CHAPITKE VI- — STRUCTURE DE U RACINE
plus lard. Aussi conseilloas-nous d'étudier d'abord de jeunes racines prises dans ces deux groupes de plantes. C'est seulement après avoir constaté leur identité de structure à cette époque qu'on pourra mieux saisir les modilications qui leur donaeot ensuite leurs caractères propres.
Mrl*de priHBlre. — Toute racine jeune se compose essenlielleroent d'un tissu fondamental recouvert d'un épiderme et traversé en son milieu par un cylindre fibro-vasculaire. A. sa face profonde, au contact avec le cylindre âbro-vasculaire, le IJiÂU fondamental se différencie en une assise de cellules à parois radiales pUssées (llg. ilQp) qui reçoit le nom de zone
f't. lia. — Coopc IrtDiTemli d'oK ruine fainiîn diu dik llonociitjlédonc (piiol de VAihcm Cepa), — £. TiiBU conjoadîr. — p. V^mbrinc prDteclrîcP, — v. Bande tucu.
fToieclriee ou endoderme, analogue à celle que nous avons déjà rencontrée autour des faisceaux dans la tige.
Le cylindre flbro-vasculaire central mérite une étude spéciale. U est considéré par la plupart des botanistes français comme formé par un groupe de faisceaux qui se distinguent 4U premier abord de ceux de la tige en ce que leurs parties Tascalaire et libérienne, au lieu d'être Juxtaposées, l'une en dedans, l'autre au dehors, se trouvent placées l'une à cftté de l'aatre, aéparées par une ou plusieurs assises de cellules. En un mot, dans la racine, le liber et le bois des faisceaux alteroeutrun avec l'autre (fig. IIOJ. Four les botanistes allemands
250 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
(Sachs, de Bâry, etc.]) le cylindre ûbro-vasculaire représente un seul faisceau du groupe des faisceaux rayonnants (voir page 217) caractérisés en ce que leur partie Tasculaire est disposée par bandes ou lames radiales entre lesquelles, et alternant avec elles, se trouvent en même nombre de semblables lames libériennes.
Quelle que soit Topinion que Ton adopte, les faisceaux ou rayons vasculaires et libériens primaires de la racine se différencient encore très nettement des faisceaux de la tige, par leur mode de développement. Dans la racine, c'est paria périphérte que commence Tapparition des premiers éléments caractéristiques, vaisseaux spirales d*une part et éléments cribreuxdeTautre. De là, la formation gagne le centre du cylindre axile où Ton trouve alors les vaisseaux à grand diamètre, — Par suite, sur les coupes transversales des très jeunes racines, le nombre des points de développement périphériques suffit à faire connaître le nombre des faisceaux ou rayons vasculaires et libériens qui existeront plus tard. — L'orientation de ces points de développement est d'ailleurs parfaitement déterminée. Dans une racine binaire par exemple, les points de développement des deux faisceaux ou rayons vasculaires se trouvent aux deux extrémités de l'un des diamètres du cylindre axile. Ceux des parties libériennes correspondantes occupent les extrémités du diamètre en croix avec le précédent (fig. 110). Lorsqu'il y a un plus grand nombre de parties vasculaires et libériennes, celles-ci se trouvent réparties sur les coupes transversales à des distances égales les unes des autres.
Dans certaines racines, par suite de leur développement centripète, les faisceaux ou rayons vasculaires arrivent à se toucher au centre du cylindre (fig. 110); mais souvent ausM ils restent plus ou moins écartés les uns des autres. Le ùài central qui en résulte est comblé par un tissu parenchymai teux, sorte de moelle d'où partent des lames cellulaires qnj se placent entre les faisceaux ou rayons vasculaires et libé^ riens pour venir aboutir en dedans de l'endoderme à une a^ sise régulière de cellules qui forment le péricambium (Nœge^J etLeitgeb) ou xone rhizogène (Van Thiegem) (fig. ItO, m, r-