ANS
Moelle.
Tige.
Moelle.
Tige.
Bregma .
Nuque .
Vertex .
Tempe . .
Front .
Sourcil .
Enfant
i Front. . . .
1 Vertex. . .
de un an et demi.
872 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
engageons nos lecteurs à se familiariser avec l’aspect des poils des animaux qui nous entourent.
Si dans une expertise médico-légale, on venait à rencontrer un poil de lapin par exemple, il faudrait immédiatement contrôler ce diagnostic, par la comparaison avec des poils de cet animal.
Nous serons donc très brefs sur ce qui concerne les poils. Les figures parleront assez d’elies-mêmes et le contrôle pour ce qui regarde les animaux domestiques est d’une très grande facilité.
Le Liièvre est chassé aussi bien pour sa fourrure que pour
Fig. 546. — Lièvre, différentes formes du poil des pattes.
Rapport de largeur entre la corde médullaire et la tige chez différents animaux.
Moelle.
Tige.
Barbet .
Chien (dos) .
Chien (jeune) .
Chat (dos) .
Chat (ventre) .
Vache (dos) .
Lapin .
Lièvre .
Taupe (poil fin) .
Taupe (poil gros') .
Ainsi, chez l’homme , avec le maximum de largeur médullaire 0,832,
on a: — = = rapport de la moelle à la tige.
Avec la plus petite largeur de la corde chez l’animal (taupe) nous avons :
mQ> m 99 , m 57
Tï LlCTre = TÜM ! YaChe = T9G'
Dans le cas où la coloration de la tige ne laisse pas apercevoir la corde médullaire, on emploie l’acide nitrique qui éclaircit le poil.
sa chair. La Bohême fait un très grand commerce de peaux de lièvre.
Le duvet de lièvre se distingue par une imbrication oblique, qui n’est pas cependant caractéristique.
Lapin. — Nous avons démontré par un exemple, qu’il était important de connaître la structure des poils du lapin . Le lapin domestique provient du lapin sauvage. La variété de son pelage est considérable. Le « lapin argenté », qui est grisbleuâtre avec des reflets foncés ou argentés, et dont les extrémités sont noires argentées, est très estimé pour sa fourrure. La chapellerie fait un commerce considérable de poils do lapins.
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Fig. 547. — Poils de lapin, (a, petit poil; b, poil moyen.)
Les poils de lapins sont formés d’une couche mince de substance pileuse à canal médullaire cloisonné. Sur beaucoup de rongeurs, comme les rats, les souris, les poils sont constitués d’après le même type (Robin).
Nous donnons ci-après la copie d’un rapport du docteur Ducastel, qui démontre l’importance que peut jouer la détermination d’un poil en médecine légale. Un homme âgé qui avait des habitudes d’ivresse, fut trouvé pendu et le corps couvert de plaies. On accusa de ce crime deux individus qui étaient en de mauvais termes avec la victime. Sur la blouse de l’un des inculpés, on avait trouvé des taches rouges que l’on avait considérées comme ayant été faites par du sang (celui de la victime) et des poils blancs, que l’on supposait avoir appartenu également à la victime.
Après le rapport deM. le docteur Ducastel, les deux inculpés
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
furent mis en liberté. Celui sur lequel pesaient les charges les plus graves, se souvint qu’il avait porté dans sa blouse de l’herbe qu’il avait recueillie pour ses lapins ; les taches avaient presque toutes été produites par un suc laticifère coloré ; les poils étaient des poils de lapins, etc. On supposa que la victime en état d’ivresse, après être tombée sur une herse en fer, s’était pendue volontairement.
Rapport du docteur Ducastel.
Je soussigné, docteur, etc.
Déclarer : 1° Si du sang trouvé sur des briques était du sang humain, ou s’il pouvait provenir d'un lapin ;
2° Si des taches brunâtres qui se trouvaient sur un tablier, étaient
des taches végétales ;
3° Si des taches de sang trouvées sur une blouse étaient des taches de sang humain, et si elles pouvaient être anciennes de trois mois.
Serment préalablement prêté, etc.
Sur les briques étaient, de petites taches formant croûte et présentant à la lumière réfléchie un aspect brillant et une coloration rouge brune. Après avoir détaché de ces croûtes et en avoir placé des fragments, les uns dans le liquide D de M. Bourgogne, les autres dans le sérum artificiel du docteur Malassez (Vov. sang), voici ce que j’ai pu observer :
Peu après que les fragments étaient placés dans le liquide, il se formait à leur pourtour une zone de diffusion blanchâtre dont la largeur variait avec le volume du fragment.
