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CRAP. XIV. — PRODUITS DES ORGANES GÉNIT. DE LA FEMME

répiderme, elles sont à peine granuleuses, quelquefois marquées de Ones et pâles stries, à leur superficie, dépouj^vues de noyaux et presque tout à fait sans granulations ; plus profondément, on en trouve quelques-unes qui offrent parfois un assez grand nombre de granulations grisâtres. Ces cellules sont rarement isolées; le plus souvent elles sont imbriquées en lamelles plus ou moins grandes. L*adhérence de ces lamelles l'pithéliales se fait par l'intermédiaire d'une substance intercellulaire, demi-liquide, que le nitrate d'argent colore en noir. Suivant la disposition de ces lambeaux d'épithélium, on voit les cellules de face, ou de côté, ou par leurs bords. On peut alors se rendre compte de leur épaisseur et de leur mode de superposition. Quand les lambeaux d'épiderme sont un peu in^andsy on peut voir les oriAces des glandes sudoripares et ceux des follicules pileux (Y. Robin, Traité des humeurs),

La connaissance de ce qui précède est très importante, au point de vue de la détermination des taches, dans des cas d'infanticide. C'est à MM. Robin et Tardieu que Ton doit les notions qui suivent. Ces taches sont généralement d'une dimension qui rappelle celle d'un fœtus tout entier, dont elles offrent {uelquefois même l'empreinte. Aussi n'en trouve-t-on souvent ju'ane seule. Cette tache est d'un blanc grisâtre; sur un tissu • oloré, elle paraît beaucoup plus blanche. Elle est plus prononcée sur la face qui a été en contact direct avec l'enfant, que sur l'autre et présente dans plusieurs de ses parties une •ertaine épaisseur, due au dépôt d'une matière desséchée, ompacte, graissant légèrement le tissu, s'enlevant sous forme le lamelles et qui n'est autre chose que de l'enduit fœtal desséché.

Quelques parties présentent fréquemment une teinte roujeàlre, due à du sang; dans ce cas, la face externe du linge, surtout s'il est formé de chanvre ou de coton, peut être par f>lace d'une couleur brun rouge, le sang ayant pénétré le premier dans le tissu et ayant été recouvert par l'enduit, ou ayant imbibé l'étofTe par capillarité. A la surface de la tache peuvent se voir des pellicules grisâtres, minces comme des pelures d oignon, larges de i à 2 centimètres et à surface brillante. Enfin, ces taches sont quelquefois verdâtres, cette colo-

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ration se manifeste lorsque Tenfant a rendu le méconium, pendant le travail (D' Gosse, loc, cit., p. 65). Voici quel est le mode opératoire conseillé par MM. Robin et Tardieu, dont Tefficacité a été reconnue pkr le D^ Gosse. Après avoir fait imbiber les taches, d*après le procédé ordinaire, en ajoutant seulement un peu de glycérine dans Teau, et après avoir laissé tremper pendant quelques heures les pellicules dans un verre de montre contenant ce liquide, on voit, avec un grossissement de 500 diamètres, que ces pellicules sont formées de cellules épithélialespavimenteuses, régulièrement imbriquées, qui proviennent de l'épiderme. On y aperçoit Torifice des glandes, ou des follicules pileux (voy. Poils), puis un petit nombre de poiU de duvet, qu'on trouve sur le corps du fœtus et qui est parfaitement reconnaissable. Ces poils, souvent détachés de leurs follicules et libres, sont pâles, incolores, légèrement striés en long, sans matière colorante dans leur épaisseur, larges de 0°'°',03, sans canal médullaire, à extrémités pointues, un peu irréguliers, à racine petite et effilée. On ne peut les confondre avec les poils de Thomme adulte, qui présentent les caractère> suivants : diamètre variant de 0"",06 à 0*",08, extrémité libre un peu aplatie, substance pourvue de matière colorante. centre creusé d'un canal médullaire continu, ou interrompu et plein d'une moelle graisseuse, plus ou moins opaque. Sur le^ plus épais de ces lambeaux épidermiques, formés de cellule^ superposées, on pourra remarquer que les plus profonde^ d'entre elles sont plus petites que les autres et pourvues d'un noyau. Ce sont là des caractères qui appartiennent à Tépiderme encore mince du fœtus, quand il est enlevé par un fn-t> tement un peu rude, ou en raclant, caractères qu*0Q ne retrouve pas sur les lamelles épidermiques, détachées naturel* lement de la surface du corps de l'homme (D' Gosse). Quaii i on peut détacher l'enduit fœtal sans le secours d*aucan '..-* quide, il est préférable de l'examiner directement, sans adc.^ tion d'eau, parce qu'en raison de l'enduit gras qui recouvre \ éléments, Teau ne les mouille pas ; l'emploi de la glycérine e^ de beaucoup préférable.

Nous donnons ci-après le résultat d'une expertise faite p \j^ M. Gh. Robin (Briand et Chaude, Duval et Lereboullel>.

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« Ayant saisi avec des pinces de petits lambeaux de pellicules qui adhéraient à la toile de la paillasse, nous les avons laissé tremper, pendant quelques heures, dans des verres de montre contenant de 1 eau. Ils y sont devenus plus mous, plus transparents, faciles à dilacérer. Portés sous le microscope, entre deux lames de verre et examinés à un grossissement de 500 diamètres, tous se sont montrés formés de cellules épithéliales, pavimenteuses, semblables à celles de l'épiderme superficiel du corps des fœtus & terme. Toutes ce^ cellules étaient imbriquées régulièrement; çà et là on voyait des orifices glandulaires, ou des follicules pileux, reconnaissables par Timbrication concentrique des cellules épithéliales et par les lignes qui les circonscrivent. Nous y avons môme vu un petit nombre de poils de duvet, qu'on trouve sur le corps des fœtus, et parfaitement reconnaissables à leur forme et à leur structure propre. Les cellules épithéliales étaient minces, aplaties, polygonales, & cinq ou six pans, larges en moyenne de 4 à 5 centièmes de millimètre.

«« Leurs bords étalent minces, réguliers; — la plupart étaient peu granuleuses ou, du moins, ne renfermaient que des granulations /Doléculaires fines, gris&lres. Quelques-unes pourtant étaient plus foncées, par suite de la présence d'un plus grand nombre de granulations et du plus grand volume de celles-ci. Aucune ne contenait de noyau. L'acide acétique et la glycérine rendaient ces cellules plus pâles, plus transparentes, sans cependant les dissoudre, et en môme temps permettaient de les dissocier plus facilement. Nous avons en outre rencontré à la surface des lambeaux d épiderme des granulations microscopiques, de forme et d'aspect divers, que leurs caractères extérieurs et leurs réactions chimiques nous ont fait reconnaître pour des grains de poussière. Dans l'examen des taches mêmes qui entourent les pellicules épidermiques, que nous venons de décrire, nous rencontrons quelques cellules épithéliales un peu jÀus petites que celles de l'épiderme proprement dit, et se rapprochant beaucoup des caractères offerts par celles du sniegma cutané. >»

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