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Le nom fj^nérique Funiiiqnî^ Hii pii^coii hicii fie ^^afl^gas('a^ est tiré rie §on nom indigène /b//// ou fonitKfo. ((u'on applique également an pigeon austral. 11 est probable que c'est un mot imilalil' de leur tcmm oulement. Le. nom de domoh'nut, dont Tortbograpbe subit beaucoup d(î variations, a été donné aussi à la tourterelle malgacbe par onomatopée. D'autres noms se raj)portent au plumage comme foningoniaifso « pigeon vert » et voroînançjn « oisean bleu ». Voronadabo, qui est le nom provincial du pigeon austral ou vinago, lui vient de ce qu'il se nourrit avec les IVuits de l'arbre adabo, espèce de figuier, tandis que la tourterelle du Cap a reçu l'étrange nom de fzîazotononiua « inexprimable », chez les Tanalas, peut-être parce que son vrai nom est devenu « interdit ou sacré », ce qui semble confirmé par le fait qu'on le regarde comme un « oiseau de mauvais augure ».
Quelque temps après avoir écrit ce qui précède, j'ai trouvé le passage suivant dans l'ouvrage de M. Cowan sur le pays bara : « En suivant la rivière Manantanana, j'ai trouve quelques œufs de guêpier (kirioka) et j'ai vu beaucoup de tourterelles du Cap ou katoto volant aux alentours. Ces deux oiseaux sont rares dans l'Est du Betsileo. Le katoto, jusque dans son nom, est interdit ou sacré ici; on en parle comme de l'oiseau « qui ne doit pas être mentionné ». M. Grandidier, du reste, avait déjà signalé cette superstition. C'est un fait remarquable que beaucoup d'oiseaux de l'Est de l'Afrique et de Madagascar soient sacrés ou regardés avec terreur. La tourterelle du Cap, l'ombrette, le chat-huant (vorondolo) en sont des exemples.
La cinquième catégorie d'oiseaux, celle des Gallinacés, est divisée en sept familles, dont quatre ont des représentants à Madagascar, les pintades, les perdrix, les gangas et les turnix. D'autres familles de cet ordre, celles des dindes et des coqs et poules ordinaires, sont depuis longtemps naturalisées dans l'île.
1° Les pintades sont représentées à Madagascar par une espèce distincte de celle d'Afrique. Ce sont de beaux oiseaux, qui sont très communs dans beaucoup de parties de l'île, surtout dans les plaines limitrophes des forêts, où on les voit courir par bandes de douze à vingt, souvent même davantage. La pintade à mitre ou de Madagascar est méfiante et difticile à approcher, si ce n'est quand on la chasse avec des chiens; du moins, c'est ce que dit M. Pollen de celles du Nord-Ouest de l'île; dans le Centre, elle est plus facile à tuer. Les Antankaranas les capturent en formant des sentiers recouverts de branches, à l'extrémité desquels ils disposent les pièges où ils poussent les oiseaux. Elles se domestiquent sans peine et perdent vite leur humeur méfiante. Leur chair est délicieuse quand l'oiseau n'est point trop vieux. Leur plumage est à fond noir, parsemé de points blancs plus gros que ceux de notre pintade ordinaire. Les femelles, dit-on, sont mauvaises mères, car elles laissent leurs petits à terre au pied de l'arbre sur lequel elles perchent la nuit. M. Dahle dit que le nom indigène à'akangay sous lequel cet oiseau est généralement connu, est l'un des quelques mots qui sont d'origine africaine dans Lidiome malgache; il est en effet identique au nom que les Souahilis donnent à la Numida vulturina dans l'Est de l'Afrique. De nombreux proverbes montrent jusqu'à quel point cet oiseau
a frappé rimaginalion des Malgaches ; nous allons en citer trois ou quatre. Une assemblée de gens soumis au même souverain est qualifiée comme suit » « Akanga tsy roa volo » (pintades qui n'ont pas deux plumages différents); et encore : « Une pintade allant dans la forêt, attendant que la pluie soit dissipée, et surprise par une forte averse ». On fait allusion à la difficulté de s'emparer de l'oiseau dans le proverbe suivant : « Apercevant une pintade au riche plumage et jetant ses volailles aux voisins », ce qui a quelque concordance avec : « Un oiseau dans la main vaut mieux que deux dans le buisson ». Enfin la maxime qui dit : « l'union fait la force », est formulée ainsi qu il suit : « Des pintades qui sont en troupe ne se laissent pas arrêter par les chiens qui les chassent ».
Ici peut se placer une fable qui a trait à cet oiseau : « Un jour, dit-on, une pintade partit pour aller rendre visite à des auns qui habitaient de l'autre coté de la forêt. Ouand elle fut arrivée au milieu des bois, elle prit étourdiment son vol et retoudja les ailes brisées. Alors elle se prit à gémir en disant : « Comment faire? 11 m'est impossible d'aller plus loin, et cepen- « dant il m'est pénible de m'en retourner, car j ai grande envie d'accomplir « ce voyage. » Et depuis on chante souvent une chanson qui dit : « Une •pintade est entrée dans la forêt, où elle ne peut ni avancer, ni retourner sur ses pas, car ses ailes sont brisées, et elle a un grand désir cependant de voir ses parents ».
2° On trouve, à Madagascar, mie espèce de perdrix et une espèce de caille. La perdrix appartient à un genre à part (MargaropcnJix); c'est un bel oiseau au plumage mêlé de noir, de brun et de rougeàtre, semé sous le ventre de points blancs; la femelle est brun clair et beaucoup moins belle. La perdrix de Madagascar est plus petite que celle d'Europe, mais assez comnunie. Souvent le cavalier qui traverse les plaines découvertes en voit qui prennent leur vol piécipité sous le nez même de son cheval. M. Grandidier dit qu elle pond de quinze à vingt œufs et que, d'après les croyances sakalaves, celui qui trouve un nid de tsipoy (comme ils l'appellent) et n'en brise pas les œufs est cause de la mort de sa mère. Si, au contraire, il les détruit, il cause la mort de son père. Une telle superstition vient, parait-il, de ce qu'il est très rare de trouver des nids de perdrix dans l'Ouest. M. Cory fait l'observation suivante : « Bien que le tsipoy ponde beaucoup d'œufs, il n'élève que de petites couvées. La plus forte que j'ai rencontrée était de douze, et encore est-ce exceptionnel. J'ai été frap|)é, au cours de mes chasses, de la grande prépondérance des mâles sur les femelles; à Mantasoa, j'en ai tué trois, dont deux coqs; en 1888, j'en ai tué vingt et une à Ankeramadinika et, sur ce nombre, il y avait seize coqs; enfin, en 1889, j'en ai tué trente-deux, sur lesquels vingt-six étaient encore des coqs. Ce qui donne à croire que les coqs vivent ensemble, selon l'habitude de quelques oiseaux. »
La papelika est une caille identique à l'espèce européenne et elle ne présente aucune particularité qui mérite d'être signalée. Elle est assez commune dans le centre de l'île, et plusieurs proverbes indigènes font ressortir quelques-unes de ses habitudes. Elle est appelée kihomhy ou la caille des