II
Fompoha (Ficus sp.); Raiabo, liane à caoutchouc; Rotra, espèce dTM^eîi m; I se rencontrent
RslÎY [Mœsa trichophlebia); j dans le Menabé
Dimaka, sorte de palmier; > et produisent des
Angavo ; 1 fruits très estimés
Vakoa {Pandanus utilis); \ des Sakalaves.
Tandraxidi (Pandanus sp.) ; ] Tsingilofilo ; /
Adabo. — Fournit un fruit comestible, mais dont l'ingestion en trop grande quantité amène des vomissements de sang. 11 en existe deux genres dans le Menabé ; Tadabovavy (Ficus cocculifolia) ou adabo femelle, dont les feuilles sont plus grandes et les fruits plus gros que ceux de l'adabolahy (Ficus Sakalavorum) .
Les Sakalaves du Menabé apprécient beaucoup les graines du voahazo (Sesamum indicum, L.) et du reniala (Adansonia Grandidicri).
Enfin, Ton trouve sur de nombreux points du littoral, notamment sur la côte Ouest, une sorte de raisin sauvage ainsi que le voarointsaka (Rubus apetalus).
Fruits de la 2' zone ou zone moyenne (200 à 800 mètres).
Bananier. — Vient partout sur les deux versants, sauf dans le Sud.
Manguier.
Goyavier.
Citronnier. — Abondant dans le Sud.
Néflier du Japon.
Framboisier sauvage. — Assez commun sur la route d'étapes. Cactus ou Nopal.
Arbre de Gythère. — Se rencontre dans les régions indiquées plus haut, jusqu'à l'altitude de 800 mètres.
Voara. — Fruit ressemblant à la figue, très sucré et parfumé. Se trouve en abondance surtout dans la région Nord-Ouest d'Anativolo, près de Vohilena.
"Voantsimperifery (Piper borhonense). — Espèce de poivre; fruit petit et rond, rouge, disposé en grappes, parfumé, de saveur brûlante. En abondance dans toutes les forêts.
Voantamenaka. — Fruit du tamenaka, arbuste qu'on trouve en grande quantité dans le Nord de l'imcrina; il est en forme de prisme; c'est un excellent vermifuge. L'enveloppe jaunâtre est ferme et lisse.
Voantentina. — Fruit du tentina [Phyllantus casticum), rouge et de la grosseur du fruit du lilas. L'arbuste, dont le bois sert à faire des paniers de pèche, se trouve en abondance dans le Nord de l lmerina.
Voandrafy (Mœsa irichophlebia) . — Sorte d'Hibiscus que l'on trouve en. abondance à la lisière occidentale de la forêt de l'Est. Fruit petit, disposé en grappes, blanc à maturité.
PRODUITS VÉGÉTAUX
Voamfamelona. — Fruit du famolona, ressemblant un peu à la prune, cylindrique, jaunâtre, sucré. Coinnum dans la grande foret. Le bois de l'arbre est employé dans la construction.
Voarapaka. — Fruit assez semblable au précédent.
Fruits de la 3' zone ou zone élevée (800 à 1700 mètres).
Bananier. — Se rencontre presque partout, sauf peut-être dans le voisinage de la forêt (par exemple, dans le secteur de Tsinjoarivo). Le fruit, qui est de qualité médiocre, mûrit à peu près en toute saison.
Manguier. — Se trouve partout (avec la même restriction) ; c'est le vulgaire mangot. La mangue vato, plus petite, plus parfumée et moins fdandreuse, est très bonne. La saison commence en avril.
Goyavier. — Existe partout; fruit parfumé, de bonne qualité. La saison commence en avril.
Néflier du Japon. — Fruit petit, mais de bonne qualité, très sucré. Se récolte en avril, mai.
Pêcher. — Très commun dans toute la région centrale. Les indigènes cueillent la pèche, comme tous les autres fruits du reste, avant sa maturité. Le fruit est généralement médiocre. L'espèce est de qualité inférieure, et, en outre, l'arbre n'est ni soigné ni greffé.
Le pêcher est extrêmement abondant dans le secteur de Tsinjoarivo. où il est presque le seul arbre fruitier. Il fleurit en juin, juillet et août. Les fruits atteignent leur maturité en janvier et février.
