CHAPITRE IV. — TISSUS
bie. Tantôt arrondie sur la coupe transversale, elle est le plus souveot ellipsoïde, comme le représente le faisceau de la tige du Pteris niptiUm que nous figurons ici. Le plus souvent les vaisseaux qui le composent se disposent de manière à former à ses extrémités un crochet très caractéristique de beaucoup de ces plantes. Déjà remarquables par leur forme générale, les faisceaux des Foudres le sont encore par la situation qu'y occupent les éléments vascolaires essentiels, c'est-à-dire les vaisseaux annelés et spiraux {{). Sans vouloir entrer dans de trop longs détails, mentionnons d'abord l'absence fréquente des trachées dans les faisceaux des tiges tandis qu'on les retrouve dans les faisceaux des pétioles des mêmes plantes. Ainsi, dans les Polypodium aureum^ Asplenium striatumy kiianihum ienerum, Aihyrium Filix fœminea, les faisceaux des tiges ne possèdent pas de trachées, tandis qu'on en trouve dans les faisceaux pétiolaires.
D'autre part on observe, quant à la situation de ces trachées dans les faisceaux où elles existent, de notables différences. Dans le Pteris Q^Una par exemple (fig. 97, 8), ils occupent les foyers de l'ellipse que forme la coupe transversale du faisceau. Dans les faisceaux pétiolaires à crochets des Asplenium striatum, Adianthum tenerum, etc., ils sont enfermés dans ces crochets composés généralement de vaisvaux rayés ou ponctués toujours plus petits que les autres vaisseaux h faisceau. Dans d'autres cas, Adianthum nigrum, Ceterctch off., ^^*hpendrittm off., dans lesquels les faisceaux pétiolaires s'unissent de manière à figurer un X ou un T, les vaisseaux spiraux et annelés occapentles extrémités des branches de ces figures. Tous ces faits que nous ne faisons qu'indiquer rapidement prouvent assez combien la constitution des faisceaux des Fougères est variable.
G. PalMcavx TwtAîmÎTem{Radîale Bûndet). — Ces faisceaux sont caractérisés par ce fait que la partie vasculaire forme des bandes ou rayons étendus du centre du faisceau à la périphérie, entre lesquels se trouve la partie libérienne, également disposée en bandes rayonnantes . Dans tous ces faisceaux les trachées et les tubes cribreux se développent d^abôrd à la périphérie du faisceau; plus tard seulement la formation atteint le centre.
C'est à cet ordre de faisceaux qu'appartient le corps ligneux central des racines (considéré alors comme un seul faisceau). Nous reviendrons sur ce sujet en traitant de la structure des racines. Le faisceau axile des tiges des Lycopodiacées rentrefiit également dans ce groupe (Voir chap. V).
1 1 Trécu. Annales Se, nat. bot., &• série, t. XI et XIl.
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§ 19. FAISCEAUX l^tCOMPLR'S ET BIHIIHElITltim.
Il peut arriver que les faisceaux deviennent incomplets par suite de l'atrophie de leur partie vasculaire, ou encore quIU ratent rudimentaires par suite d'ua arr6t de développeineni.
F>Ue«BBx iHcoatylata. — Au premier cas se rattachent les faisceaux des tiges des Eqmtetum, ceux des chaumes et des feuilles d'un grand nombre de Monocotylêdonées, Hydrockarù, Butomm, Sagillaiia, Alùma, Juncacées, Cypéncées, Acont calamut, Leucoyum, Commélinées {Tradetamtia aiéi/lora, itbrma, etc.). plantes qui, pour la plupart, vivent dans l'etn uu végètent dans les marécages. A la même catégorie de faisceaai devenant incomplets par suite de résorption de la partie vasculaire, se rattachent, parmi les DicotylÉdonées, ceux de» Htnonw/«i aquatiques, AuAelumhiumàBsIVympAaa,I\'uphia;Br^ litata peitala <1), etc.
Dans toutes ces plantes, les vaisseaux venant & se détruire
sont remplacés p.ir une lacune ou canal iotercellulaire ren fermant de l'air. Ici outefois la résorption n'atteint pa» Vou les vaisseaux. Dans la figure 98, par exemple, qui repr^s«ai (I) Trécal, Jm. Se. iM(. 6<X.,4**érie.t. L