‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 289 sur 451 · BEURRE · texte numérisé non relu

BEURRE

par litre.

24 gram.

D’après M. Bouchut, si le nombre des globules diminue dans une proportion considérable, la densité s’abaisse dans la même proportion et la quantité de beurre diminue également. Mais il faut pour cela que la variation du chiffre des globules soit assez forte. De petites différences ne se traduisent pas par des modifications très profondes de la densité et du poids du beurre. On ne peut compter qu’à un ou deux degrés de différence pour la densité, et autant pour la quantité de beurre.

La méthode de M. Bouchut, ainsi qu’il le répète lui- même en différents endroits de son mémoire, n’est qu’approximative.

Avant de quitter ce sujet, nous tenons à relater une observation de Donné, qui peut être utilisée en pratique. Il est des circonstances dans lesquelles le lait est trop riche en corps gras ; Tentant souffre, il digère mal et Ton est tenté de croire que la nourrice est insuffisante et que, par conséquent, il est nécessaire de la remplacer. Dans une circonstance analogue, Donné ayant examiné le lait au microscope, il fut frappé de la prodigieuse quantité des globules ; ils étaient tellement serrés, qu’à peine voyait-on quelques espaces libres entre eux, et partout, sans confusion ni agglomération. M. Donné engagea la mère à continuer de nourrir son enfant, en prenant seulement le soin d’éloigner les heures de l’allaitement, afin de laisser aux digestions le temps de se faire et pour diminuer un peu la consistance du lait par son séjour dans les mamelles ; cette simple précaution suffit et remplit le but.

Nous sommes d’avis que le lait n’a pas de qualité occulte, et qu’un bon lait peut convenir à tout enfant, si le contraire paraît être observé, c’est parce que l’accommodation entre certains principes du lait et certains estomacs se fait difficilement, il appartient au médecin d’espacer ou de rapprocher l’heure des tétées, d’augmenter ou de diminuer la quantité de lait que prend l’enfant, car les nouveau-nés font des indigestions aussi bien que les adultes, parce qu’ils prennent trop de nourriture, de là des accidents intestinaux souvent fort graves.

Ces idées ne sont pas partagées par tous les médecins. M. le Dr J. Grangé a publié sur ce sujet, un remarquable article dans le journal des Comiaissances médicales pratiques et de pharmacologie, 1879, intitulé : la Réglementation des tétées.

Page 1