Ananas. — D'assez bonne qualité, mais cueilli avant maturité en décembre, janvier et février. Commun dans le Yoromahery (surtout à Ambohidratrimo) et dans le Betsileo.
Grenadier. — Se trouve dans le Yoromahery. Fruit assez bon en janvier, février, mars et avril.
Oranger. — Peu répandu, ne vient pas bien dans le voisinage de la forêt, qui est trop froide et surtout trop humide; le fruit est assez bon.
Citronnier. — Assez commun; fruit très parfumé (voir plus bas Yoasary).
Limonier.
Mandarinier. — Peu commun.
Prunier (dans le Yoromahery). — Fruit médiocre. Pommier (dans le Yoromahery et le Betsileo). — Fruit d'assez bonne qualité en avril et mai.
Cognassier (dans le A'oromahery) .
Alkekenge ou Physalis edulis (dans le Yoromahery). — Ne mûrit pas bien. Mars, avril.
Figuier (dans le Yoromahery). — Rare.
Fraisier (dans le Yoromahery). — Betsileo. Amandier (dans le Yoromahery).
Pomme liane (dans le Yoromahery). — Fruit médiocre, parfumé, fade. Pommier rose ou Jamrosa. — Rare. Cultivé au Jardin de Nahanisana.
Abricotier \ Ces arbres n'ont guère été essayés jusqu'ici que dans Poirier i le parc de la résidence de Fianarantsoa et au Jardin Châtaignier > d'essai de Nahanisana. Ils paraissent devoir réussir dans Noyer \ toute la région centrale. Le poirier semble s'acclimater
Cerisier / assez difficilement.
Nous allons ajouter un certain nombre de fruits malgaches, goûtés par les indigènes seuls et qui n'ont pas de noms français.
Voaramontsina. — Rond comme le fruit du lilas de Perse, rouge à maturité; se trouve dans la région de l'Angavokely et sur la lisière de la foret.
Voafotsy (Apfiloia theœformis). — Fruit petit et rond comme celui du lilas; blanc, aigre-doux avec un arrière-goût d'amertume. Croît à la lisière des forets. Les feuilles de l'arbre servent à la préparation d'une boisson analogue au thé.
Robia. — Fruit rond comme celui du lilas, blanc, présentant une saveur acide, sans aucun parfum. Se trouve en abondance à xVntongodrahoja.
Zahana (Pliyllarthron bojerianum). — Fruit de la longueur d'un haricot, mais plus gros, vert, sucré, possédant un parfum très prononcé. Occasionne des indispositions. Se trouve en grande quantité sur la lisière de la forêt, près d'Ankeramadinika. Les indigènes se servent du bois pour faire des manches.
Hitsikitsika (Colea Telfaireœ). — Fruit de la grosseur du précédent, de saveur piquante et amère. En abondance sur la lisière des forêts.
Voamarontampona (Espèce (ÏEiigenia). — Ressemble au fruit du lilas; vert, sucré. En abondance à la lisière des forêts.
Voankandrina (Garcinia Gerrardi). — Ressemble à la goyave; vert, de saveur douce. En abondance dans la région d'Anjozorobé (antatamokely).
Tapia [Chrysopia) . — Arbre dont les feuilles servent à la nourriture des vers à soie. Le fruit ressemble à celui du rotra, sucré, parfumé, rouge, renfermant de petites graines. Très abondant dans l'Imamo.
Amontana (sorte de figuier). — Fruit sucré, ressemblant à celui du lilas. Abondant dans l'Imerina.
Voara (sorte de figuier) — Fruit rond comme la goyave, rugueux à l'intérieur, vert à Textérieur, un peu acidulé. Commun dans l'Anativolo.
Voaroihazo. — Fruit du Hazondandy ou mûrier. Rond comme le fruit du lilas, extérieur rugueux, rouge, mou, sans noyau, sucré. ■ Voarointsaka (sorte de framboisier sauvage, Rubus apetalus). — Ressemble au précédent. Se trouve à la lisière de la forêt. Rois épineux.
