‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 236 sur 451 · CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L’URINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L’URINE

de 45 à 90 jx ; il est stratifié et se distingue parles variétés que présentent la forme et le volume de ses éléments, dont les plus profonds sont petits et arrondis, ceux des couches moyennes, cylindriques ou coniques, et mesurant de 22 à 45 p de longueur, tandis que ceux de la surface sont polygonaux ou arrondis, de 13 à 22 u. de diamètre, ou aplatis en forme de lamelles, qui ont jusqu’à 45 u. de diamètre. Ces cellules ont cela de remarquable, qu’on y rencontre souvent deux noyaux; on y trouve aussi des grains arrondis, transparents, à contours médiocrement fon-

Fig. 241. — Épithélium vaginal à tous les degrés de développement dans la leucorrhée épithéliale et vaginale. Gross. 220 1). (D’après Tyler-Smith.)

cés, de 2 à 4,5 [x de largeur, qui prennent quelquefois l’aspect de noyaux (Kôlliker).

L’épithélium de la muqueuse vésicale (fig. 240) est stratifié, et a de 60 à 100 d'épaisseur ; les éléments les plus profonds de l’épithélium sont en général fusiformes, coniques ou cylindriques; ceux qui les recouvrent sont arrondis, polygonaux ou aplatis. Ces éléments sont aussi irréguliers que ceux du bassinet, ce qui dépend surtout des nombreuses dépressions que présente la face inférieure de la couche épithéliale superficielle, dépressions qui servent à loger les extrémités des cellules allongées, situées plus profondément, d’où résultent des formes étoilées ou dentelées. (Kôlliker.)

L'épithélium de l’urèthre (fig. 239) est surtout cylindrique, devenant écailleux vers l’orifice. Ces cellules sont pâles et ont 26 (x de longueur.

L’épithélium du vagin (fig. 241) consiste en grandes cellules de la variété pavimenteuse.

Dans certaines affections rénales, les cellules épithéliales qui

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tapissent les tubuli subissent des altérations qu’il est très important de connaître. Nous n’avons pas à les étudier sur place, mais comme à la suite de ces altérations il se fait une sécrétion d’une substance protéique hyaline, vitreuse, à l’intérieur des tubes urinifères, cette substance englobe, ou montre à sa surface, des éléments cellulaires plus ou moins altérés. Nous prendrons pour guide, dans cette étude, le Manuel d'histologie pathologique de MM. Cornil et Ranvier ; ces auteurs ont traité avec une haute compétence tout ce qui a trait à la question qui nous occupe.

Nous venons de voir que la substance protéique est sécrétée à la suite d’altérations cellulaires; elle revêt la forme cvlindrique, de telle sorte qu’on a donné à ces coagulations le nom de cylindres. Ceux-ci sont emportés par l’urine dans laquelle on les retrouve et ils ont une grande importance, au point de vue pathologique, parce qu’ils jettent une vive lumière sur la nature des désordres dont le rein est le siège.

On peut trouver dans les urines des cellules épithéliales granuleuses, contenant des granulations transparentes et colloïdes. Ces cellules sont unies par une matière homogène et

légèrement granuleuse, difficile à constater, mais dont la présence, suivant MM. Cornil et Ranvier, est indiscutable; ce sont les cylindres épithéliaux ou gaines épithéliales (MM.Duval etLereboullet).Ces gaines épithéliales sont formées par des cellules polyédriques très régulièrement disposées les unes à côté des autres, renfermant ou non des granulations amorphes. Le noyau de ces cellules devient très apparent par l’action de l’acide acétique. D’après MM. Duval, Lereboullet et Golding-Rird, ces cylindres épithéliaux se trouvent dans l’urine, non seulement dans les cas de néphrite, mais encore chaque fois qu’il y a fièvre intense. C’est ainsi que ces auteurs ont pu constater leur présence dans la scarlatine, et même dans l’érysipèle.

Sous le nom de cylindres muqueux , MM. Cornil et Ranvier ont décrit des cylindres très pâles, étroits, formés d'une matière amorphe finement granuleuse, molle, dont les bords ne

Fig. 242. — Épithélium rénal et gaine des tubes urinifères. Gross. 220 D.

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