‹ Guide de l'immigrant aÌ€ Madagascar (volume 3)Chapitre 25 sur 204 · CERCLE DE M I A R I N A R I V O · texte numérisé non relu

CERCLE DE M I A R I N A R I V O

Route de Tananarive à la côte Ouest par Ankavandra. — La route de Tananarive à Ankavandra passe par Arivonimamo et entre dans le cercle de Miarinarivo vis-à-vis de Soamahamanina, au gué de la Kalariana. Le pont construit sur la Kalariana est détruit ; le passage au gué est toujours possible (fonds sablonneux).

lre Etape. — La lre étape, en partant d' Arivonimamo, conduit à Miarinarivo.

De Soamahamanina à Miarinarivo (trois heures en filanjana). — Deux routes peuvent être suivies :

lre route (route du Nord). La route directe par Ambohimahiratra (marché le lundi) traverse de nombreuses vallées très profondes. Les ponts construits sur les rivières, affluents du Mazy, ont été enlevés par les pluies. Le terrain argileux est très glissant dans les fortes pentes et. au moment des pluies, les mulets y passeraient difficilement. 11 faut donc éviter cette route à la saison d'hivernage.

2e route (route du Sud). Une deuxième route, passant au Sud de la précédente, part du gué de la Kalariana et suit une ligne de crêtes jusqu'à Miarinarivo, en passant par Soamahamanina (petit marché le vendredi), Ambatomainty et le poste optique. Cette route est muletière.

Gîte d'étape à Miarinarivo. — Miarinarivo, chef-lieu du cercle, gérance d'annexé. Cases pouvant loger 500 bourjanes. Marché le jeudi et le samedi. Eau à proximité. Peu de riz, peu de bois. Le nombre de porteurs de bagages que Ton peut recruter n'est pas limité, si on les demande trois jours à l'avance. On peut trouver également 15 à c20 bourjanes pour filanjana.

2e Etape : De Miarinarivo à Tsiarifarana par Antambiazina. — Route muletière.

De Miarinarivo à Antambiazina (quatre heures et quart). Après le départ de Miarinarivo, traversée du Mazy, 6 mètres de largeur, fonds de sable, rampes d'accès, deux pirogues. En temps normal, le Mazy est guéable. La traversée <lu Mazy est suivie d'une pente ass.z forte qui conduit sur le plateau sur lequel la route se déroule jusqu'à Antambiazina sans pentes méritant d'être signalées. Elle suit la ligne de partage des eaux qui sépare le bassin du Kitambolo des bassins de l'Ankerondrano (affluent de l'Onibé) et de la Manitoavitra (affluent du Sakay).

Antambiazina. Peut être un gîte d'étape. Marché très important le mercredi, à une heure au Sud du village (viande, paddy, nattes). Bois en assez grande quantité dans les vallées tributaires d'Ifanja. Eau potable à proximité. Une école peut permettre de loger 100 bourjanes pendant la nuit. Les tremblements de terre ont rendu les grandes cases en pisé inhabitables.

D' Antambiazina à Tsiarifarana (cinq heures et demie en filanjana). — Route muletière.

La route est très bonne jusqu'au premier passage de la Kibozena (à quatre

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heures d'Àntambiazina) ; en ce point, elle traverse pendant 300 mètres une vu lice marécageuse, et la digue qui forme la route n'est pas suffisamment élevée pour que Ton puisse assurer qu'elle sera toujours franchissable sans difficultés (petit marché le mardi à Ankadinanahary). A cinq heures d'Antambiazina, deuxième passage de la Kibozena, pentes escarpées. Deux pirogues.

Tsiarifarana (Andolofohy). Poste militaire et gite d'étape. lionnes cases. Une école officielle pourrait abriter pendant la nuit plus de 100 bourjanes. Le bois est rare. Eau potable à 800 mètres du poste. Grand marché le lundi à trente minutes Sud du poste. Grand commerce de bœufs et de riz. On recruterait facilement 40 à 50 bourjanes en une journée.

3e Étape : De Tsiarifarana à Ambalanirana (14 kilomètres). — A 2 kilomètres à l'Ouest de Tsiarifarana, traversée du Sakay en pirogue. Cette rivière est guéable pendant la saison sèche: la profondeur du gué est de 70 centimètres et le fond est sablonneux. Le chemin muletier suit d'abord un chemin ondulé à TOuest du Sakay, puis longe le pied de l'arête rocheuse de l'Ambohimanoa, franchissant plusieurs ruisseaux insignifiants. A 6 kilomètres environ d'Ambalanirana, le chemin reprend sur un large plateau et aboutit à ce village, après avoir franchi le Saroboy, affluent du Sakay.

Le Saroboy, d'une largeur moyenne de 15 mètres, constitue un obstacle parfois infranchissable à la saison des pluies. Le gué habituel, à fond rocheux, est dangereux pour les animaux de bât. A 2 kilomètres environ en amont, un gué à fond sablonneux, indiqué par un sentier, doit être adopté pour les convois de mulets.

Le parcours de Tsiarifarana à Ambalanirana est facile.

4e Étape : D'Ambalanirana à Betalao (55 kilomètres). — A la sortie d' Ambalanirana, le chemin muletier parcourt un vaste plateau jusqu'à Analabé, ne rencontrant que les passages de IThazonay et des marais de l'Ambaribé (1 kilomètre d' Analabé) que l'on traverse sans difficulté aucune.

Profondeur du gué de IThazonay : 20 centimètres, fond de larges dalles.

La vue est bornée au Nord par la chaîne montagneuse du Kankaola et de rAmbatomainty qui limitent au Sud la région du Yalalafotsy.

A deux heures à TOuest d' Analabé, l'Androtra, gué à fond sablonneux, n'est un obstacle à la marche, ni pendant la saison sèche, ni pendant l'hivernage.

A 2 kilomètres environ à l'Ouest de l'Androtra, le ravin connu sous le nom d'Andriankely présente des versants excessivement abrupts, et les convois de mulets ne peuvent le franchir qu'avec les plus grandes précautions, malgré les aménagements qui ont été apportés à l'ancienne piste. Au delà de ce point, le chemin serpente sur une arête étroite, dominant le cours de l'Ampasindava, affluent du Manambolo, que l'on traverse à 1 kilom. 500, avant d'arriver à Bevato, et qui est guéable en toute saison.

A l'Ouest de l'Androtra, on quitte le bassin du Sakay pour pénétrer dans le bassin supérieur du Manambolo.

Le parcours d'Ambalanirana à Bevato est facile.

5e Étape : De Bevato à Tsiroanomandidy (26 kilomètres). — Bevato, gros village d'une quarantaine de cases, gite d'étape avec logement pour 50 bourjanes; eau excellente: bois; ravitaillement facile en bœufs.

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