BETSILEO (de MIDONGY
KTIINOGRAPHIE.
Les extrémités sont fortes. La face interne des mains et des pieds est d'une couleur claire. Les mains sont effilées et plutôt larges que longues. Les pieds, très forts, sont rarement cambrés et s'étalent largement au niveau de l'articulation des orteils, qui sont souvent courts et semblent réaliser toutes les qualités requises pour la marche en chemin difficile et glissant.
Les muscles sont généralement proéminents, surtout les muscles du cou, des reins, de la cuisse et de la jambe: ceux des bras sont moins développés.
L'endurance de la race à la fatigue, à la faim surtout et à la soif, paraît assez grande. Toutefois les Betsileos résistent peu aux maladies et succombent assez rapidement aux affections graves, telles que les fièvres pernicieuses, fièvres typhoïdes, dysenterie ou pneumonie. Par suite de leur manque d'hygiène et de leurs vices, ils ne vivent pas très vieux; les vieillards, hommes ou femmes de quatre-vingts ans, sont rares, et ceux de soixante à quatre-vingts ans sont peu nombreux.
Les cas de stérilité sont très fréquents; ils paraissent dus à ce que, dès l'âge de onze ou douze ans, la plupart des filles se livrent à la débauche.
Races mixtes. — Par suite de la facilité des mœurs, il y a un fort mélange de sang hova chez les Betsileos, surtout au nord d'Ambositra, sur les confins du Yakinankaratra. Les habitants de l'Est sont métissés de Tanalas, ceux de l'Ouest et du Sud, de Baras, qui sont leurs voisins.
Maladies locales. — Citons, en premier lieu, les maladies vénériennes, auxquelles la grande majorité des Betsileos des deux sexes paye un cruel tribut. Viennent ensuite les affections malariennes, malignes ou légères; l'influenza, qui a fait deux apparitions dans le pays; la variole, qui fait parfois de terribles ravages ; les affections abdominales et thoraciques qui sont assez fréquentes ; enfin, la lèpre, qui continue à faire de nombreuses victimes.
Parmi les affections nerveuses, l'épilepsie n'est pas rare. Les cas de démence, la chorée, les paralysies, sont, au contraire, très peu fréquents.
Natalité. — Le chiffre des naissances ne paraît pas dépasser bien sensiblement celui des décès, de sorte que la statistique de la population reste à peu près stationnaire.
Alimentation. — Le riz, le manioc et la patate sont les bases de l'alimentation indigène. Les Betsileos des campagnes mangent rarement de la viande, en dehors de leurs fêtes, réservant leurs bœufs, leurs moutons, leurs porcs et leurs volailles pour le marché. Ils font du rhum un abus excessif; l'eau est leur boisson, en temps ordinaire.
Le vin, la bière, le thé et le café ne leur sont guère connus que de nom: ils appréi. ient cependant beaucoup ces boissons, et il n'est pas douteux qu'ils en feront usage, lorsque notre occupation prolongée leur aura créé des besoins et l'amour du bien-être.
Betsimisarakas. — Les pays peuplés par ces indigènes s'étendent le long de la côte orientale de Madagascar d'une part, entre la rivière Fanambakely
(au Nord d'Anlalaha) et l'Iiangy, et d'autre part entre la rivière Lohariana (au Nord de Mahanoro) et la Lohavohitra (un peu au-dessus de Mahela). La tribu des Bctsimisaraka-antavaratra habite la première de ces régions; celle des Betsimisaraka-antatsimo peuple la seconde. Elles vont vers l'Ouest jusqu'à la lisière de la grande bande forestière de l île, c'est-à-dire à 70 ou 80 kilomètres de la côte.
