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plus confortable et plus hygiénique; un délai d'environ trois mois est nécessaire pour cette construction.

Le pays est fortement mamelonné. 11 est coupé de marais, de rizières et de broussailles.

Les sources, rares à la côte, sont nombreuses dans l'intérieur. La région possède de nombreux ruisseaux et rivières; le Sakaleony, le Fanantara, le Mananjary, le Namorona et le Faraony sont les principaux cours d'eau qui arrosent la province.

Nature du soL — Le sol est sablonneux sur le bord de la mer, alluvionnaire sur les rives des cours d'eau et dans les bas-fonds, argileux partout ailleurs, sauf sur les mamelons où il est argileux-siliceux.

Climat. ^ Les renseignements généraux de cet ordre se résument ainsi : saison des grandes pluies, de décembre à avril; saison des petites pluies, d'avril à septembre; saison sèche, de septembre à décembre.

La température est très chaude et très humide pendant la saison des grandes pluies, fraîche pendant la saison des petites pluies, et chaude et sèche pendant les autres mois.

La chaleur s'atténue au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la côte et, dans l'intérieur, à la saison sèche, deux ou trois couvertures sont indispensables pendant la nuit.

Le climat est très sain.

Eau et bois. — On trouve de l'eau à peu près partout, mais on ne peut pas en dire de même du bois qui ue se rencontre qu'assez loin dans l'intérieur. Les bois de construction existent en quantité suffisante dans la province.

L'arbre du voyageur fournit tous les matériaux nécessaires à la construction d'une case indigène. Les feuilles du ravinala servent à faire la toiture, la côte des feuilles « falafa », donne la cloison et le tronc « rapaka » est transformé en parcjuet.

Les Européens habitent des maisons dont les cloisons et le parquet sont en planches et dont la toiture est, soit en feuilles, soit en tôle, avec plafond en bois. On peut construire à toute époque de l'année. Le prix de revient d'une maison s'élève de 500 à 5000 francs, suivant sa grandeur.

Main-d'œuvre. — La main-d'œuvre est très rare dans la province de Mananjary. Les quelques indigènes qui se parent ,du titre de charpentier ou de menuisier travaillent mal et lentement ; ce ne sont que de médiocres apprentis.

Cultures. — Les renseignements qui suivent donnent une idée des cultures déjà existantes.

Riz. — Il existe trois sortes de riz : le « vary lava », qui se plante dans les marais et sur les coteaux, le « vary vato » et le « vary moro », qui se sèment dans les marais. Le vary lava est en général très blanc, le vary vato et le vary moro sont de couleur rougeàtre et plus savoureux que le vary lava. Ce n'en est pas moins ce dernier qui est le plus recherché.

Le riz de coteau se sème dans un terrain obtenu généralement en brûlant

COLONISATION

la brousse ; rcMiIèviMiicut des mauvaises hei'hes se lail une ou deux fois avant la réeolte.

Le riz de marais (vary lava de marais, vary moro et vary vato) se plante dans un terrain j)réalal)lement piétiné |)ai' les hœul's. l/enlèvement d(;s mauvaises herbes a lieu également une ou deu\ lois avant la récolte, sauf pour le vary vato, que les indigènes laissent pousser sans soin.

Le tableau suivant indique les époques des semis, des repiquages et des récoltes.

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