Voantsianaranana. — Fruit de l'Ampaly, ressemblant à celui du lilas, vert rugueux à l'intérieur, sucré et parfumé. Très commun à la lisière de la forêt.
Voandravintsara. — Petit comme la morelle, bleu foncé, à enveloppe .iiince, l enferiiie un noyau. Commun en Imerina.
Nonoka (Ficus Mellerï). — Petit comme le précédent, mais dépourvu de noyau, rouge. Commun sur la lisière des forêts.
Ambrevade (Amberivatry). — Graine petite, ronde et plate. C'est plutôt
PRODUITS VKGÉTAUX.
un légume; très comiuun à Tsienirnparihy. La feuille est employée pour rnlimt'iitation du bombyx indigène.
Seva. — Fruit petit comme la morelle, disposé en grappes, dépourvu de noyau. Les indigènes rem|)loient pour faire une sorte de rbum. Se trouve en grande quantité sur la lisière de la forêt.
Voasary. — Est le nom générique des citronniers et des citrons. Il en existe plusieurs espèces entre le voatolongo, gros comme un melon et le voamandina, qui est de la grosseur d'un œuf de poule. Tous sont très par fumés; quand la maturité n'est pas complète, la saveur est acide.
Différentes espèces de bananes
On connaît la classification créole assez originale qui divise les différentes espèces de bananes : en « figue sucrée », « figue pomme », « figue Raimbaud », « figue Dieu m'en garde! » « figue passe encore », a figue plût au ciel! » « figue protégez-moi ma mère », gradation ascendante des plus expressives.
Moins pittoresque est la classification malgache qui distingue les espèces suivantes :
Akondro batavia. — Fruit court et assez gros, vert à maturité. La plante n'est pas haute. Jl y en a en Imerina, mais surtout au bord de la mer, et à l'Est sur les bords de l lharoka, à Sahamavony, à Mananjary, à Mahanoro.
— fody. — La plante et le fruit sont rouges. Il y en a en Imerina et à une certaine distance du bord de la mer, comme à Sahamavony et dans le district de Vatomandry.
— mavokely. — Jaunâtre, la plus sucrée des bananes. En abondance en Imerina.
— tsiomeroa. — Très long et gros, vert. Sur la côte Sud-Est, entre Mahanoro et Fort-Dauphin.
— boroboaka. — Vert, enveloppe lisse. Commun en Imerina.
— mahia. — Petit et jaunâtre, non sucré, mais acidulé. En abondance en Imerina.
— felatanamamba. — Régimes très fournis, fruit assez court. En grande quantité à Ampasimbé et à Ranomafana.
— tsienemboka. — Ressemble à la banane tsiomeroa, mais est plus gros. Il y en a beaucoup à Imamo, Sahambava, Iharana, Vohimasina, Maroantsetra, Anonibé.
— mena. — Courte et rouge; on la fait griller comme le manioc. En abondance à Ankarambilo (district de Mahanoro).
— ranjaliha. — Très petite, jaune et sucrée ; se trouve à Sahafitra, dans le district d'Anonibé et dans la province de Tamatave.
— hazo ou bemavo. — Le fruit n'est pas comestible; mais on mange les tubercules. En abondance au bord de la mer, sur la côte Est.
En résumé, quelques fruits des pays chauds viennent dans la zone supérieure, beaucoup de fruits d'Europe s'y trouvent déjà et les essais prouvent
que tous ou à peu près tous y réussiront; mais ils sont assez médiocres, tout d'abord parce que les indigènes les cueillent trop longtemps avant leur maturité, soit par la crainte des vers, des piqûres, soit pour réaliser de suite le bénéfice qu'ils en attendent, ensuite parce qu'aucun arbre fruitier n'est l'objet du moindre soin et que les Malgaches ne connaissent ni la taille ni la greffe.
Il est hors de doute que les bananes et les ananas, par exemple, seraient bien meilleurs si on les cueillait un peu plus tard. On sait que le régime ne doit être coupé que lorsque les fruits, s'étant arrondis (par la disparition des côtes), commencent à s'ouvrir ou à se fendre (un ou deux) sur la première main de la partie supérieure du régime; le régime coupé est ensuite suspendu pour permettre à la maturation de s'achever ; la teinte jaune d or indique que le fruit est à maturité. Or, les Malgaches servent presque toujours les bananes vertes. Quant à Tananas, il est mûr lorsque les feuilles de la touffe qui couronne sa partie supérieure se détachent sans elfort à la main.
