‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 160 sur 404 · DU PUS · texte numérisé non relu

DU PUS

La difficulté de définir ce produit pathologique a frappé tous lesauteurs ; toutefois, cettedifficultédevient moins grande, lorsquoneDYisagelepusaupointdevuepurementdescriptircomme liODs le faisons. Aussi, à l'exemple deM. Robin, définirons-nous e pus, comme le résultat de la double production accidentelle, et dans des régions où Ton n'en trouve pas habituellement, de dobules blancs et d'une sérosité plus ou moins abondante.

Suivant que le pus s'est formé au contact de tel ou tel tissu, : peut présenter des caractères différents, mais dont Timpor- UQce, au point de vue de la détermination de ce produit acci- •ioQtel, est médiocre.

Comme nous Tavons dit plus haut, le pus renferme deux :>irties bien distinctes : une partie liquide, qui est le sérum, et ...e partie solide, principalement constituée par les globules irt^ncs. Nous verrons en effet que, sous certaines influences, 1? pus peut renfermer d*autres éléments solides que les globales blancs. Bien que ces derniers soient moins denses que ^> hématies, ils gagnent cependant la partie inférieure du .:qaide qui les renferme. Aussi, quand on veut rechercher la présence du pus, dans une sécrétion normale ou pathologique, est-il nécessaire de permettre aux globules blancs de se déposer.

Le sérum du pus ne présente rien de particulier à noter lorsqu'il est soumis à Texamen microscopique.

§ i. GLOBULES BLANCS.

Suivant leur plus ou moins grande abondance dans le sérum, ^es gjlobules blancs communiquent au pus Taspect dit crémevx

Les globules blancs du pus, lorsqu'ils sont examinés peu de

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temps après leur production, ne différent pas des globules blancs du sang. Comme ceux-ci, ils peuvent présenter encore des expansions sarcodiques et n*avoir pas de noyaux. Si, au contraire, le pus est resté un certain nombre d'heures, eu contact avec les tissus, les globules blancs seront d*autant plus profondément altérés, que ce contact aura eu une durée plus considérable. Les leucocytes sont gonflés : ils présentent un ou plusieurs noyaux; leur contenu est granuleux; ce sont des éléments anatomiques moi^ts. L'eau agit sur les globule^ blancs en les gonflant et en y faisant apparaître un ou plusieurs noyaux. Ces noyaux sont rendus plus visibles encore par Faction de Yacide acétique.

On a donné le nom de globules pyoîde$ à une variété de globules, chez lesquels Tacide acétique ne provoque pas l'apparition des noyaux.

Outre les leucocytes, on trouve encore des globuiins^ ct»nsidérés par certains histologistes, comme les noyaux libres de> globules de pus, et par d'autres, comme des débris de globules blancs, dont Venveloppe aurait été détruite.

Le pus des abcès profonds et interstitiels de la cornée, e>t presque uniquement formé par des leucocytes (1). C*est an pus concret. Ces globules blancs sont souvent hypertrophies et remplis de granulations graisseuses ; ils offrent toutes le^ réactions propres à ces éléments. Cependant, on rencontu' quelques leucocytes de la variété pyolde.

Quand le pus a séjourné longtemps dans les os, on voit quï: a perdu son sérum, et on le retrouve à Tétat de masse pulpeuse, friable et demi-solide. Les leucocytes sont devenus irn-* guliers, polyédriques. L'acide acétique leur rend leur fonur sphérique et y fait apparaître deux ou trois noyaux.

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