‹ Guide de la Basilique St. Marc à VeniseChapitre 9 sur 46 · NEF PRINCIPALE · texte numérisé non relu

NEF PRINCIPALE

f'n entrant dans quelques-unes des prin- J^cipales Basiliques de la Chrétienté, on ^ est aussitôt ébloui et, pour ainsi dire, écrasé par leur vastité, par leur grandiosité et par leur magnificence et richesse ; voilà la première impression que Ton éprouve et qui fait, que l'on s'étonne de la puissance du génie de l'homme qui a pu élever de tels édifices.

En entrant dans S.^ Marc de Venise, on éproave une impression également profonde, mais bien différente : l'âme, puissamment frappée, s'aperçoit et sent tout d'abord, que

Ton est entré dans un lieu consacré au culte de Dieu, dans la maison du Seigneur ; la pensée s'élève avant tout à la Divinité, et ce n'est qu'ensuite qu'elle admire l'oeuvre de l'homme, de cette créature faite à l'image et à la ressemblance de Dieu . ......

On entre ordinairement par le portail, mais quelquefois (en hiver p. e.) il faut entrer par une des portes latérales : même dans ce cas commençons par la porte centrale, en regardant immédiatement au - dessus d' elle une très-belle mos. sous une arcade en brocatelle véronais, soutenue par deux colonnettes à chacune desquelles sert de base un lion en marbre doré, accroupi sur une console également dorée. Cette mos., une des plus anciennes, montre au milieu le Rédempteur assis et bénissant à la latine ; il a à sa dr. la S.^e Vierge : les deux ont leurs mon.^ grecs. À la g. du Christ on voit S.* Marc, un livre ouvert dans sa dr. et avec son nom et son titre en latin. Ce qu'il y a de curieux c'est, que le texte écrit sur le livre est tiré de l'Évangile de S.t Jean (X. 9.) ; le voici : Ego stem hosthim ; jper me si quis introierit^ saU vahitur et pasciia inveniet.

Autour de l'arcade on lit l'inscr. suivante : Jamta sim vite; per me, mea membra, venite.

Plus haut, c'est-à-dire sous le parapet de la galerie, sur une seule ligne horizontale, on lit ces deux hexamètres : + Qids ficerit, de qito te, qiio p7^ecio redemit, Et car te fecerit, dédit ^ omnia mente revolve.

Il y a deux voûtes, la grande près de la façade, et la petite vers la nef.

En commençant par la première, sa partie supérieure est divisée en deux compartiments : dans celui près de la grande fenêtre il y a une croix entre deux anges, chacun desquels porte un labarum ^ fleurdelisé ; au pied de la croix Adam et Eve semblent se réveiller ^du somme profond où ils étaient plongés. À la croix ,sont appuyés la Lance, le Roseau avec V Eponge et la Couronne d' épines ; devant cette dernière un coussin soutient un livre fermé.

C'est r sTOtfxaGLa tou S-povoi), ou simplement sTOtfJiaGia (préparation du trône) par laquelle les Grecs symbolisaient le dernier Jugement. Deux chérubins sont au-dessus.

Le second compartiment contient un grand médaillon avec le Christ entre la Vierge et le Précurseur : Tintoretto en fit le carton.

La voûte offre plus bas dans toute sa largeur deux mos.% chacune avec six apôtres qui, assis sur des nuages, tiennent à la main un livre sur le carton duquel il y a leur nom; tout près de chacun un ange tient élevé un grand lis. Inscr. au n. : Inclita turha senum decus asidet (assidet) hic dicodenum ; Mitndi redores statimnt ùi aede priores ; inscr. au s. : Praesidet m coelis citm Christo turha fldelis : Jure coheredes Patris unica cojitinet aedes. Quant à la place occupée par les Apôtres, il y a à remarquer, que Pierre, Jean, les deux Jacques, Simon et Thaddée sont au s., pendant que Paul, André, Thomas,

Mathieu, Barthélémy et Philippe se trouvent au n. Au lieu de Mathieu on lit vraiment MATtHIAS ; mais sans doute c'est une erreur du M.

