‹ Guide de la Basilique St. Marc à VeniseChapitre 17 sur 46 · ET CHAPELLE ST. CLÉMENT · texte numérisé non relu

ET CHAPELLE ST. CLÉMENT

La voûte or. sous la tribune offre les apôtres Jacohus et Filippits ; ils bénissent en tenant étendus le pouce, l'index et le petit doigt, pendant que sous l'occ. on voit les martyrs Bacchus et Serge ; sous ce dernier, qui a les éperons à ses pieds, on lit : Lazarus B, (?) F.

Dans la calotte de la tribune supérieure il y a une croix à huit branches, et ses pendentifs n'ont que des ornements en ramage.

Quant aux arcades, la sept, est sans figures, pendant que la mér., indépendamment d'une croix à huit branches à son sommet, a d'un côté les martyrs Géorge et Théodore, et visà-vis les archanges Michel et Gabriel qui soutiennent d'une main le labarum, et de l'autre une espèce de petit bénitier avec un médaillon contenant l'Enfant Jésus, orné du nimbe crucifère, bénissant à la latine et avec ses mon.5 grecs : c'est une mos. très-ancienne. Des deux autres arcades l'occ. présente S.^

Antoine de Padoue avec S.* Bernardin de Sienne, et Tor. les martyrs Fabien et Sébastien.

À propos de ces saintes images il est à noter, que quatre d'entr'elles ont été les premières épreuves de jeunes M.^ .Da Ponte Aug. fit S.^ Antoine, et Léon. Cigola S.^ Bernardin, tous deux sur les cartons de Pierre Vecchia ; Gabriel est l'essai de Pierre Scutarini et Michel de J. B. Paulati ou Paulutti. Un escalier descend à dr. dans la crypte et monte à g. à la chapelle S.* Clément : par un autre escalier on va dans la chaire et dans deux tribunes sous lesquelles on voit un bas-relief rectangulaire, où parmi des branches d'arbre deux grands oiseaux aux ailes déployées se tiennent debout, chacun appuyant son dos à une espèce de conque presque plate.

En s'avançant on passe sous une architrave, tout-à-fait semblable à celle de la chapelle S.^ Pierre et élevée par les mêmes artistes ; il y a quelques restes d'inscr., mais, comme ce n'est qu'un abrégé de celle qui se trouve sur la grande architrave du presbytère, je passe outre.

Les cinq statues représentent la Vierge, couronnée et avec l'Enfant, au milieu, et les saintes Christine, Claire, Catherine et Agnès.

En parlant des mos.^ de la muraille mér. en haut de laquelle s'ouvre une grande fenêtre ronde (diam. m.^ 6,30), on y voit des faits relatifs à S.^ Marc et à S.^ Clément. Dans la partie supérieure à l'e. on a représenté le navire qui, poussé par un vent favorable, vient de quitter Alexandrie qui est

encore en vue ; l'équipage est tout joyeux, et un" peu plus haut deux mahométans s'écrient : Kmiziri, Kanziri, c'est-à-dire Cha^^ciUerie : à l'o. il y a une terre ou un litoral avec des arbres ; le même navire baisse ses voiles, puisqu'on y relâche.

Dans le grand rectangle sous la fenêtre il y a deux anciennes mos.'' Dans l'or, le païen Sisinius surprend sa femme Théodora qui se disposait à assister aux cérémonies chrétiennes que va célébrer le pape S.^ Clément, lequel lui parle avec franchise en lui reprochant son idolâtrie ; inscr. : Presul ait, clerum dicm vis religare seremtm, Esse Deosretis que nectere saxa videtis.

L'autre mos. offre Sisinius devenu sourd et aveugle en punition de ce qu'il avait espionné le Pape célébrant à l'autel ; deux petits enfants le mènent à la main, et Théodora paraît très-affligée du malheur de son mari ; inscr. : Sisinius, sacrata scriitans sihi jure negata, Non videt ahsque mora surdus ; miseret Théodora.

