AO
Bidon ordinaire . j »
Plats à cuire. . . .
Bidon à lait (petit)
Bouilloire
— fgrand)
Grande marmite . .
Porte-cartes (petit)
Petite marmite .
— (grand)
Cafetière
Malles en fer-blanc (I" grosseur) .
Bougeoir
Moule à bougies . .
Bijouterie, orfèvrerie. — Ces industries existent en Imerina, dans le Betsileo et sur quelques points du littoral. En Imerina, les orfèws et
joailliers formaient autrefois une corporation ; ils étaient chargés de la fabrication des bijoux royaux, couronnes royales, vaisselle, joyaux divers, etc. ; leur centre était à Tananarive (quartier d'Ambatovinaky).
Leurs procédés de fabrication des différents bijoux sont encore des plus simples : après une fonte grossière, les dessins, les ornements sont faits au burin.
Aussi ces bijoux sont-ils généralement lourds et sans élégance. Cependant, les Ilovas ont un goût marqué pour le travail des métaux précieux, mais, la plupart du temps, ils copient des modèles mal choisis et mal fabriqués ; toutefois, dans ces dernières années, un Mauricien, Joseph Spiral, placé à la tête de la corporation des orfèvres indigènes, a apporté (pielques procédés plus modernes à la fabrication des joyaux de la couronne. C'est ainsi que la couronne royale de la dernière reine, qui est déposée au musée de Tananarive, est une assez belle pièce d'orfèvrerie ; de même, la décoration ou croix de Radama, qui a été remise par la reine au général Voyron au moment où il a quitté Madagascar, est un travail artistique assez finement exécuté.
Les bijoux qui se fabriquent couramment à Tananarive sont des chaînes de montre, des boucles d'oreilles, des broches, des épingles de cravate, des boutons de manchettes, des parures de chemise, des bracelets, quelques colliers et principalement des bagues.
Le prix des bagues en or varie, suivant le poids, de 10 à 50 francs; celles en argent se vendent 2 francs, 2 fr. 50 et 5 francs. Les chaînes de montre, en or, valent de 50 à 80 francs, en argent, 12 fr. 50 et 15 francs. En général, les bijoux d'or se vendent de 20 à 25 francs le poids de 4 gr. 1/4.
Il se fabrique aussi quelques bijoux dans le Betsileo, mais les rares orfèvres que l'on rencontre à Fianarantsoa sont tous des Ilovas. D'ailleurs toutes les industries un peu fines sont aux mains de ces derniers, car elles ne conviennent pas à l'esprit béotien du Betsileo.
La monnaie coupée, n'ayant plus cours aujourd'hui, fait généralement les frais de ces bijoux et est employée à confectionner des bagues, des anneaux, des anneaux de cheveux, « fiadana », et d'autres ornements en argent très ''echerchés par les femmes du pays.
Sur le littoral, l'industrie de la bijouterie n'existe guère qu'à Majunga, où l'on trouve deux fabriques de bagues, de bracelets et de chaînes d'or et d'argent tenues par des Indiens.
La valeur de l'or dans cette ville est de 82 fr. 50 à 85 francs les 27 grammes. Cet or provient des régions de Suberbie ville, de la Mahajamba et de la Menavava.
Horlogerie. — Cette industrie n'existe pour ainsi dire pas à Madagas-^ car ; c'est à peine si l'on trouve un horloger indigène à Tananarive et deux magasins européens, l'un à Tamatave, l'autre à Dicgo-Suarez. il est juste d'ajouter que l'atelier de bijouterie-horlogerie de l'École professionnelle de Tananarive se charge de la réparation et de l'entretien des montres^ pendules et horloges.
INDUSTRIES ACTUELLES
Fabrication des cigares. — Nous avons 1. 11, p. 10'), an cliapiiio
«Pioduits VL'«i(''taii\ », les l'égions de fultiiic du tabac, ainsi (jue l(!s procM'flrs de rccolto et de préparation des feuilles actuellement en usage chez les indigènes. Ces feuilles sont employées à fal)ri(juer, soit du tahac à chiquer, soit des cigares. Nous avons vu comment s'ohtient le tahac à chi(|uer.
Pour la fabrication des cigares, les feuilles sont coupées m(;nu dans le sens de la largeur en diagonale, après avoir été trempées dans Peau pendant une journée. Les rubans ainsi obtenus sont ensuite roulés à la main dans une feuille choisie parmi les plus résistantes et les plus saines, dont les bords sont collés avec du « koba » ou colle de riz. Quelquefois, les feuilles sont injectées d'un sirop de sucre, mais cette pratique est à peu près a ba ndo n n é e a uj o u rd 'hu i .
C'est surtout en Imerina que cette industrie est répandue ; elle existe aussi dans le Betsileo, comme nous Pavons mentionné, mais cette province exporte beaucoup de son tabac en Imerina. Les principaux centres de fabrication de cigares dans cette dernière région sont :
Ambohitrangano (au Nord d'Ambohimanga), Soanierana (près de Tananarive), où cette industrie est exercée par d'anciens élèves de M. Laborde ou leurs descendants, et à Ambatoroka (à l'Est de Tananarive).
ATananarive, les cigares se vendent 5 centimes les quatre et 80 centimes le cent.
La reine, comme la plupart de ses sujets, chiquait la poudre de tabac dont nous avons déjà indiqué la préparation ; son tabac à chiquer était préparé spécialement pour elle à Ambohimanga.