Plus bas encore la voûte offre deux autres grandes mos.^ ; la mér. représente le Paradis : Dom. Tintoretto en fit le carton; inscr. : Ad regnum vitae, henedicti quique^ ve^ otite. Est aeterna quibus paœ, gloria^ luXy paradisics. Dans la sept, il y ^a TEnfer : Math. Verona en fit le carton. À g. jaillit un torrent de feu, sur lequel on voit trois anges différemment armés ; Tun tient une lance, Tautre une épée flamboyante, le dernier une épée d'acier ; ils poussent dans les flammes les damnés ; inscr. : Perpetuis dignicruciatihus te (ite) maligni^ Quos tenet aeternus, vorat, itrit, et angit avernits.

Sur le dernier plan il y a au s. (sur une petite porte) un arbre avec le mot Paradisus : cette porte est percée entre deux images de la Vierge ; celle à dr. est avec deux anges et, quoique d'un travail relativement moderne, elle a les mon.^ grecs. Vis-àvis on voit un damné dans les flammes; son nom est Dives ; et de l'autre côté de la petite porte (qui fait pendant à l'opposée et au-dessus de laquelle vole un diablotin) trois damnés sont tourmentés et transpercés par des serpents : il n'y a pas d'inscr., mais c'est sans doute la concupisceittia carnis qui est punie en eux, comme en Lives est punie l'avarice (concupiscentia oculorum).

Cette voûte offre aussi au même plan deux

ligures en mos. près de la grande fenêtre ;

s. c'est le bon Larron qui embrasse sa croix en regardant le paradis ; au n. le cadavre de Judas pendu à un arbre.

Sur le rebord de cette voûte il y, a supérieurement une inscr. relative à l'Évang. S.^ Jean (V. la voûte contigûe) ; la voici : Post finem mitndi com'plendum j^raedico cimctis^ qtcod Deits injustis mala tribuet, et l)ona jiistis. Sur le môme rebord latéralement on voit deux figures debout et couronnées ; elles n'ont pas de nom: celle au n. porte une lance fleurdelisée, et elle est signée par V. Z. F. (VaL Zitccato Fecit), et sous la mér. on lit les initiales du M. : A. Z. F. (Arminius Zuccato Feeit,),

La voûte contigûe est appelée communément la voûte de FApocalypse, car tous les sujets de ses mos.^ sont tirés de ce Livre. Sa partie centrale offre au plan inférieur le Voyant de Patmos, couché sur des nuages, et endormi ou, pour mieux dire, absorbé dans ses Visions.

Supérieurement parmi sept candélabres d'or (quatre à dr., trois à g.) un saint Vieillard aux cheveux blancs, tenant dans sa g. deux clés, et sept étoiles dans sa dr., pousse hors de sa bouche une épée à deux tranchants. (V. Apec. L).

Des deux mos.^ au s. la supérieure représente sept anges, chacun portant une^ petite chapelle ; ce sont les sept églises d'Ephèse, Smirne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philavdelphie et Laodicée, dont les sept candéla-

bres étaient le symbole (V. Apoe. I.) ; inscr. :

Que referOy recte gradibits servare juhete.

Dans la mos. inférieure un ange perce de sa lance le dragon infernal; inscr.: lam regnaturus vincit, nunc hic super atitr ; aux pieds de Fange on lit ; Franciscus Zuchatus V. F. MLLXX.

La mos. supérieure de l'autre côté offre la Cène mystique de V Agneau ; cart. du Pordenone ; inscr. : Beati qui ad coenam mcptianom Agni vocati sunt (Ap. XIX. 9.). Dans Tinférieure on voit à g. la Vierge ailée, à mains jointes, avec une très-belle couronne à cinq pointes fleurdelisées (chacune entre quatre étoiles) et montée sur un croissant, et à dr. le dragon infernal à sept têtes cornues et couronnées, d' une desquelles jaillit un grand jet d'eau ; la queue du monstre est ornée à son extrémité d' un demi-disque étoilé : un saint Vieillard descend du ciel, pendant que deux petits anges enlèvent un enfant. (Apec. XII. 1-5.). Inscr. : Cum nato mulier liberatitr jure draconis.