On peut affirmer que la taille et la greffe amélioreront considérablement la mangue, la pèche, la prune, la pomme et tous les fruits en un mot qui ontétéénumérés, lesquels viennent bien, mais qui, complètement abandonnés à eux-mêmes, sont de médiocre qualité.
Vigne.
La vigne a suivant toute probabilité été importée à Madagascar à une date très ancienne. La vigne indigène n'est pas cultivée en grand. On en trouve quelques ceps près des maisons et dans les jardins, en Imerina, à Ambositra et dans le Betsileo qui donnent d'assez bons fruits et en très grande abondance.
La vigne produit dès la première année de plantation. Dans fimerina, elle fournit jusqu'à trois récoltes par an : en janvier, en mai et en août. La récolte de janvier est la plus importante, mais le raisin est aqueux, ayant fleuri et mûri pendant la saison des pluies. Le raisin est noir, beau, assez agréable, mais avec un goût de cassis très prononcé, goût qui rappelle « l'othello ».
Les ceps français essayés par les Pères Jésuites dans les environs de Tananarive ont été attaqués par l'oïdium, mais ils semblent réussir sur d'autres points, comme à Ambositra ou à Ivato (près de Tananarive), chez M. Rigault.
Quant aux ceps américains, ils ont réussi partout. En ce qui concerne la fabrication du vin, il n'en a été fait jusqu'ici que deux ou trois timides essais, à Tamatave par M. Martin Fourchambault, à Fianarantsoa par les Pères Jésuites; le vin ainsi obtenu était faible en alcool et reproduisait, en l'accentuant, le goût de cassis; c' était en un mot une boisson médiocre. Mais on ne peut rien conclure de cette première tentative, de ce vin fabriqué par des personnes inexpérimentées, d'après des procédés défectueux, avec un matériel rudimentaire et un raisin nullement amélioré. Dans l'état actuel de la question, on peut dire qu'il est probable qu'on arrivera à produire dans les
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environs do Tanannrivo, à Anihositia et à Fianaraiitsoa, un bon raisin de table; niais on ne peut encore allinner que ce raisin permettra de faire un vin de bonne qualité.
Les terres des environs de Tananarive sont ;^n''néralefncnt fortes et assez dil'ticiles à travailler, et elles sont peu fertiles; néanmoins, on pourra trouver dans le Voromahery, sur les flancs des coteaux abrités du vent, des terrains propres à la culture de la vigne, qui pourra réussir à condition qu'on ameublisse le terrain et qu'on le fume abondamment. A Imerinarivo, par exemple (cercle de Tsiafaliy), le commandant du secteur signale qu'il y a 150 boutures de vigne qui viennent très bien; il y a aussi lieu d'espérer que la vigne réussira dans le Betsileo.
L'espèce actuelle est à améliorer; les cépages existant pourraient sans doute servir de porte-greffes aux bonnes espèces françaises. Des expériences se poursuivent en ce moment à la station agronomique de Tananarive dans le but de déterminer les conditions locales de cette culture et de faire connaître quel est le plant le plus avantageux à employer.
Champignons.
Les champignons se trouvent en assez grand nombre en Imerina, dans la région qui borde, à l'Ouest, la grande forêt (notamment dans les secteurs Nord et Sud de la Yarahina et dans le secteur de Tsinjoarivo ) ; on les rencontre en bien plus grande quantité dans la campagne que dans la forêt. Les indigènes les désignent sous le nom générique de « holatra ». Les champignons vénéneux « holabaratra » présentent souvent une coloration noire à l'extrémité supérieure de la tige et dans la partie feuilletée.
Les variétés comestibles sont assez nombreuses; les plus connues en Imerina sont :
Le Holataboka, grand champignon blanc de 10 centimètres de diamètre; rare. Le Holabetongotra, semblable au précédent, à pied plus gros; rare.