Historique^ — Le nom de Betsimisaraka fut donné vers 1712, par le roi Batsimilaho, dont la capitale était Foulepointe, à Tensendjle des familles qui habitaient entre la baie d'Antongil et la rivière Irangy, et que ce prince dut réunir pour pouvoir lutter avec succès contre la tribu des Tsikoa ou Tsitambala. qui s'étendait de llrangy au Manampotsy. et qui, vaincue, reçut le nom de Betanimena; Andévorante en est aujourd'hui le centre le plus important. A la suite de sa victoire, Batsimilaho fut proclamé roi des Betsimisarakas sous le nom de Ramaromanompo.
Il existe, dans la province de Tamatave, un certain nombre de familles belanimenas; mais il est difficile aujourd'hui de savoir comment ces migrations se sont produites et quelles en ont été les causes. Il est probable que. dans les guerres entre Betsimisarakas et Belanimenas, des prisonniers appartenant à cette dernière tribu ont été réduits en esclavage et retenus chez leurs vainqueurs. C'est là, d'ailleurs, un fait très commun chez presque toutes les peuplades de Madagascar.
Aspect physique et caractère. — Le Betsimisaraka est bien constitué, robuste, de taille moyenne. Le visage est légèrement ovale, les yeux sont un peu bridés, le nez est aplati, les lèvres sont fortes, mais non lippues; les cheveux sont crêpés et le teint varie du jaune foncé au noir.
La douceur, la crainte, l'apathie, la naïveté et la crédulité sont les caractéristiques de la race. L'histoire nous montre, dès 1776, les chefs betsimisarakas de la baie d'Antongil, offrant la suzeraineté de leur pays àBenyowski et le peuple adoptant facilement cette décision.
Lorsque Radama L' vint attiiquer dans ses États Jean René, chef de Tamatave, il le soumit, lui et ses sujets, sans difficulté, et, depuis lors, les Betsimisarakas, toujours trompés et opprimés, n ont jamais eu un mouvement de rébellion contre leurs oppresseurs.
Ils sont, en général, d'une intelligence assez obtuse et le développement de leurs qualités intellectuelles est souvent enrayé par la paresse et l'ivrognerie. Ils sont paisibles et sédentaires; ils se livrent un peu aux travaux de l'agriculture, mais juste assez pour en retirer ce qui est nécessaire à la satisfaction de leurs besoins immédiats.
Habitations. — Les cases betsimisarakas sont construites d'une façon uniforme. La carcasse est formée de bois non équarris, assemblés par mortaises et tenons, qui forment les poteaux d'angles, les poutres du faîtage, etc.
Les murs et les cloisons sont en falafa et la toiture en feuilles de ravinala;
1. Voir l'Histoire de la fondation du royaume des Betsimisarakas, par M. Guillaume Grandidier [Bull. Comité de Madagascar, 1898, p. 275 à 286).
les lianes remplacent les clous. Le plancher, élevé de cinquante à soixante centimètres au-dessus du sol, est formé d'écorces aplaties recouvertes de nattes. La porte est quelquefois en bois, mais toujours sans serrure; elle est le plus souvent formée par une simple claie de joncs glissant entre deux bambous. Deux ou trois portes situées dans les angles tiennent lieu de fenêtres.
Les en ses abritent rarement plus de quatre à cinq personnes. Auprès de l'habitation existe une petite construction sur pilotis, avec plancher en bois, qui sert de magasin à riz.
Les villages betsimisarakas sont presque toujours édifiés à proximité des rizières; ils ne possèdent qu'une seule rue; au centre, est ménagée une petite place sur laquelle est érigé un mât de pavillon. Aucun ouvraf^e de défense n'entoure les agglomérations do cases, ce qui serait, d'ailleurs, une précaution inutile, à cause de la tranquillité du pays.
Costumes. — Le costume masculin comprend le sadika, pièce de toile enroulée autour de la ceinture et passant entre les jambes, et une blouse en rabanne; celle-ci, qui sert pour le travail, est remplacée, les jours de féte, par un vêtement de même forme, en cotonnade. Gomme le hova, le Betsimisaraka fait usage du lamba.
