DES FAISCEAUX
Dans le précédent chapitre, nous avons déjà dit quelque^ mots de la position relative des divers éléments dans te làis^
3U GUIDE DB UICROGRAPHIB.
caati. Cette question dous parait avoir asses d'importance pour
mériter quelques développements.
Si l'on envisage la position réciproque des parties cribreuse (liber) et vasculaire (bois) diins les Taisceaux, on peut reconnaître trois manières d'être distinctes ; Russow (de Bary, lac. cil.) distingue alors les faisceaux en eollaté'oux, conrmtriques et radiairti on rayonnants.
A. FalMMtai eoUal£r«ax [Collatérale Bûndel]. — Ces filsceaux se composent, dans la majeure partie des cas, d'une portion libérienne (cribreuse) et d'une portion ligneuse (vasculaire), qui se touchent par une de leurs faces, le reste de leur surface confinant aux divers tissus du voisinage. Cette forme est caractéristique des faisceaux des tiges et des feuilles de la plupart des Phanérogames ; ou la rencontre également dans les tiges des Equàeium, des Ophioglossées, de rOtmunda, etc.
Dans les cas normaux, la partie libérienne et la partie ligneuse de chaque faisceau sont alors orientées de telle sorte, que la dernière est tournée vers le milieu et la première vers Vj périphérie de l'organe qu'il parcourt (voir Og. 95). Les éléments de chacune des parties do / , . . ^,. faisceau sont eux-mêmes dispo$é<
^^^Vw'i.VjV, comme nous l'avons déjà indiqué.
'■ ~ savoir ; sur les coupes transversa-
les, les fibres libériennes en arcs tout ij . } à fdit & la périphérie (i) ou répartie'
" ~ 1 : I I - diversement au milieu des autres £Ié-
J].v V 1 ments (voir page 210). Dans le boi?
*1^ - ' ^'~ les vaisseaux ponctués occupent L ■. . ' "" ' -/" périphérie et le» trachées la parti. du faisceau la plus voisine du centr
Fif. n. — Coupe Irannrniili d'iiq , ,, „
r>i>«4u «t«ricur (funf lip d-A- de 1 organe. Entre ces deux poiot ^In^^'^f'âiJ ^""^ liît extrêmes, se répartissent les autre d* CanUHm penineni. lu Toi- formes vascuUires , rayées, réUcL — liriôeîîi'.' ~"' ""*"■"' lées, annelées, de dehors en ded^a (flg. 95). Ajoutons que les tmch^ei
proéminant le plus souvent i la face interne du faisceau, s.
reconoaissent par suite aisément sur les coupes transve rsalc?
CBAPITBK IV. — TISSUB. US
SoD5 le nom de (ticollatirale le même auteur (de Bary, loe. cil.) délire une variété de la forme collatérale, dans laqualle la partie ligneuse de chaque faisceau est flanquée, sur deux de ses facee opposées, d'une partie libérienne. En uu mot, dans cette forme il y a deux couches libériennes, l'une k la face externe, l'autre & la face interne du faisceau. Comme typede celte disposition, nous signalerons particulièrement les faisceaux foliaires des Cucurbitacées (fig. 96). Dans cet exemple, les deux jurties libériennes ont une structure trptqoe (liber mou) déj& décrite, et K distinguent encore par leur grand déreloppement.
Oq trouve encore de nombreux tieroples de la forme bicoUatérale ' dans les faisceaux en séries circulaires de beaucoup de liges de Dicotylédonées : Chicoracées, Solanées (.VtfofKina),AscIépiadées,Apocynëes (Xermm), Strychnées, Daphne, etc.
B.FklM«axM«Mmtrl«iiM(ron- '\l!^^l^^^^^tfoUritehe BûndeFj. — Danscegroupe i, i. Libar moa. — ç.rabnaise rangent les faisceaux dont l'une t""iJ^^^dï!'-^'iÏMii«! des deux parties occupant le centre
est entourée par l'autre. Deux cas, par suite, sont i considérer, sQÎrant que le liber est entouré par le bois, ou, au contraire, tfae le bois est entouré par le liber.
Le premier cas se présente & l'extrémité des faisceaux foliaires dans les Rhizomes de beaucoup de Monocotylédonées (frti germaniea, Cyperus aweus, Carex arenana, Acorus ca- ^uf, il. (irâmt'neus, etc.). Dans le reste de leur parcours, ces faisceaux rentrent dans la catégorie des faisceaux collatéraux. Lfuoi qu'il en soit, là oil ils sont concentriques, leur coupe transversale montre en général une et rarement plusieurs assises de Tutseam qui forment un cercle au milieu duquel se trouvent les cellules parenchymateuses dn liber mon.
Le deuxième cas, dans lequel la portion ligneuse du faisceau tUnt placée au milieu est entourée de toutes parts par la portion libérieoae, se rencontre chez quelques Dicotylédonées
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à faîsceaui anormaux, mais est sarlout caractéristiqae du
groupe des Fougères (flg. 97).
Parmi les Dicotylédonées, citons les faisceaux de la moelle des Mélastomaeées. Un groupe de vaisseaux reliés par quelques cellules ligneuses prismatiques est entouré de toutes parts par un cercle de tubes cribreux et de cellules cambirormes. Cest également le cas de signaler le faisceau axile de la plupart des plantes aquatiques, Hippuris, Trapa, Callitriehe, Bullianha. Elatine, Hottonia, Myriopkyllwn, etc. Ce faisceau se composa ordinairement d'une portion vasculaire annulaire renfermant une quantité plus ou moins grande de parenchyme (moelle) el entourée d'un cercle de liber. Ces deux parties sont reliées entre elles par les éléments d'un parencbyme délicat.
PftlBceaox de» F«affère«. — Nous venons de dire que les faisceaux des Fougères peuvent être pris comme types des faisceaux concentriques. Nous allons entrer dans quelques détails au sujet de U constitution souvent singulière de ces faisceaux. En règle gÉDénde, le faisceau des Fougères se compose d'une partie centrale vasculaire (flg. 97) dont les éléments sont des vaisseaux scalariformes et quel-
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Fi(. >T. — (In taÎMMiii |ni>ii de Pitrit AfuiliHa (Rhiiane). — <v. Ttiunm acmtenfoniiH. - I. Trubin. - t. Cfllolei cribMa. - f- nbm liUrkua. - é, Cum da hiiRiiu. — p. VtrfnrtijiBt rooduKiilel.
ques vaisseaux spirales et annelës reliés entre eux par quelques cellules ligneuses . Autour de cette portion ligneuse se trouve une Bon.' de liber qui l'enveloppe complètement et qui comprend des cellulv n grillagées (c) et plus extérieurement une zone de libres épal«.sie« tÎ4 nature libérienne (ff). Au dehors ie tout est entouré d'une gaine pr-.>pre formée de cellules étroites disposées en une couche unique t Quant à la forme qu'affecte l'ensemble du faisceau, elle est Ta.t-i.^