CE. XIV. — PRODUITS DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME
gros noyau qui disparait à la fin du deuxième mois ou au commencement du troisième. Ce noyau s*hypertrophie et fait une saillie pyriforme à la surface du corps, devient mamelonné ; puis son point d'union avec la cellule se rétrécit en forme de pédicule. Celui-ci finit par se rompre, le noyau tombe dans le liquide amniotique, et la cellule reste alors sans noyau jusqu'à
F.f . 3Ô3. —' Epithéliom d'im embryon de deux mois. Grosi. de 3S0 diamètres (KOUiker).
répoque de sa desquamation (Gh. Robin, Journal de la Physiologie de t homme et des animaux. Paris, 1861).
L acide acétique donne un précipité dans le liquide amniotique; Tacide azotique y révèle quelquefois la présence de traces d*albumin'e. Le liquide amniotique a une odeur spéciale bien connue des accoucheurs et qui rappelle celle du sperme ; lorsque le fœtus est mis au monde mort et macéré, le liquide amniotique a parfois une odeur désagréable, mais en général il conserve bien les fœtus.
Voici quels sont les caractères assignés aux taches produites par le liquide amniotique. Ces taches ont une coloration variable, comme celle du liquide amniotique. D'après M. Tardieu, elles sont en général d*un gris jaun&tre et bordées par un liséré gris&tre très marqué. La dimension de ces taches peut être très considérable, puisqu'il peut sortir d*un seul coup, au moins un demi-litre de liquide amniotique. Ces taches empèsent un peu le linge, mais elles ne forment pas de rroûtes à sa surface. Quand on examine au microscope Teau dans laquelle on a fait macérer des taches de liquide amnioiique, on voit quelquefois des cellules épithéliales pavimenteuses, présentant un noyau fréquemment granuleux et des poiJs de duvet provenant du fœtus (Robin et-Tardieu. — V.
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article Poib), On peut également y retrouver des noyaux de cellules décrits par M. Robin. Nous le répétons, le liquide amniotique seul laisse des taches difficiles à déterminer ; il est du reste assez rare qu'il ne contienne pas des éléments étrangers pouvant permettre à l'observateur de remonter à Torigine des taches.
§ IV. — DES SliEGMA.
On donne ce nom à des produits blanchâtres, d*une consistance crémeuse, d'aspect gras, que Ton trouve dans les plis des petites lèvres, ou entre le gland et le prépuce. Ces smegma ont une composition différente. Celui que Ton trouve dans les plis des petites lèvres est formé par un résidu épithélial et quelques gouttes huileuses, venant de la sécrétion des glandes sébacées de ces replis cutanés. Le smegma du prépuce a une origine différente, aucune glande ne concourt à sa formation. Il se présente, dit M. Ch. Robin, sous Taspect d^une matière blanchâtre , demi-liquide , pâteuse, où de consistance de savon mouillé, qui s'accumule au fond du repli balano-préputial chez Thomme, ainsi qu*entre les petites lèvres et le clitoris chez la femme. Le smegma se compose i® de cellules épithéliales pavimenleuses, minces, finement granuleuses, plissées, un peu irrégulières, ordinairement pourvues de noyaux, mais sans granulations graisseuses; 2"* de beaucoup de fines granulations moléculaires grisâtres, libres ou adhérentes aux cellules, quelquefois réunies en masses amorphes ; 3"* quelquefois, surtout chez les enfants, de globes épidermiques; 4° presque constamment, on y trouve quelques rares cristaux offrant les caractères de ceux de Tacide stéarique, bien que la réaction du smegma soit alcaline (Ch. Robin).
Le smegma préputial n'est pas le produit de glandes s^ bacées, il ne renferme pas de granulations graisseuses, ni de ces cellules épithéliales de même caractère que celles que loc rencontre dans la matière sébacée. Il est le résultat de raccumulation de Tépithélium balano-préputial, humecté par le liquid-qui exsude à la surface de toutes les muqueuses (Ch. Rubio .
- PRODUITS DES ORSANBS GÊMTAUX DE LA FEHUE. 57S
Ces smegma sont parfois considérés comme des produits pstbologiques ; il n'en est rien. Nous ne pensons pas que des lacbes rorroées par des smegma aient jamais été examinées i UQ point de vue médico-légal ; il n'en est pas de mfime des taches produites par le smegma ou enduit fœlai.
' DU sueGHA ou t
r FŒTAL {Vernir caseosa).
Quand un enrant vient au monde, il n'est pas rare de le rofr plus ou moins complètement recouvert par un enduit bUnchUre et gras, plus abondant dans certaines parties du corps que dans d'autres. C'est pour débarrasser les enfants de re Ternis, qu'on a l'habitude de les enduire d'un corps gras, iuikoa cérat, qui permet de l'enlever plus facilement. Néannoios par simple friction, avec un linge ordinaire, on peut en
evcr la majeure partie. Cet enduit n'est pas constitué, à prement parler, par de la matière sébacée, mais bien, nrae le dit M. Robin, par le résidu de cette sécrétion, c'estire par des cellules épitbéliales, expulsées des glandes et lutioées entre elles par la matière huileuse. Ce smegma il est en quantité plus ou moins considérable, suivant les . mais il existe toujours. L'enduit sébacé est constitué par X sortes d'éléments visibles au microscope : 1* des cellules
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épithéliales; 2^ des granulations graisseuses en très-pettl nombre. Yoici la description que donne M. Robin de ces cellules épithéliales : Elles sont pavimenteuses, plutôt polyédriques, quand elles sont libres, qu*aplaties, si ce n*est quand elles sont pressées les unes contre les autres. Leur diamètre est de 2 à 3 centièmes de millimètre et rarement de 35 millièmes. Leurs angles sont ordinairement mousses, peu réguliers. Leurs bords n'ont pas également sur toutes, la netteté qu'ils offrent dans beaucoup de cellules épithéliales. Elles sont transparentes, incolores, très souvent pUssées, ou marquées de très fines lignes, pâles, irrégulières ou rectilignes, se joignant les unes avec les autres sous des angles variés. Ces cellules manquent complètement de noyau (1), elles ne sont pas granuleuses ou à peine. Grâce au liquide de nature graisseuse qui les imprègne, des bulles d'air restent adhérentes à leur surface, et l'eau les humecte difficilement. ce qui en rend l'examen plus difficile. — L'acide acétique et la glycérine pâlissent ces cellules ; la glycérine les gonfle , en arrondit les bords et les rend plus nets. Les rares granulations graisseuses que Ton rencontre dans l'enduit fœtal, sont adb*^ rentes aux cellules épithéliales.
§ VI. — ÉPIDEBME FŒTAL.
On a VU, par une des figures qui précèdent, quels étaienj les caractères de l'épiderme d'un fœtus de deux ou ln*.i mois. Les cellules de l'épiderme d'un fœtus à terme Sx :J un peu plus larges que celles du smegma cutané. Elles i J (Robin) de 4 à 5 centièmes de millimètre en général, el'ii sont plus transparentes, très minces, aplaties, imbriquirtH plus régulièrement polygonales, souvent contiguSs par lec-{ bords et juxtaposées en mosaïque ; aucune n'offre Fasp^**! vésiculiforme et la forme sphéroïdale, comme certaines ^ précédentes. Leurs bords sont pâles, nets, leurs angles r<i néralement bien déterminés, non arrondis. A la surface rll
(1) On peut voir, par la figure 364,'qu'un certain nombre de ce» c • -
ont un nuyau parfaitement visible.