Le costume des femmes, un peu plus compliqué, comporte une chemise, une jupe de cotonnade, un corsage très juste s'arrètant au-dessous des seins ; à partir du corsage, la partie inférieure du corps est enveloppée dans un « simbo » , espèce de sac en cotonnade ou en rabanne ouvert aux deux extrémités, et mesurant 5 ou 6 mètres de longueur, sur une hauteur (ou largeur) moyenne de 1™,60. Les femmes portent, de plus, depuis quelque temps, un chàlc d'étoffes variées et toujours de couleurs voyantes. Elles ont un penchant marqué pour les bijoux apparents, quelquefois disproportionnés, mais rarement de beaucoup de valeur.
Hommes et femmes portent des chapeaux de paille, que ces dernières agrémentent de rubans autour de la coiffe et sous les bords.
Mobilier. — L'intérieur d'une habitation betsimisaraka offre généralement un aspect assez propre. Sauf dans les centres importants, les lits sont rares; chez les gens riches ou aisés, on en trouve quelques-uns en fonte, de provenance anglaise, ou en bois, de fabrication locale, lis sont recouverts d'étoffes blanches et protégés par une moustiquaire propre et décorée de rubans. Le pauvre couche sur une simple natte qu'il étend sur le plancher.
Les autres ustensiles en usage chez les indigènes sont des malles dans lesquelles ils enferment leurs objets précieux, des « tanti-sarona », des « sobika », des lampes à pétrole européennes et plus souvent de petites lampes du pays qui brûlent indifféremment le pétrole ou l'huile de coco. La marmite de fonte est très répandue et donne lieu, dans le pays, à un commerce important; par contre, les plats, assiettes, verres, etc., sont rares et sont remplacés, chez l'indigène, par la feuille du ravinala.
Alimentation. — Le riz, cuit à l'étouffée, est la principale nourriture des
Betsimisarakas qui consomment aussi un peu de viande de bœuf, de la volaille, du poisson, des bananes et des mangues.
Maladies locales. — La maladie la plus fréquente est la fièvre paludéenne qui existe à l'état endémique. Les cas de dysenterie sont assez nombreux, ainsi que les maladies vénériennes. Les affections de la peau sont rares ; la variole et la rougeole sont les seules épidémies.
Agriculture, commerce^ industrie. — La principale culture des Betsimisarakas est le riz, qu'ils plantent dans des marais ou bien dans la brousse ou la forêt brûlées. La canne à sucre, le manioc, la patate et le voanjo (pistache malgache), sont aussi cultivés.
L'élevage des bœufs, des porcs et des volailles est peu répandu, mais suffit cependant à la consommation.
Le commerce indigène est peu important. Les transports se font soit à dos d'homme, soit surtout en pirogue.
Les produits de l'industrie betsimisaraka se réduisent aux rabannes, aux nattes, à quelques chapeaux, et enfin au betsabetsa, boisson fermentée qui est très en honneur dans le pays.
La pêche constitue une importante ressource pour les indigènes, les cours d'eau étant très poissonneux. La province de Tamatave est assez giboyeuse; on y rencontre une sorte de perdrix, des cailles, du gibier d'eau, tel que canards, sarcelles, bécassines, et enfin le sanglier. Sauf ce dernier animal, qu'il poursuit à l'aide des chiens et qu'il tue à la sagaie, le Betsimisaraka chasse peu.
Coutumes. — Le culte des ancêtres est sacré pour l'indigène et forme en quelque sorte le fond de sa religion. 11 a, à ce sujet, des croyances bizarres; certaines familles prétendent descendre du crocodile, d'autres du babakoto ou grand lémur à queue courte (Indris brevicaudatus), et ces animaux sont, de leur part, l'objet d'une grande vénération. Beaucoup d'autres sont fétichistes, et les « ombiasy », à la fois devins, comédiens et sorciers, exercent sur eux une grande influence. Comme dans les autres tribus de Madagascar, un décès est la cause d'interminables fêtes pendant lesquelles le betsabetsa coule à pleins bords et les bœufs sont abattus en raison directe de la fortune du défunt.
