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CHAPITRE IV. — TISSUS

une coupe transversale d'un entre-nœud développé A'Equùetm palustre^ on voit encore sur les bords du grand canal inlercellulaire formé par la résorption des vaisseaux et la destruction d*une partie du parenchyme voisin, un certain nombre de vaisseaux (r,/) persistants. On peut voir également que la jMTtie cribreuse du faisceau (s,«) située à la face externe du canal prend un grand développement. Dans le Nymphœa alba [Gg. 61), on peut voir ég^ilement adroite de la lacune (a) deux Taisseauxqui persistent au milieu d*un tissu cellulaire à parois minces. Autour de la lacune se produit fréquemment une prolifération cellulaire abondante.

Dans les divers exemples que nou» venons de citer, tous les faisceaux ne présentent pas le même phénomène d'atrophie Tasculaire. Ainsi, dans VAcorm caiamm^ par exemple, on observe un très grand canal à la face interne des gros faisceaux, tandis qu*il n'y en a point dans les petits. Le même fait se reproduit pour les divers faisceaux des Renoncules susdites et do Nelwnbium.

Dans une autre catégoriede faisceaux incomplets, Talrophie, au lieu de porter sur une partie seulement des vaisseaux de chaque faisceau, atteint tous les vaisseaux. Ace type se rattachent les faisceaux foliaires des entre-nœuds du Poiamogeton natam (dans les faisceaux propres à la tige et dans les nœuds, les trachées persistent). L'atrophie vasculaire détermine alors la formation d*un canal généralement rempli d'eau. A ce type se rattachent avec quelques modifications les faisceaux des PotamogeUm lucens, graminem^ des ZanicheUia, Cymodocea^ Zo$tera^AUhenia filiformù (i). Dans tous ces cas la partie cribreuse des faisceaux persiste et même prend souvent un grand développement.

FaiMMUL r«4lflieBteirM. — Quant aux faisceaux qui restent rudimentaires par suite d'une sorte de rétrogradation amenée par le séjour dans Teau, on en trouve des exemples remarquables même parmi certaines Dicotylédonées dont les faisceaux se rapprochent par leur structure des faisceaux de beaucoup de Monocotylédonées. C'est ainsi que le faisceau

(tj PriUûQx, Ann. Se. nat, Lot, â* séria, t. II, 18Si.

azile de VUtncubria vulgaris (i) se présente avec une structure tout à fait rudimentaire. Il se compose en effet de cellules étroites, allongées, pleines d'un liquide granuleux, munies de cloisons transverses horizontales et dont la paroi s*épaissit notablement avec Fâge {cellules conductrices simples de Gaspary). L*a^e du faisceau est occupé par un unique vaisseau étroit, formé par une série decellules superposées à cloisons transverses fortement obliques et imperforées ; ces cellules sont annelées, et leurs anneaux assez espacés alternent çà et là avec quelques tours de spire (â). Ce vaisseau appartient à la classe des vaisseaux imparfaits si répandus chez les Monocotylédonées et si rares chez les Dicotylédonées, où leur présence exclusive dans tous les organes n*a encore été signalée que dans VAldrovandia, le Monotropa, le Nelumbium et les Nymphéacées. Dans Y Uiricularia vulgaris, ce vaisseau est permanenjt, il n'y a donc pas formation de lacune intercellulaire. C'est la seule différence d'avec la structure des faisceaux de YElodea canadensis et de VHydrilla veriicillata, plantes Monocotylédonées de la tribu des Hydrillées, chez lesquelles il existe un ou deux vaisseaux incomplets semblables, mais qui disparaissent bientôt pour faire place à un canal intercellulaire.

Dans une autre Dicotylédonée, YAldrovandia vesiculosa (Droséracée étudiée par Caspary), la structure du faisceau ne diffère de celle des précédents faisceaux rudimentaires qu*en ce que le nombre des trachéides s'y élève jusqu'à 8 ou 9. Elle^ occupent le milieu du faisceau et tantôt persistent {dans le> nœuds), tantôt s'atrophient et disparaissent (dans les entrenœuds) pour ne laisser qu'une lacune à leur place.

On trouve encore des faisceaux rudimentaires de structure analogue dans les feuilles des Lemma, dans les Pogosiemon^ le Vallisneria sptralis et les rhizomes desEpipogoti et CoraUorhtzi (De Bary, loc. cïi.).

(1) Van Thiegem, Ann, Se. nat, bot., t. X, 5* série.

(3) LMnfluenco du milieu liquide sur Tétat rudimentaire du faisceau d * tiges de lUtriculaire se manifeste d*uno façon très-intéressinte, si Ton tt i die U structure du faisceau du rameau florifère maintenu comme on le «.■ au-dessus do Teau. Ici, en eflfet, le faisceau a une structure plus complcv» Formé à sa périphérie de fibres allongées, il renferme il sa face interne \:i grand nombre de vaisseaux annelés et spirales (Van Thiegem, /oc. W/.\

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