‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 377 sur 451 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

DES PARASITES

plupart des Arachnides. M. Mégnin a fait la démonstration de ce fait de la façon suivante : il a recueilli un certain nombre des Prosoptes, qui sont les plus gros des Acariens psoriques, et qui abondent dans le rouvieux du cheval, en les écrasant, on obtient une gouttelette de liquide qui, inoculée avec une aiguille très fine, détermine l’apparition d’une vésicule eczémateuse, avec démangeaison, absolument comme la piqûre du Prosopte lui-même ( loc . cil.).

L’ordre des Acariens renferme des espèces innombrables, réparties en douze familles. Dans la famille des Sarcoptidés su trouve une tribu composée uniquement d’Acariens psoriques, au nombre de sept espèces, subdivisibles elles-mêmes, chacune en un certain nombre de variétés. Ces sept espèces sont réparties en trois genres, de la manière suivante :

I Sarcoptes scabiei.... (Latr.)

Sarcoptes notoedres. . (Bourg et Delafond) Sarcoptes nutans. . . . (Ch. Robin et Lanq.)

Genre Psoroptes (Gervais).

Synon. Dermatodectes (Ger- '

lach). . ..... ... ... ! psorüptes longirostris (Mégnin)

Dermatok optes (Furs- l r ° \ o j

temb) . . . /

î Chorioptesspathiferus (Mégnin)

Genre Chorioptes (Gervais).. < — setiferus... (Mégnin)

( — ecaudatus. (Mégnin)

Les détails qui vont suivre seront empruntés aux différentes monographies de M. Mégnin. Les travaux de ce savant naturaliste ont jeté une vive lumière sur l’bistoire des Acariens, nous ne pouvons prendre un guide plus compétent.

Comme le fait remarquer M. Mégnin, aucune de ces espèces parasites n’est particulière à une espèce animale, ainsi qu’on l’admet généralement aujourd’hui. La première espèce de sarcoptes a été rencontrée sur dix espèces animales différentes, mais elle présente des variétés. C’est ainsi qu’elle pourrait présenter une taille plus grande, des détails anatomiques plus accentués et même une salive venimeuse plus active. M. Mégnin (1) admet six variétés de l’espèce Sarcoptes scabiei.

(1) Des conditions de la contagion de la gale des animaux à l’homme. Paris,

1° Sarcoptes suis. Qui cause la gale sarcoptique du porc et du sanglier. —

A près de trois fois les dimensions du Sarcopte de l’homme.

2° Sarcoptes lupi. Un peu inférieure à la précédente, comme dimension, vit sur

les grands carnassiers, comme le lion, l’hyène, le loup. 3° Sarcoptes equi. Appartient au cheval et aux autres équidés.

4° Sarcoptes came/i. A été rencontré sur le dromadaire, le lama, et la

girafe.

5° Sarcoptes capræ. Cause la gale sarcoptique de la chèvre, du mouton,

du mouflon et de la gazelle.

6° Sarcoptes hominis. Diffère peu de la précédente et est presque aussi

petite qu’elle.

Le Sarcoptes no toedres* offre trois variétés, de tailles très différentes, qui ont été rencontrées sur le rat, sur le coati, sur le chat et sur le lapin;

Le Sarcoptes nutans n’a été rencontré que sur les gallinacés ; Le Psor optes longirostiùs a été rencontré sur quatre espèces animales différentes : le cheval, le mouton, le bœuf et le lapin. Gomme les tentatives d’acclimatation de ce Psoroptes, de l’un à l’autre des animaux sur lesquels on l’a rencontré, n’a jamais réussi, on peut conclure qu’il forme quatre variétés : une variété equi , une variété bovis, une variété oms, et une variété cuniculotis. Cette dernière variété habite exclusivement, dans l'intérieur de la conque de l’oreille du lapin.

Gomme nous le montrerons par quelques exemples, la gale de différents animaux peut se transmettre à l’homme ; il est donc important de se mettre à l’abri de cette contagion. La détermination du parasite servira surtout à éclairer les intéressés, sur le danger qu’ils courent.

On sait que l’Acarus scabiei ou Sarcoptes hominis est la cause directe de l’affection cutanée, contagieuse, que l’on appelle gale. Pendant longtemps, on avait ignoré la nature exclusivement parasitaire de cette affection, bien que dès 1619 et 1620, grâce à l’invention du microscope, des figures plus ou moins grossières du Sarcopte, aient été dessinées par Hauptmann, Michael, Etmuiler, Gestoni.

Cette notion était restée dans la science, mais les médecins n’avaient pas vu l’étroite relation qui existait entre l’Acare et la gale. En 1812, un pharmacien de l’hôpital Saint-Louis attira de nouveau l’attention sur le parasite de la gale ; il

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