CHAPITRE II. — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES
coiTre ammoniacal agissent sur les grains d*amidon comme les précédents réactifs.
A* Lumière pclarisée. — L*usage de la lumière polarisée permet de retrouver le bile, lorsqull n'est point apparent à la lomière ordinaire. En effet, chaque grain d'amidon donne ane croix avec les niçois croisés, et le point de croisement des deux bras de la croix correspond au noyau (fig. 52). Rappelons encore que les grains d*àmidon de Biz, ceux du Sparganium ramosum et en général tous ceux qui ont un diamètre inférieur à 0'''',007 sont sans action sur la lumière polarisée. Toutefois ils sont colorés en bleu par Tiode.
§ 9. ALEURONE.
Ualeurone, bien que paraissant jouer dans les plantes un rôle semblable à celui de Tamidon, a cependant une composition bien différente. Elle rentre en effet dans le groupe des matières albuminoîdes.
Très répandue dans Talbumen des graines, elle offre dans sa configuration générale de grandes variations. Tantôt, elle est simplement formée de petits grains arrondis de matière protéique, et c'est ainsi qu'elle se présente dans les graines farineuses (Graminées, Phaséolées, Viciées, Châtaigniers, etc.) ; tantôt, au contraire, elle devient très complexe.
Dans lé Berthollettia excelsa (noix de Para) par exemple, les crains de matière protéique sont très gros et renferment chacun un crùtalloîde (i). Dans l'albumen du fiicinus communis les crains d*aleurone sont également volumineux et renferment un crùtaUoïde et un globoïde{ûg. 53). Ces globoîdes sont de petites masses arrondies, mamelonnées, non cristallisées, formées de phosphate double de chaux et de magnésie. Enfin, dans \\£thusa cynapium M. Pfeffer (2) a trouvé des grains d'aleurone renfermant un cristalloïde et un cristal (oxalate de chaux).
(1) On appelle crvttallotdes des corps qui affectent des formes cristallines
enbes, tétraèdres, octaèdres, rhomboèdres, etc.)» et que Ton trouve englobés
dans le protoplasma (Pomme de terre) ou dans le noyau (Lathrœa squamaria)
<i^» cellules. Ces corps sont uniquement formés de matière protéique ainsi
<^iu on peut s'en assurer par les réactifs. (Voir p. 30.)
«2) Pfeffer, Jahrbùeh.f&r Wiss. Motan., t. VIII, 1872.