Le Holapotsij, de taille moyenne, d'une blancheur de lait; commun.
Le Holamanajiety, petit, de 5 centimètres de diamètre, blanc, sec.
Le Hoîatsaonjo, bleuâtre, d'apparence soyeuse, de 5 à 6 centimètres de diamètre ; rare.
Le Holajanakomhy, brun, épais, de 8 à 10 centimètres de diamètre : assez rare.
Le Holamena, de taille moyenne, mou et rouge; très commun. Le Hoîakibobo, moucheté noir et blanc, haut sur pied, de 5 centimètres de diamètre.
Le //o/aA:i7si/:a, bleuâtre, de 7 à 8 centimètres de diamètre, haut sur pied; rare.
Le Holatsakay, petit, écarlate, de 4 centimètres de diamètre; commun. Le Holatamotamo, jaune paille, de 5 ou 6 centimètres de diamètre ; commun.
Le Holabato, blanc, de 7 ou 8 centimètres de diamètre; très commun. Le Holatratinkena, très grand, de 15 à 20 centimètres de diamètre, jaune, percé en dessous d'une série de petits trous; commun.
Le Holatapia ressemble à Tholabato, mais est plus mou; très commun. Le Vangoala, nom betsimisaraka du nonobazo.
Les truffes se trouvent en grande quantité dans le secteur Nord de la Yarahina (à Manjakandriana), principalement dans les régions non boisées.
Produits divers.
Miel et cire. — Le miel et la cire animale se rencontrent surtout dans les régions boisées, notamment dans le pays bezanozano, dans les provinces d'Anosibé, de Maroantsetra, deSahambava, dans les secteurs de la Yaraliina, de Tsinjoarivo et, dans le Sud, chez lesTanalas et dans la province de Farafangana (beaucoup notamment dans le secteur de Yangaindrano). Dans le Sud- Ouest, dans le pays de Rativoko en particulier, on trouve aussi de la cire; mais les indigènes distillent les essaims d'abeilles avec leurs larves pour en faire de Feau-de-vie. Les Bezanozanos, en particulier, récoltent beaucoup de cire et de miel. Ils établissent les ruches au sommet de grands arbres qui poussent dans le fond des vallées, tels que le hazoinona, le fotona, le hazoambo, etc. ; car ils savent que, pour que l installation des ruches réunisse les meilleures conditions, il faut qu'elles soient placées près d'un ruisseau et à proximité des prairies et de plantes fourragères ou aromatiques ; or, la sauge, le thym et la menthe couvrent les coteaux peu élevés de la foret de Moramanga.
La ruche indigène est un cylindre en bois, creusé à la main et clos au moyen de disques que les habitants appliquent aux deux extrémités; à Laide de bourrelets, ils obtiennent une fermeture presque parfaite. Sur chaque disque est ménagée une ouverture suffisante pour donner passage aux abeilles. Cette ruche appelée « vata » est suspendue horizontalement à une certaine hauteur dans l'arbre. Cette opération se fait au commencement de l'été, c'est-à-dire vers le mois de novembre. Les abeilles y construisent leur nid et, en avril, a lieu la récolte du miel. Pour enlever le miel et la cire, on commence par faire un violent feu de bois vert au-dessous de la vata. Les abeilles chassées par Lépaisse fumée s'envolent aux environs de la ruche; alors le propriétaire, grimpant dans l'arbre, retire de la vata le nid formé de cire et de miel. L'opération terminée, on éteint le feu et les abeilles réintègrent la ruche.
Les Bezanozanos sont très amateurs de miel ; ils s'en servent surtout pour fabriquer une sorte d'hydromel appelé « toaka-tantely * » dont ils sont très amateurs. Cette boisson est fabriquée en prenant le nid d'abeilles en entier, en le malaxant, en le pétrissant, pour ainsi dire, dans l'eau sous l'effort des mains. Le miel se dissout, tandis que les cellules de cire insolubles surnagent, et le liquide ainsi recueilli est versé dans une courge sèche où on le laisse fermenter pendant une huitaine de jours. Cette fermentation paraît se produire sous la seule action de la chaleur.
Les résidus du nid d'abeilles sont portés dans des marmites en fer qu'on