A l’examen microscopique, la zone de diffusion paraissait formée de granulations fines et brillantes; la masse principale présentait une coloration intense ; dans son épaisseur se détachaient des corpuscules sphériques, granuleux, de huit à dix millièmes de millimètres de diamètre présentant tous les caractères des globules blancs du sang. En employant un fort grossissement, on constatait que la masse principale était formée par la réunion de corpuscules arrondis, ayant une dimension de 5 à 7 y. ; nettement limités par des lignes droites, ces corpuscules n’étaient autres que les globules rouges du sang, mais ils se détruisaient rapidement ; il fut impossible de les dissocier et de les obtenir isolés quelqu’ait été le procédé employé pour les fixer.
Quand l’action du liquide s’était prolongée quelque temps, la coloration rouge du caillot disparaissait, les lignes délimitant les corpuscules arrondis s’effaçaient, et la masse totale présentait un aspect
granuleux ; mais au milieu d’elle, on pouvait encore distinguer les globules blancs.
Pour constater que nous avions affaire à du sang, j’ai aussi employé le spectroscope. Ayant placé dans de l’eau distillée quelquesunes des croûtes recueillies sur les briques, j’ai obtenu une solulution rouge transparente qui, examinée au microspectroscope, donna la double raie d’absorption de l’hémoglobine : la solution, traitée par le sulfhydrate d’ammoniaque, ne donna plus que la raie unique de l’hémoglobine oxygénée.
Sur le tablier existaient un grand nombre de taches de coloration jaunâtre, la plupart mates à la lumière réfléchie, quelques-unes légèrement brillantes et formant par places de minces croûtes. Leur ayant fait subir les mêmes préparations qu’à celles recueillies sur les briques, j’ai observé des phénomènes tout différents : après que les fragments avaient été placés dans les liquides de Bourgogne et de Malassez, il ne se formait pas à leur pourtour de zone de diffusion, et ces masses offraient une coloration rousse toute différente de la coloration rouge des caillots sanguins ; on n’v rencontrait aucun des éléments du sang ; les principaux éléments qu’on obtenait par la dissociation, étaient des grains calcaires, des cellules végétales.
Ayant placé des fragments du tablier dans de l’eau distillée, j’ai obtenu une solution roussâtre, trouble, qui, examinée au microspectroscope, ne donna aucune raie d’absorption.
A la partie antérieure de la blouse était une croûte brunâtre, arrondie, à surface brillante, présentant l’aspect extérieur du sang. En ayant recueilli quelques fragments, et les ayant placés dans le liquide D de M. Bourgogne et dans le sérum artificiel du docteur Malassez, j’ai vu se produire à leur pourtour une zone de diffusion comme pour les croûtes des briques ; à l’examen microscopique, j’ai pu reconnaître l’existence de globules rouges ovalaires de huit millièmes de millimètres de longueur, sur deux millièmes d’épaisseur, globules qui ne peuvent appartenir au sang de l’homme, mais à celui des oiseaux. Sur la partie postérieure de la blouse, on voyait des taches brunâtres, mates, qui n’ont présenté à l’examen microscopique aucun des caractères du sang.
Des différents faits que je viens d’exposer, je crois pouvoir conclure :
1° Les taches qui existent sur les briques sont des taches de sang, mais l’examen comparatif de ce sang, de sang humain et de sang de lapin desséchés, n’a pas fourni de résultats assez positifs pour qu’il soit permis d’affirmer qu’il s’agit de sang humain ou de sang de lapin.
Cependant je crois devoir signaler ici un fait qui peut être de quelque intérêt : en même temps que je détachais les croûtes des briques. j’ai pu recueillir quelques poils blanchâtres de douze à vingt millimètres de longueur ;
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Ces poils examinés au microscope ont présenté une striation transversale à la pointe, une striation à la fois transversale et longitudinale vers la base ; cette striation ne s’observe pas dans les poils de l’homme, mais nous l’avons retrouvée dans des poils de lapin pris pour terme de comparaison. Au milieu des poils que nous avons recueillis, s’en trouvait un blanc de vingt millimètres de longueur neviron, présentant les caractères des poils de l’homme;
2° Les différentes taches du tablier, que nous avons examinées, n’ont point présenté les caractères de taches de sang ; elles renferment des cellules végétales ; il semble donc admissible qu’elles sont de nature végétale ;
5° Les taches de la partie antérieure de la blouse ont présenté les caractères du sang; mais ce n’étaient pas ceux du sang humain, mais bien ceux du sang des oiseaux. Cette tache pourrait remonter à trois mois.
Certifié le présent rapport sincère et véritable.
Paris, le 82 juin 1875.
