‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 392 sur 451 · CHAPITRE XVII. — CARACTÈRES PRINCIPAUX DES MUCUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. — CARACTÈRES PRINCIPAUX DES MUCUS

diphthéritiques. Tandis que l’acide acétique donne au mucus concret, l’aspect strié caractéristique, les pseudo-membranes diphthéritiques, comme la fibrine, prennent au contact de l’acide acétique, un aspect homogène et deviennent gélatineuses. On peut ainsi distinguer, dit M. Robin, les leucocytes, les noyaux d’épithélium, les cellules épithéliales englobées par la fibrine, au fur et à mesure qu’a eu lieu sa coagulation.

Pour l’étude des crachats nous suivrons la classification donnée par M. Robin dans son Traité des humeurs .

Crachats muqueux. — Outre le mucus, ces crachats renferment en outre des leucocytes. Us sont plus ou moins visqueux, généralement transparents ; quelquefois ils sont spumeux. Ces différents états tiennent à des modifications pathologiques de la mucosine, dans la bronchite aiguë par exemple ; aussi ces éléments renferment ou non, des cellules globuleuses ou cylindriques, à cils vibratiles; ces cellules offrent un ou plusieurs noyaux. Quelquefois même les cils de ces cellules sont encore doués de mouvement. Les crachats séreux ne présentent généralement pas d’éléments anatomiques particuliers.

Crachats perlés. — Sous l’influence de légères congestions du larynx, il s’accumule dans les ventricules une certaine quantité de mucus demiconcret. Ce fait se produit surtout lorsque l’on a longtemps parlé, et il faut faire un hem plus ou moins énergique, pour s’en débarrasser. On rend ce mucus concret sous forme de petites boules bleuâtres, quelquefois légèrement colorées en rouge par des hémorrhagies superficielles. 11 n’est pas rare de voir ces crachats perlés complètement colorés en noir, par du noir de fumée ou d’autres particules colorées. Le mucus demi-concret qui constitue ces

Fig. 441. — Éléments contenus dans les crachats muqueux (d’après Hérard et Cornil) dans les cas d’inflammation des voies pulmonaires. — 1. Cellules cylindriques. — 2, 3.

Leucocytes. — 4. Cellules à cils vibratiles. — 5. Les mêmes devenues sphériques. — 7 et 8. — Cellules en voie de dégénérescence muqueuse, hydropiques, présentant plusieurs cavités centrales. — 9. Cellules cylindriques à noyaux multiples.

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crachats, englobe des granulations graisseuses, des noyaux libres d’épithélium, avec ou sans nucléole et toujours des cellules épithéliales plus ou moins régulières, isolées ou réunies en lamelles pavimenteuses ou sphériques, contenant des granulations graisseuses, ou des granulations de noir de fumée. Les leucocytes qui contiennent ces crachats perlés sont plus ou moins granuleux et parfois contiennent des granulations de charbon. Pour s’assurer, dit M. Robin, que ces granulations sont bien du noir de fumée, il suffit de traiter la préparation par de l’acide sulfurique, qui gonfle les cellules épithéliales, les rend pâles et dissout toutes les granulations, excepté les granulations de noir de fumée. Ges molécules de noir de fumée sont d’autant plus abondantes que l’on est resté plus longtemps dans une pièce où il y a des lampes fumeuses, ou des veilleuses.

Crachats rouillés de la 'pneumonie. — A l’état normal les alvéoles du poumon ne fournissent rien à l’expectoration, mais quand il y a des foyers de congestion ou d’inflammation, il se produit dans le poumon un mucus particulier qui se mêle au mucus bronchique. Ces crachats doivent leur couleur plus ou moins rougeâtre aux hématies qu’ils renferment; à côté des hématies il y a une quantité variable de leucocytes.

Crachats purulents. — Nous insisterons peu sur cette variété de crachats ; ils présentent des caractères cliniques particuliers, précieux à noter, pour l’étude desquels nous renvoyons à l’ouvrage de M. Robin. Un simple examen microscopique fait aisément reconnaître leur nature.

Crachats nummulaires. — Ges crachats sont considérés comme un des signes de la phthisie. Leur nom fait pressentir leur forme. Ge sont des masses puriformes, à bords arrondis et circulaires et d’égal diamètre. Généralement isolés les uns des autres, ces crachats surmontent un mucus plus ou moins visqueux.

Il n’est pas rare de trouver dans ces crachats des débris de fibres élastiques recourbées sur elles- mêmes et provenant du parenchyme pulmonaire qui se détruit et donne naissance aux cavernes creusées aux dépens du tissu pulmonaire. Les fibres élastiques résistent au travail de mortification. MM. Du-

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