La grande voûte est ornée de quatre tableaux qui ont rapport à la translation du corps de S.* Marc d'Alexandrie à Venise. Le supérieur à l'e. montre la ville Egyptienne et le temple, où Théodore, Staurace, Tribun et Rustique placent le corps de l'Evangéliste dans une caisse; ensuite les deux derniers, chargés de la précieuse Relique et criant Kanzir, se dirigent au port; inscr.: Marcicm furantur, Kanzir Mi vociferantur. Dans l'inférieur on voit la visite des douaniers qui

se retirent en croyant qu' il s'agissait de chair de porc : il y a les quatre personnages du tableau précédent, mais le nom de Staurace ( Stauracius ) dans la dernière restauration a été estropié (Staurchis) ; inscr. : Carnihus absconsum qiterimt fugmntq, retrorsitm.

Le supérieur des deux autres tableaux à To. représente une bourrasque ; sur le navire on voit S.^ Marc qui éveille Tribun en l'avertissant du danger; inscr.: Tellus adest ; naïUe die, vélum ponite eaicte. En effet, on voit tout près une île boisée ; il paraît qu'auparavant elle fût désignée par Struarie ; à présent on lit : Estuarie, Estuario était le nom qu'on donnait jadis à tout l'espace occupé par les lagunes au milieu desquelles s'élève Venise.

Dans le tableau inférieur il y a la réception solennelle du saint corps à Venise; inscr. : Pontiflces, cZerw5, popidus^ dux mente seremts Laudibus atqite choris exciinitnt ditlee canoris.

Dans la demi-calotte, sur la petite porte latérale qui donne accès à l'orchestre, on voit en mos. le buste de S.^ Epiphane, et plus bas vers le presbytère il y a les images des docteurs Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome avec leurs noms en grec.

Des quatre angles curvilignes sous les galeries, trois ne présentent que des ornements et des ramages ; le quatrième (n. o.) offre un chérubin hexaptère.

Quant aux trois arcades, celle sur l'archi-

trave est toute en champ d'or, pendant que dans la sept, on voit d'un côté le Christ et de l'autre la Vierge. N. S. est nimbé, assis sur un trône sans dossier et il a ses mon.^ : l'inscr. a rapport à la doctrine catholique sur le culte des Reliques et des images sacrées ; la voici : Nam Deus est quod imago docet^ sed non Leits ipsa: Ilanc videas, sed mente colas quod nescis in ipsa. Sur le livre que le Rédempteur tient dans sa g. on lit: Ego su lits {lux) mundi (S.^ Jean. VIII. 12.). De r autre côté il y a la S.^^ Vierge avec ses mon. s grecs ; inscr. : Munera dans vite^ Fili, peccata remitte ; en bas on lit: i509. Pétries,

Au-dessous on voit un carré de marqueterie en bois, fesant suite à celles du près-* bytère et représentant S.^ Marc (en bas dans deux petits rectangles on lit : N. F. Q. - M. S. R.) ; vis-à-vis sous le Christ il y a un tabernacle semblable à celui de la chapelle S.^ Pierre, mais les montants latéraux sont moins ornés.

Sous l'arcade mér. on lit : -f- Cristus Ahel cernit, Gain et sua munera spernit ; c' est r inscr . explicative de la mos . exécutée sur la demi - lune correspondante , percée d'une fenêtre d'où le Doge quelquefois entendait la messe qu'on célébrait au maîtreautel.

En effet la mos. représente à g. Abel imberbe qui offre un bel agneau, tandis qu'à dr. on voit Caïn avec moustaches : on ne distingue pas son offrande, parce que la fenêtre

(probablement percée après la mos. et qui n'est pas au milieu de la demi-lune) l'empê(îhe. (V. p. 50.).

Une petite porte au-dessous donne accès au Palais Ducal. Sur sa traverse on lit: + ANN:D. M. C: I VIIII GV- BYX- YITA-

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