‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 206 sur 451 · CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION

et aux Cérorciiidées enfin où tous les grains de Pollen sont réunis en une pollinie munie d’un prolongement ou caudicule (fig. 189, c) qui, au contact du stigmate, se termine en une petite glande pluricellulaire appelée rétinacle (fig. 189 et 190, r).

Les Asclépiadées présentent également des masses polliniques (fig. 191) .

Les Typha (fig. 192, B) et lesEricacées ( Rhododendron ) ont leurs grains de Pollen groupés par quatre. Enfin, chez les Légumineuses, les genres Acacia et Mimosa présentent des grains composés à des degrés très variables, depuis quatre (Mimosa pudica,

Fig. 191. — Masse pollinique (J ’Asclepias Fig. 192. — A. Microspores du Lycopodium

floribunda.

clavatum. — B. Pollen de Typha. — a. Les grains sont renfermés dans leur cellulemère (Tétrade). — b. Grains débarrassés de la cellule-mère. — C. Pollen du pin.

M. castà) jusqu’à huit (Acacia undulata, A. cor di folia, A. paradoxa, etc.), et seize (Acacia Julibrissin, A. Lophantha). On en trouve môme composés de trente-deux à trente-six cellules dans YInga spectabilis.

Pollen des Conifères. — Dans les Cupressinées et les Taxinées, la forme extérieure des grains n’offre rien de particulier, mais la formation du boyau pollinique se fait tout autrement que dans les autres Phanérogames. Ce n’est pas l’intine, d’après Scbacht, qui produit le boyau pollinique, mais son contenu, qui se divise en deux cellules inégales, dont la plus grosse se transforme en tube pollinique (fig. 193).

Chez les Abiétinées, la forme du grain de Pollen est très particulière. Chaque grain semble produit par la réunion de trois

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

cellules, dont l’une médiane, transparente et incolore, et les deux autres latérales, réticulées à leur surface et opaques (fig. 192, G). Ces deux formations latérales sont le résultat d’un soulèvement de l’exine, et la cellule centrale représente seule le grain de Pollen. La formation du boyau pollinique serait également ici, d’après Schacht, le résultat d’une formation cellulaire dans l’intérieur du grain de Pollen. La plus grande

Fig. 193. — Pollen du Cupressus sempervirens (Schacht.) — A. Un grain de pollen avec ses deux cellules. — a. L’enveloppe externe; b, l’enveloppe interne. — B. Un autre grain qui a formé le tube pollinique avec la plus grosse de ses cellules, et rejeté son enveloppe externe a.

Fig. 194. — Pollen du Picea vulgaris, d’après Schacht. — B. La cellule-mère. — C. Un de ces grains de pollen déjà pourvu d’une partie centrale a et de deux appendices latéraux (6). — A. Un grain de pollen mûr: x le corps cellulaire dont la cellule terminale deviendra plus tard le tube pollinique. — D. L’enveloppe pollinique interne qui a été séparée de l’enveloppe extérieure par l’emploi de l’acide azotique. — (B et C. grossis 200 fois. — A. D. 400 fois.)

des cellules ainsi produites (fig. 194) deviendrait le boyau pollinique. Les recherches de Strasbiirger ne sembleraient pas confirmer cette explication.

Développement des grains de Pollen. — On étudiera le développement des grains de Pollen au moyen de coupes sur les jeunes Anthères. On trouve alors au milieu de celles-ci un tissu de cellules à parois épaisses, riches en protoplasma, qui forment dans les logettes une couche parallèle à l’épiderme, et ne sont autres que les cellules-mères des grains de Pollen. En effet, bientôt le noyau de ces cellules disparaît, et on en voit

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