‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 382 sur 451 · CHAPITRE XVI. — DES PARASITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — DES PARASITES

troisième anneau céphalo-thoracique, chaque lèvre accompagnée de deux épimérites en chitine, formant par leur ensemble deux figures concentriques en forme de lyre renversée ; troisième paire de pattes terminée par deux longues soies ; quatrième paire par une ventouse énorme, à pédicule court, comme celle des pattes antérieures.

Mâle (fig. 427, A'. — Long de 0mm, 28, large de 0mm,18, gris roussâtre; organe génital complexe, entre les pattes postérieures, accompagné d’une paire de ventouses copulatrices, en forme de gobelets ; quatre

Fiç. 427. — Chorioptes spathiferus (gross. de 50 D.). — A. Mâle. — B. Femelle ovigère (face ventrale). — C. Larve (face dorsale). — D. Jeune femelle pubère, face ventrale inclinée, tête en bas, montrant l’extrémité rétro- dorsale.

paires de pattes complètes, c’est-à-dire toutes munies de ventouses ; les première, deuxième et troisième paires longues, la quatrième rudimentaire. Lobes abdominaux rectangulaires, portant à leur extrémité, outre un poil ordinaire gros et long, un faisceau de trois poils, collés à leur base, composé d’un poil ordinaire et de deux autres poils superposés, élargis en mince membrane et spathiformes. Notogastre recouvert par un large plastron trapézoïdal en chitine grenue.

Jeune femelle pubère (fig. 427, D). — Longue de 0mm,27, large de 0mm,l 6. Absence complète de vulve sous-thoracique. Anus très grand, à fente longitudinale, sous-abdominale, bordé fde] bandes de chi-

tine, ce qui n’existe pas aux autres âges, ni à l’autre sexe. De chaque côté de l’anus, mais sur la face dorsale, deux tubercules hémisphéri-

ques saillants, servant à l’accouplement. Les quatre pattes postérieures sont toutes incomplètes et terminées chacune par deux soies.

Nymphe. — Octopode, semblable à la jeune femelle pubère, dont elle ne diffère que par l’absence de tubercules copulateurs et par une plus petite taille.

Larve (fîg. 427, C). — Hexapode, longue de 0mm,20 environ, ayant comme celle des Psoroptes Punique paire de pattes postérieures, terminée par deux soies simples et inégales.

Œuf. — Long de 0mm,15, large de 0mm,9 ; ovoïde, gris-perle, présentant souvent un embryon plus ou moins développé.

Habitat. — Ce parasite ne se cache pas sous l’épiderme, mais au milieu des croûtes dont il provoque l’apparition par ses morsures. Des trois acariens que nous venons de décrire, c’est le moins dangereux.

M. Mégnin signale, dans l’ouvrage auquel nous empruntons tout ce qui a trait aux dermatoses du cheval, des causes d’erreur qui peuvent se présenter, dans l’examen des croûtes d’un cheval galeux. Dans tous les détritus épidermiques de la peau du cheval, dit cet auteur, aussi bien en bonne santé que malade, on trouve des cadavres d’Acariens, provenant des fourrages ; ce sont des Glyciphages (fig. 428 B), des Tyroglyphes, des Cheylites, des Gamases, etc. ; on pourrait les prendre pour des restes d’Acariens psoriques et conclure à tort, sur cette base, à l’existence de la gale ; les trouverait-on vivants, ce qui est très rare, qu’il en serait de même, attendu qu’ils sont parfaitement inoffensifs. Les nymphes hypopiales des Tyroglyphes (fig. 428, C) que l’on rencontre vivantes et quelquefois en très grand nombre sur les animaux, peuvent être prises avec plus d’apparence encore pour des Acariens psoriques ( loc . cit., p. 41).

Fausses gales acariennes (Mégnin, loc. cit ., p. 55).

I. Ch ale dermanyssique. — Les Dermanysses (fig. 428, A) ressemblent beaucoup aux Gamases, à la famille desquels ils appartiennent; ils en diffèrent par des téguments plus mous, plus transparents. Ils habitent, en colonies nombreuses, les poulaillers, les pigeonniers et les nids d’oiseaux ; les perchoirs creux des oiseaux en sont quelquefois remplis; ils y restent tapis pendant le jour, mais la nuit ils circulent avec une agilité extrême, se répandent au loin et vont sucer le sang des oiseaux endormis, ou des animaux qui se trouvent à leur portée; rentrés le matin dans leurs cachettes, on les trouve, surtout les grandes femelles fécondées, gonflés d’un liquide rouge, qui n’est autre que le sang dont ils se sont repus pendant la nuit. Malgré leur petitesse (1/2 mill. de long), mais en raison de leur nombre, ils finissent par épuiser leurs victimes,

Page 1