Les morts sont enfermés dans un tronc d'arbre creusé en forme de pirogue et recouvert d'une planche ; le même cercueil contient souvent les restes de plusieurs membres d'une famille, preuve significative de fincurable paresse des indigènes. Les cercueils sont simplement déposés sur le sol, dans un endroit boisé, que recouvre une toiture primitive et qu'entoure une petite barrière de bambous.
Les autres cérémonies, comme la circoncision, le tsakafara (exécution d'un vœu, etc.), sont l'occasion de libations et d'orgies.
Les danses et les chants sont la distraction la plus goûtée des Betsimisarakas. Les premières n'offrent rien de particulier ; elles sont analogues à celles des autres peuplades de l'île. Leurs chansons sont toutes de traînantes mélo-
ETII.NOGUAPHIE.
pées, souvent plus que légères, et qu'ils accompagnent en battant des mains. Leur seul instrument de musique est aujourd'hui Taccordéon.
Généralement, l'indigène vit dans son intérieur, quoique restant en bonnes relations avec ses voisins. Leurs rapports avec certaines races de l'intérieur, particulièrement avec les Hovas, sont peu cordiaux.
La population semble rester stationnaire; la femme betsimisaraka est, du reste, peu féconde, par suite de l'alcoolisme et de la pratique fréquente des avortements.
Sakalaves du Menabé*. — Le Menabé est le cœur du pays sakalave. Sa capitale, Mahabo, sur les bords de la Morondava, est la ville sainte, la ville des ancêtres.
La tribu sakalave, venue du Sud et longeant la mer, a conquis toute la côte Ouest dans le courant du xvii'' siècle, sous la conduite d'un certain Lahifotsy, le Blanc, probablement un Arabe. Lahifotsy s'est établi à Mahabo, et c'est de là que ses descendants ont essaimé au Nord et au Sud. Tous les rois sakalaves sont des descendants de ce Lahifotsy; il n'y a d'exception que pour les rois du Fiherenana qui appartiennent à une famille différente.
Le Menabé s'étend des bords du Mangoky à ceux du Manambolo. On y distingue, ou plutôt on y distinguait encore l'année dernière, deux et même trois royaumes différents : le Menabé du Sud, plus ou moins soumis aux Ilovas, dont la reine est encore Sinaotsa et dont la capitale est Mahabo; le Menabé du Xord, tout à fait indépendant, qui obéissait à Toera, tué l'an dernier par nos troupes dans sa capitale, Ambiky, sur les bords de la ïisiribihina; une petite partie du Menabé septentrional, notamment les embouchures de la Tisibihina, était soumise à higereza, frère de Toera, aujourd'hui insurgé contre notre autorité.
Tous les habitants du Menabé-Nord et Sud se donnent le nom de Sakalava, mais il est facile de distinguer sous cette appellation générale des différences de races assez tranchées.
Tout d'abord les populations côtières, les <.' Vezo », forment un groupe à part. On appelle « Vezo » tout ce qui sait conduire en mer les « lakampiara », c'est-à-dire les pirogues à balancier. Quoiqu'ils soient de même race que les autres Sakalaves, les Vezo doivent à leur genre de vie, à leurs relations constantes avec les étrangers et surtout avec les Arabes, un caractère tout parti-
1. Cette notice sur les Sakalaves du Menabé ol du Mailaka est due à l'oblin^eance de M. Gautier, directeur de l'enseignement à Madagascar. Nul mieux que M. Gautier, qui a, à plusieurs reprises, visité ces peuplades et a en outre accompagné souvent nos troupes dans les opérations exécutées dans rOuest d'août à novembre 1892, ne pouvait en indiquer l'origine ni en décrire le caractère et les mœurs.
