‹ Guide de l'immigrant aÌ€ MadagascarChapitre 12 sur 114 · ANIMAI · texte numérisé non relu

ANIMAI

^for«JC cl il le re<iar(l(' comme mi joli oiseau. Il lo^e à peu près paitout comme le moineau eouunun, sur les arbres, dans les chaumes et dans les vieux nids. Ces bouvreuils nains volent par petits groupes, |en ordre parfait ; si le chef prend l'essor, tous le suivent à l'instant (Ilist. d'A. Grandidier).

Les deux autres espèces de tisserands sont moins bien connues parce qu'elles sont confinées aux régions forestières, comme en fait foi un de leurs noms focliala ou « fody de la forêt ». Le tisserand sakalave est qualifié fodisay ou petit fody: le màle a la tète et le cou jaunes et le reste du corps brun, tandis que la femelle est tout entière d'un brun paie. Le tisserand de l'Est (Ploceus pensilis), comme son nom scientifique l'indique, construit un nid suspendu, ingénieusement travaillé, qui a la forme d'une cornue de chimie renversée et qui pend à l'extrémité des branches, quelquefois au-dessus d'un cours d'eau. Ces nids ont environ trente ou quarante centimètres de long, la panse formant une ample chambre pour se loger, à laquelle donne entrée par en dessous le tube qui a dix centimètres de diamètre. Les Ploceus pensilis (dans TEst) font leurs nids isolément : mais, pour les Ploceus sakalava (dans l'Ouest) qui ne sont nullement farouches et habitent près des villages, M. Grandidier dit qu'on en voit jusqu'à trente ou quarante ensemble, tous suspendus au même arbre; les nids de ces tisserands de TOuest ne sont pas, connue ceux de leurs congénères de l'Est en forme de cornue renversée. Le nom indigène du Ploceus pensilis, fodifetsij, c'est-à-dire « fody rusé », a été donné à cet oiseau à cause de son adresse à protéger ses petits; sa couleur est noirâtre avec la gorge et le cou jaunes; le màle a la tète noire.

14" On trouve à Madagascar deux espèces d étourneaux, tous deux appartenant à des genres particuliers à l'île. M. Grandidier dit de la première {Harthiubia) qu elle est intermédiaire entre les étourneaux, auxquels la relient ses caractères extérieurs et ses habitudes, et les merles dont le' squelette présente avec le sien une grande similitude. Ces étourneaux sont des oiseaux bruns avec un cri monotone analogue à celui du moineau. Ils perchent souvent ensemble sur une branche, si près les uns des autres qu'on pouirait en tuer une demi-douzaine, et même plus, d^ui seul coup de fusil. Comme l'étourneau d'Europe, ils constituent un mets excellent, pourvu qu'on les prenne à la saison convenable. On leur donne à Madagascar plusieurs noms; celui de hotsa ne jette aucun jour sur leurs habitudes, mais ceux de vorontainomby {oisem fiente de bœufjet de voronianiomby (oiseau terre de bœuf) indiquent qu'ils sont les fidèles compagnons des bœufs.

L'autre oiseau de cette famille, que I on trouve à Madagascar, Falculia palliatcu appartient aussi à un genre spécial à l île. M. Cowan raconte que, pendant son voyage dans le pays bara, il s'était mis à la recherche d une falculie sur les rives d'un petit cours d'eau, affluent de la Manantanana. « .Nous eûmes quelque peine, dit-il, à tuer cet oiseau. Perché tranquillement sur les branches, souvent très haut, il lançait ses notes plaintives, mais mélodieuses, tandis que nous écarquillions les yeux pour arriver à Tapercevoii' : nous ne le vîmes qu'après un assez long temps, et cependant il se tenait perché juste en face de nous, presque au bout de notre nez. » Les Malgaches l'appellent voron-jaza, ou l'oiseau-enfant, parce que son cri ressemble à celui d'un enfant.

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