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CHAPITRE II. — DES SÉDIMENTS DE L'URLNE. 42i

préalablement une certaine quantité de liquide, dans un verre de montre ou dans une capsule, à moins que, l'urine se trouvant albumineuse, on provoque ainsi la formation de caillots albumineux. En raison même de Torigine supposée de ces urioes cbyleuses, il faudra toujours rechercher si le dépôt formé au fond du verre renfermant le réactif contient soit des tubes rénaux, des épithéliums, des hématozoaires, des œufs de parasites, etc. Dans ce cas, il sera prudent d'examiner le *>ang, afin d'y rechercher des parasites.

li y a au sujet des urines renfermant des globules graisseux plusieurs observations importantes à faire. S'il n'est pas très rare de rencontrer des globules de matière grasse dans l'urine, il faudrait cependant se bien garder de leur attribuer une origine pathologique, surtout quand Turine a été extraite à l'aide d'une sonde. On sait, en effet, que les sondes sont toujours imprégnées d'uxi corps graè, huile, cérat, beurre, etc. Le corps ?ras employé peut se retrouver dans Turine, même un certain temps après que le malade a été sondé.

Dans quelques auteiirs, il est fait mention d'urines laiteuses, <*V»t-à-dire contenant des globules de matière grasse du lait. Chaque fois que les malades dont provenaient ces urines pseudo-pathologiques étaient soumis à une étroite surveillance, on ne tardait pas à découvrir une supercherie. A ce propos, nous dirons, d'une façon générale, que chaque fois que l'on trouvera dans un liquide physiologique Un élément tout à fait en dehors de ceux qu'on a l'habitude d'y rencontrer, il faudra se tenir sur la plus gfahde réserve et soumettre le malade à une surveillance attentive. Si 'quelquefois les malades peuvent tromper le médecin sans le vouloir, il en est un certain nombre, surtout pafmi les femmes, hystériques ou non, qui mettent tout en œuvre pour' induire le médecin en erreur. Dans tous les cas, le volume des globules du lait dépasse de beaucoup celui des globules gras des urines cbyleuses.

Une urine ricbe'en globule^ de pus* peut* parfois donner à lœil l'aspect d'une urine chyleuse ou laiteuse. Un simple examen microscopique tranchera la question.

Beale est d'avis que les urines véritablement cbyleuses, doivent cette particularité & une séparation du chyle par les reins.

42S Gt31DE DE HICROGHAPHIE.

Le même auteur, dans le cas de dégéoéreêcence graisseuse du

rein, aurait trouvé des cellules adipeuses dans l'urine. Dans le

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Vif. tW. — a. Ollutci épilhiliilei rtinplici de (lobulH gntMgi. — b. Noala Hbol'ii.

cas de dégénérescence graisseuse du rein, il se forme de li graisse dans les cellules épilhéliales des tubuli. Ces cellults épitbéliales se rencontrent dans l'urine, remplies de globub graisseux; il en est quelquefois de même des tubes qui les contiennent. Claude Bernard a tu, et souvent nous avons pu le constater également, que lorsqu'on Tait entrer dans l'alimentation d'un chien une grande quantité de matières grasses, >'D eu retrouve par te microscope dans l'urine ; il ne serait pa» impossible que, chez certaines personnes absorbant une grao !e quantité de matières grasses, ou d'huile de foie de morue, on pat également retrouver dans l'urine des globules graisseux.

Golding Bird décrit, d'après le docteur Floriau Helier, une matière grasse particulière trouvée par ce dernier dans l'urine d'un malade. Ce patient, qui présentait tous les symptômes <l« la pierre, rendait de petites concrétions qui, à l'exameo, >e montrèrent composées d'une substance grasse spéciale. 0;'^ concrétions, à l'état récent, étaient lisses, devenant par la dessiccation dures, jaunes, cireuses, amorphes; présentanl i'i lumière transmise une| couleur jaune sale. Cette substance fond à la chaleur, se boursoufle et s'enflamme, émettant une odeur particulière de gomme laque, de benjoin,eDlaissaniDr.. cendre volumineuse. On lui a donné le nom A'uro-tUaliif"-

§ 10. Huccs DE l'urine. — ËNËORËtiE <Donné, Robin;.

Lorsque l'on verse de l'urine normale, peu de temps apici

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