R. Ducastel.
Poils du chat. — La peau du chat domestique est très employée dans le commerce des fourrures, mais elle est
Fig. 548. — Poils de chat.
a, de grosseur moyenne. — b, poil mince. — c, extrémité libre.
moins estimée que celle du chat angora, qui n’est qu’une variété du premier. Cette dernière dit M. Pennetier rem-
place quelquefois la fourrure du renard-isatis ou bleu à laquelle elle est inférieure.
Les poils de chat, dit M. Robin, sont assez fréquents dans les poussières ; ils sont assez rigides et ont des cavités médullaires analogues à celles des poils de lapin, mais plus petites et cessant d’exister loin de la pointe. Le bord des cellules de leur couche épithéliale forme à leur surface des lignes transversales bien dessinées.
Laine. — La laine est fournie par des animaux appartenant à l’ordre des ruminants : moutons, chèvres de Cachemire et d’Angora et les lamas (lama proprement dit, alpaca, vigogne).
Il y a un rapport constant entre la finesse de la peau et celle du brin de laine. Plus la peau est épaisse plus la laine est grosse.
Plus les poils de mouton sont longs et fins plus ils sont contournés sur eux-mêmes.
Fig. 549. — Laine vue au microscope.
Dans les poils de laine on distingue ceux de la jarre qui sont grossiers, plus gros du tiers à la moitié que ceux de la laine proprement dite. Ils sont pourvus d’un canal médullaire rempli de cellules encore reconnaissables ou marquées par des granulations qu’elles renferment et qui réfractent fortement la lumière.
Nous donnons des mensurations effectuées sur des laines diverses. La laine proprement dite est toujours plus fine que la jarre ; les brins sont plus transparents et dépourvus de canal central.
Une des laines les plus estimées est celle de Saxe; on
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compte jusqu’à soixante brins sur chaque millimètre de surface dans les toisons de laine électorale superfine, et cinquante-trois dans l'électorale fine; le diamètre des brins varie de ümm, 01663, à 0mm,0778 dans la première, et de 0mm, 01778 à ümm,0208 dans la seconde (Pennetier).
M. Alcan a calculé la longueur et le diamètre de plusieurs échantillons de laines anglaises. Voici, d’après Pennetier, le résultat de ces mensurations : Yorkshire lre qualité, longueur 20 cent; diamètres variables de 0mm,0264 à 0mm,044.
Yorkshire 2e qualité, longueur 20 cent. ; diamètres variables de 0mm,033 à 0mm,0625.
Leicestershire, longueur de 15 à 18 cent; diamètres variables de 0mm,028 à 0mm,043.
Les laines anglaises sont très recherchées.
Le diamètre des laines varie de 5 centièmes à 16 millièmes de millimètres, il varie non seulement avec les régions du corps d’où sortent les brins, mais aussi avec les races de moutons et les provenances de laines. Sous ce rapport les laines ont été divisées en cinq catégories, savoir :
Laines extra-fines . 0mm,016 à 0mm,02
Laines fines . 0mm,02 à 0mm,025
Laines intermédiaires . 0mm,025 à 0mm,033
Laines communes . 0mm,03 à 0œm,05
Laines grosses . 0mm,05 à 0mm,10
« Le nombre et la forme des ondulations dépendent elles-
mêmes do diamètre. Ce nombre varie de 35 et quelquefois plus, à 8 seulement par pouce, selon le plus ou moins de finesse des laines et les ondulations les plus régulières, les plus petites et les plus verticales se rencontrent ordinairement aussi dans les laines les plus régulièrement fines. »
« Ce rapport constant entre le diamètre des brins et leurs propriétés physiques est de la plus haute importance et permet d’apprécier la valeur réelle des laines. La souplesse, la ténacité et l’élasticité des brins correspondent à leur diamètre ; l’étoffe produite présente ordinairement des qualités d’autant plus précieuses que leur finesse est plus considérable. Un poids donné de laine donne d’ailleurs un fil d’autant plus long que les brins sont plus fins, la force du fil restant la même... »
« Un kilogramme de laine fournit souvent de 27 à 30000 mètres de fil, mais cette longueur peut être infiniment dépassée lorsque la toison est superfine. On a obtenu des résultats bien autrement remarquables avec une livre anglaise (453 grammes) de laine d’un mouton élevé par l’illustre naturaliste J. Banks, qui a tant perfectionné l’art agricole en Angleterre : une femme en a tiré 153399 mètres de fil, résultat qui tient du prodige ; plus de 38 lieues, c’est-à-dire presque la distance de Paris à la mer (Pennetier, loc. cit). »
Lorsqu’on examine la laine à un grossissement de 400 D. environ, elle apparaît formée de tubes dont la surface est hérissée d’écailles irrégulières. On rend ces dernières très apparentes par l’addition d’une goutte d’ammoniure de cuivre qui détermine également un faible gonflement des grains. La laine présente des stries nombreuses, extrêmement fines et parallèles à l’axe et, d’autres transversales cannelées plus ou moins visibles et rappelant assez celles des poils d’animaux carnivores. Les brins apparaissent souvent comme formés de petits cônes ou cornets emboîtés les uns dans les autres, et dont les bords seraient irrégulièrement découpés ; mais cette apparence est uniquement due à la disposition des lamelles de la surface des poils. Le bord des brins est denticulé en scie, ce qui donne aux laines la propriété de s’enchevêtrer par le foulage. Enfin, on aperçoit au centre, mais seulement sur les
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laines raides et grosses, un canal médullaire contenant de place en place un liquide coloré.
