Cette exploitation est aujourd'hui interrompue
l.NDUSTKIES ACTUELLES.
fourniture du corps d'occupation et proposait les conditions suivantes
Sous-palan, on rade Kii rade
de Die^'o-Suarez de Tamatave.
La tonne de I 000 kilo^niniines. . . 25 » 55 ))
— en sacs 100 kilogrammes 128 » 40 »
— en sacs de 50 — 51 » 45 »
En résumé, cette entreprise paraît être en voie de réussite. Elle prend de jour en jour plus d'extension et est assurée du placement de ses produits. Toutes facilités pour l'exportation viennent, en outre, de lui être données par la suppression du droit de sortie.
Sur la côte Ouest, on trouve un certain nombre de grandes salines naturelles, notamment à Mandroatsa, un peu au Sud de Tsimanandrafozana ; à Ranopasy, au Sud de Morondava; à Ambao, au Sud de la grande baie de Morombé.
Nous verrons, dans le chapitre « Industries à créer », quel avenir paraît assuré à l'industrie salinière à Madagascar.
Sel malgache. — Comme nous l'avons vu en étudiant les produits minéraux, dans l'intérieur de l'île et particulièrement en Imerina, dans le Betsileo et dans les pays de l'Antsilianaka et des Bezanozanos, les indigènes emploient comme sel le produit de la lixiviation de certaines plantes.
Ces plantes ou, du moins, la production de ce sel paraît localisée dans certaines régions de Manjakandriana, d'Antsirabé et de Mahatsinjo; elle est surtout importante dans ces deux dernières. Le procédé de fabrication du sel est le même dans l'une et dans l'autre. On brûle les herbes salines^ et, par le lessivage des cendres, on obtient de petits blocs d'un sel assez impur, dont il se fait un assez grand trafic, et que les indigènes emploient presque exclusivement pour la préparation de leurs aliments.
Nous avons parlé avec quelque détail des plantes qui servent à la fabrication de ce sel au chapitre des produits minéraux. Comme nous l'avons fait remarquer, ces plantes tirent leurs propriétés salines du sol qui les nourrit. Cette constatation permet de supposer que les terrains de ces régions renferment du sel gemme assimilé d'abord par les plantes et restitué ensuite par le lavage des cendres. La découverte récente d'une source saline à Mahatsinjo semble confirmer cette hypothèse. 11 serait intéressant d'étudier cette question, de reconnaître la nature de ce sous-sol en ces divers points et de rechercher, le cas échéant, les gisements de sel gemme qui peuvent exister à une certaine profondeur. On conçoit de quelle importance économique et industrielle serait la découverte de gisements de sel gemme.
En dehors de la fabrication de ces pains, la présence du sel a été constatée en certains points de l'intérieur de l'île. A Analalavoka, par exemple, dans le cercle des Baras et des Tanalas, les indigènes recueillent à fleur de terre un sel qu'ils emploient pour la préparation de leurs aliments; l'endroit où
4. Voyez aux a Produits minéraux », pages 166 et 167, l'indication de ces herbes.
GLIDE DE L'IMMIGRAÎNT A MADAGASCAR.
se fait r exploitation est situé à 1 kilomètre environ de la ri^e droite du Menarahaka, à l'Ouest d'Analalavoka, dans un léger bas-fond, mesurant 8 à 10 kilomètres de longueur sur 800 à 1 200 mètres de largeur; à Tépoque des grandes pluies, il est recouvert par les eaux.
Pour Textraction de ce sel, les indigènes placent la terre saline dans une natte complètement recouverte d'eau ; celle-ci dissout le sel et tombe dans un récipient en bois disposé sous la natte; puis elle est soumise à l'ébuUition jusqu à évaporation complète; le sel se dépose au fond des marmites.
La reconnaissance de ce terrain salifère ne serait pas seulement importante au point de vue d'une exploitation industrielle, mais elle présenterait aussi un véritable intérêt scientifique.
L'existence de gisements de cette nature prouverait, en effet, que l'on trouve dans cette région des terrains sédimentaires d'origine récente et que la zone de ces terrains, déjà reconnue sur la c(Me Est, s'étend vers l'intérieur beaucoup plus loin qu'on ne l'avait supposé tout d'abord. Il serait intéressant, en particulier, de savoir si l'on se trouve en présence d'un ancien lit d'eau saumàtre, ou d'infiltrations salines, ou, enfin, de gisements sous-jacents de sel gemme que des fouilles convenablement dirigées pourraient mettre à découvert.
Ajoutons à ces renseignements que M. Bonnemaison a signalé la présence d'importantes salines naturelles dans le pays de Rativoko dans le Sud-Ouest de l'île.
Industrie sucrière. — 1" Sucre maîgache. — En luierina, les Ho vas concentrent le jus de la canne à sucre et le font cristalliser; ils obtiennent ainsi un sucre très grossier, d'un jaune sale, renfermant encore une forte proportion de mélasse, qu'ils vendent sur les marchés sous forme de galettes aplaties. Le gros gâteau vaut sur le marché de Tananarive de 80 centimes à 1 franc.
'2" Sucre cV usine. — Dès 1842, un négociant de la Réunion, d'accord avec le gouvernement malgache, a établi à Mananjary deux sucreries qui ont dès le début donné des résultats très satisfaisants, mais bientôt les ouvriers, s'étant révoltés, ont saccagé les plantations et la guerre de 1845 a consommé la ruine de cet établissement.
Presque en même temps, une autre sucrerie a été établie à Mahasoa, près de Tamatave (à 15 kilomètres dans le Sud-Ouest); le gouvernement malgache essaya d'abord de la faire diriger par des indigènes, mais il fut bientôt obligé de recourir à des étrangers. Une deuxième usine fut alors établie près de la première, sur les bords de l'Ivondrona, et, en même temps, des plantations furent créées. Ces usines étaient en pleine prospérité en 1895, au début des hostilités avec la France; mais elles ne fonctionnent plus depuis la dernière guerre. Elles appartiennent à M. Maricot.
A Mel ville, à l'est de Mahasoa, existe une autre usine sucrière qui appartient à MM. Bonàme et C'% et est actuellement en pleine activité.
Enfin, au Nord de Tamatave, l'usine « l'Avenir », propriété de M. Dupuy,