‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 85 sur 451 · ORGANES ÉLÉMENTAIRES DÉRIVÉS DES CELLULES · texte numérisé non relu

ORGANES ÉLÉMENTAIRES DÉRIVÉS DES CELLULES

Sous cette dénomination nous comprenons les divers organes élémentaires que l’on connaît sous le nom de vaisseaux. — Tous dérivent immédiatement de la cellule, et participent à la constitution des tissus des plantes. Mais il existe entre eux, tant dans leur rôle physiologique que dans leur manière d’être générale, de telles différences que Ton a dû établir certains groupes que nous allons étudier. Nous passerons successivement en revue : les vaisseaux proprement dits , les vaisseaux utriculeux , les vaisseaux laticifères , et les vaisseaux criblés ou cellules grillagées, connus encore sous le nom de vaisseaux du liber.

Art. 1.

Vaisseaux proprement dits.

Leur origine. — Les vaisseaux proprement dits résultent delà superposition de cellules allongées qui forment des fdes longitudinales parallèles à Taxe du végétal. Ces cellules conservent pendant un certain temps leur cloison transversale intacte, ainsi qu’il est facile de s’en convaincre par des coupes longitudinales dans les tissus ligneux en voie de développement. Mais bientôt, ces cloisons venant à se résorber plus ou moins complètement, les cavités de toutes les cellules superposées sont mises en communication directe les unes avec les autres, et leur ensemble forme une sorte de tube droit, ordinairement cylindrique, qui n’est autre qu’un vaisseau. Le protoplasma disparaît, et on ne trouve plus dans la cavité

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du vaisseau que de l’air ou un liquide aqueux (sève, au printemps [Hofmeisterj).

!*arois des vaisseaux. — Les vaisseaux étant formés de cellules, il est clair que tout ce que nous avons dit des parois cellulaires s’applique également aux parois des vaisseaux. Toutefois les vaisseaux ne paraissent généralement pas susceptibles d’un épaississement aussi considérable que celui qui caractérise les parois des fibres, mais ils présentent toutes les diverses espèces de marques sur lesquelles nous avons

appelé T attention page 20 et suivantes. Aussi désigne-t-on les vaisseaux sous les noms de F . ponctués , F. rayés , F. réticulés , F. annelés , F. spiralés. Ces derniers sont encore appelés trachées. Sans vouloir insister longuement , nous devons cependant dire quelques mots des parois transversales des cellules qui ont formé les vaisseaux. Tantôt, en effet, ces parois se résorbent complètement ; c’est le cas le plus fréquent lorsqu’elles étaient horizontales. Il n’en reste plus alors qu’un bourrelet circulaire (fig. 54). Tantôt, au contraire, la résorption des parois transverses est incomplète; c’est ce qui arrive lorsqu’elles sont obliques par rapport au grand axe du vaisseau. Cette résorption se réduit à la formation de ponctuations ou de raies dans la paroi.

L’obliquité des cloisons séparatrices des cellules vasculaires peut devenir tellement prononcée que le vaisseau apparaît plutôt comme un amas de cellules juxtaposées. Chacun des articles composants paraît alors indépendant et a quelquefois été désigné du nom detrachéide (Fougères, Balsamine).

Étude des vaisseaux. — On fera des coupes longitudinales afin d’étudier les parois et les marques des vaisseaux. Ces coupes seront dirigées dans la partie ligneuse des tiges. Il sera également nécessaire de pratiquer des coupes transver-

Fig. 54. — A. Union de deux cellules trachéennes de la tige de Balsamine, d’après M. Duchartre. — B. Coupe longitudinale d’un vaisseau aréolé ponctué pris dans le bois de la tige de Justifia Adathoda.

— b. Restes de la cloison séparatrice des deux cellules vasculaires superposées.

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