur. D’ailleurs ces dimensions peuvent être augmentées suivant les besoins.

Lamelles ou couvre-objets.

Ces lamelles sont carrées ou circulaires. Leur épaisseur doit être appropriée au grossissement que l’on emploie. Les plus minces seront réservées pour les forts grossissements.

La délicatesse même de ces lamelles exige certaines précautions dans leur maniement. Gomme les porte-objets, les couvreobjets doivent, avant d’être employés, être soigneusement nettoyés afin qu’aucune poussière ou impureté ne les souille. Les porte-objets sont faciles à nettoyer. S’ils sont gras, une goutte d’alcool leur rendra leur transparence. Pour les couvreobjets, on devra, après les avoir plongés dans l’eau ou l’alcool, les étendre sur plusieurs doubles de papier buvard, les y laisser sécher, puis les passer délicatement sur un linge fin tenu entre le pouce et l’index. Avec un peu d’habitude on arrive très vite à les nettoyer sans les briser.

L’utilité des lamelles dans les observations microscopiques est incontestable. Non seulement elles protègent les préparations contre la poussière, mais encore elles empêchent l’évaporation ou l’altération des véhicules employés pour mon-

ter les préparations. Enfin et surtout, l’usage essentiel des couvre-objets est de faire que, dans les préparations vues à l’aide de la lumière transmise, la surface d’entrée et la surface de sortie des rayons lumineux soient parallèles. Sans le couvre-objets, la direction des rayons sortant de la préparation pour pénétrer dans l’objectif ne serait pas parallèle à la direction de leur incidence; ils seraient déviés à leur émergence dans l’air en diverses directions, proportionnellement aux courbures et à l’irrégularité des surfaces des objets qu’ils traversent. Tous n’iraient plus frapper l’objectif, ou, ne lui • arrivant plus parallèlement, ils ne donneraient qu’une image confuse des corps. Il est du reste facile de le constater en examinant successivement la même préparation à découvert, puis avec une lamelle.

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