M. le commandant Guillain, qui a accompli une mission d'exploration dans le canal de Mozambique en 1842 et 1845, a exposé, dans les Documents sur l'Histoire, la Géographie et le Commerce de In partie occidentale de Madagascar (1845), d'après les traditions locales, l'bistoire du peuple sakalave depuis son origine, et ses mœurs et coutumes.
M. A. Grandidier, qui a longtemps vécu chez les Sakalaves, de 1866 à 1870, a donné, dans diverses communications faites à la Société de Géographie de Paris, et publiées dans les Bulletins de février ot avril 1872, un aperçu de leurs mœurs; il a en préparation une Histoire ethnographique complète de cette race.
culier. Ils sont plus maniables, plus accessibles, moins brutes; leur costume est un peu différent, c'est-à-dire qu'ils sont moins nus, et leurs têtes, qui sont assez souvent rasées à la mode arabe, témoignent d'un souci de propreté tout à fait étranger aux habitants de l'inlérieur.
Ces derniers se donnent le nom de Masikoro. Ce sont eux qui venaient naguère jusqu'au cœur de l'Imerina et du Betsileo voler des bœufs et des esclaves. Constamment en maraude, à demi nomades, il ne tirent aucun parti d'un sol cependant fertile. Un village masikoro est une misérable agglomération de huttes dont la construction a dû demander deux heures de travail, et autour desquelles on trouve à peine quelques champs de manioc et de patates. Une rizière est une rareté.
Les Masikoros sont bien loin d'être une race pure ; au Betsiriry, en particulier, c'est-à-dire au confluent du Maliajilo et de la Mania, l'immense majorité de la population est composée de Ho vas et de Betsileos émigrés. Le vrai Sakalave'se trouve plus particulièrement au voisinage des côtes, c'est-à-dire des points d'atterrissage des Loutres arabes.
L'insécurité du pays est telle que le commerce n'est possible que dans les ports; les marchandises ne peuvent pas être transportées au loin dans l'intérieur.
Le Betsiriry, situé à 100 kilomètres de la mer, s'approvisionne très difficilement, malgré la grande voie commerciale de la Tsiribihina qui le met en communication avec le canal de Mozambique. Grâce à sa situation et à la proximité des pays ho vas, grâce à sa population composite, où les bandes recrutent aisément des guides parmi les transfuges de Tlmerina, le Betsiriry était une sorte de bastion d'où les maraudeurs s'élançaient vers les régions peuplées de l'Est et où ils venaient vendre leur butin.
Sakalaves du Mailaka. — Au nord du Menabé, entre le Manambolo et le Manambao, s'étend le Mailaka, qui était gouverné par dix-sept petits souverains, tous indépendants les uns des autres et naturellement tous arrière-petits-fds de Labifotsy.
Les Sakalaves du Mailaka sont noyés au milieu d'une population étrangère; les uns descendent des anciens maîtres du sol antérieurement à la conquête de Labifotsy, ce sont les Yazimbas, établis au nord du Manambolo, aux environs de Benjavilo, qui sont à peu près fondus avec les Sakalaves; mais d'autres, plus nouveaux venus, s'en distinguent nettement. Ce sont d'abord les Hovas émigrés, qui se sont établis sur le haut Manambolo en 1862, époque où ils furent chassés de Flmerina par la grande révolution qui a suivi la mort de Radama II. Ils y ont prospéré et gagnent du terrain sur les Sakalaves dont ils reconnaissent pourtant la suprématie.
Le groupe makoa est aussi très important; on appelle Makoas les esclaves africains transportés à Madagascar par les Arabes. Beaucoup moins intelligent que le Hova et même que le Sakalavo, l'Africain aime la terre, il est paysan; il s'est établi dans les plaines fertiles, il a fait pousser autour de ses villages, à perte de vue, des champs de canne à sucre et de maïs, au milieu desquels leurs cases, propres et spacieuses, sont en quelque sorte ense-
ETHNOGRAPHIE