La coupe arrondie ou elliptique des brins présente soit une surface pleine limitée par une paroi plus ou moins fine (laines fines) soit un canal médullaire circulaire et de diamètre variable (laines grosses).
Les écailles superficielles dont la forme varie avec les diverses sortes de laines, ne se remarquent plus sur la pointe fine qui termine les brins de la première tonte.
Lorsqu’on soumet à l’examen microscopique, un brin de laine de suint, on le trouve recouvert de dépôts irréguliers que le lavage fait complètement disparaître. Le lavage et le filage n’altèrent nullement la structure de la laine ; mais comme il est facile de le comprendre, les saillies des stries transversales disparaissent presque complètement dans la laine usée (Pennetier, loc. cit).
La laine la plus belle de France est celle de Raz. Le diamètre des laines extra-fines varie de 0mm,016 à 0mm,02, et celui des laines fines, de 0mm,02 à 0mm,025 (Pennetier).
Les laines de Bourgogne ont une longueur qui varie de 7 à 9 centimètres, et leur diamètre varie de 0mm,0132 à 0mm,0352 (Alcan).
Les laines de Champagne leur sont inférieures. Leur longueur est de 8 à 10 centimètres et leur diamètre qui, le plus souvent, est de 0mm,0235, varie de 0mm,02 à 0mm026 (Alcan).
La laine soyeuse de Mauchamp, connue sous le nom de cachemire indigène est admirable par la longueur (6 à 8 centim.) la souplesse, la finesse (0mm, 0154 à 0mm,0308 ; souvent 0mm,022) (Alcan).
La solution de sucre additionnée d’acide sulfurique colore la laine en rose, jamais elle n’est colorée en bleu par la solution iodée additionnée d’acide sulfurique.
Laine de Vigogne. — Cette laine est extrêmement peu frisée ; elle est fort douce et très remarquable par la finesse et la régularité de ses grains. Les stries et les écailles superficielles sont très difficiles à apercevoir et le diamètre des brins varie de 0,nm007 à 0mm01. Les poils jarreux sont rares et présentent, comme dans l’alpaga, un canal central (Pennetier).
C’est un poil doux, duveteux, couleur de cannelle et ressemblant assez dans sa structure à celui du mouton. Il est généralement mêlé d’un certain nombre de poils trois fois plus gros, qui paraissent noirs sous le microscope.
La vigogne du commerce est un mélange de laine et de coton. (Hager.)
Laine de chèvre. — Les brins de laine de chèvre diffèrent de ceux du mouton par leurs cellules épithéliales qui sont moins saillantes, et par les stries de leur substance propre qui, par contre, sont plus apparentes. (Pennetier.)
Laine d'aipaca. — La laine d ' alpaca ou paco des Péruviens, est soyeuse, douce et résistante. Les cellules superficielles
Fig. 552. — Laine d’aipaca.
des poils d’aipaca sont le plus souvent complètement invisibles, leurs stries longitudinales sont toujours plus pronon-
GUIDE DE MICROGRAPHIE. ^
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cées et parfois les stries transversales sont également apparentes et présentent l’imbrication épithéliale des poils de chèvre. Leur diamètre, qui est assez irrégulier, varie de 0mm,025 à 0mm,03 et les poils jarreux seuls sont creusés d’un canal central.
La fourrure de la marte-zibeline est très estimée en raison de sa finesse. Les zibelines le l’Ieniséi sont surtout recherchées. Elles tendent à devenir très rares, à cause delà chasse
active qui leur est faite. Comme la zibeline, la loutre est
Fig. 554 — Loutre de Virginie.
— a. Gros poil. — b. Duvet.
Fig. 555. — Petite loutre.
a. Duvet. — b. Gros poil.
l’objet d’un très grand commerce et atteint des prix élevés. C’est la noire qui est la plus recherchée. La loutre commune