Cette voûte s' appuie sur les flancs extérieurs des deux tribunes voûtées; ils ont des figures en mos : on voit au s., d'un côté plusieurs tètes de femmes groupées, et de l'autre un ange dressant son vol vers S.* Jean qu' il désigne de sa dr. : le Voyant porte un livre à sa bouche. On lit à ses pieds : Taies scripturae sunt^ et plus bas : Arminius Ziicatus F. L' inscr. autour de la petite voûte est la suivante : Libritm gustavit^ populis Ventura notavit (V. Apec. X.).

Le flanc sept, offre d'un côté trois têtes de femme, et de Tautre S.^ Jean, tenant un livre dans sa g. et élevant sa dr.; on lit en bas : A7vninius Ziccatus F. MD.LXXIX ; inscr. autour de la petite voûte : Qice liber celât genti prescita révélât.

Passons à décrire les deux tribunes, quoiqu'à la rigueur elles appartiennent à la respective nef latérale; néanmoins, leurs mos.^ étant presque exclusivement apocalyptiques, j'en parlerai tout de suite en complément de la voûte de l'Apocalypse.

La calotte de la tribune sept, offre la Sagesse Divine en gloire (on y lit: Sancta Sophia, Sancta Sapientia) et dans ses pendefitifs les Evangélistes. Des deux murs, qui au n. et à l'o. ferment la tribune, le premier a près d'une fenêtre murée les deux martyrs Agricole et Vital, son esclave; le maître tient une grande croix, instrument de son martyre à Bologne : le second est percé par une porte de communication avec les escaliers intérieurs de l'église.

Quant aux deux petites voûtes, la mér.

présente de chaque côté plusieurs Saints, habillés en blanc et montés sur des chevaux qui suivent un cavalier couronné, emblème de J. C. (V. Apec. XIX.); inscr.: Rex regum et Dominus doinincmtium (Ap. XIX. 16.) Patri adit Verhicm comptiiin diademate regum. Celitm coeloritm citm millihus atqiie piorwn.

Sous ces deux mos.% séparées au sommet par de beaux ornements, il y a le nom du M. et la date: F. Z. Y. F. (Franc. Zucatus Venetus) M.D.X.C.

L' autre voûte (or.) offre deux saints évêques, savoir, S.^ Athanase portant un écriteau avec : Quicicmque viclt salvus erit (M. Ceccato), et S.^ Jean de Damas, qui sur son écriteau a le l.^"" v. du ps. 33 : ^Benedicam JDo- Quinitm in omni tempore, A sa g. sur un petit carré blanc on lit : FEB. B. F. {Pliebus Bozza F.),

La tribune mér. représente dans sa calotte N. S. qui monte au ciel entre ^ deux anges, et dans ses pendentifs les Evangélistes : sur le mur mér. on voit en mos. sept anges qui sonnent de la trompette et un autre qui tient un encensoir (Y. Apec. VIII. 2.3.): dans l'arc supérieur il y a plusieurs vieillards offrant à Dieu des couronnes (V. Apec. YI) : le mur occ, où s'ouvre la petite porte de communication avec les escaliers, n'a que des ornements.

Par rapport aux deux petites voûtes elles ont au sommet de Tare le Christ parmi les emblèmes des Evangélistes ; même ici, comme sous l'arcade mér., des vieillards présentent des couronnes à N. S. La sept., très-élégamment ornée dans sa partie supérieure, montre deux tableaux, chacun avec deux cavaliers montés : dans Tor. un cheval blanc est monté par un homme couronné et armé d'arc, et un cheval roux porte un cavalier qui tient une épée ; inscr. : Albus adest primo macro pallenti e (et) opimo. Du côté opposé un homme sur un cheval noir porte une balance, et un cheval d'une teinte blafarde est mionté par la Mort avec le diable en crou-

pe ; inscr. : Est asceiisoricm seqiciliir 'par forma colorum (V. Apoc. VI.).

Ces deux inscr.^ sont relativement modernes, et par conséquent elles ont dù subir une, et peut-être deux restaurations, ce qui suffit pour les rendre intraduisibles. Cependant je me hasarde de les lire et traduire de la manière suivante :

Alhus adest primo nigro, pallenti et opimo :

Ast ascensorum seqiiiticr par forma colorum,

« D'abord le (cheval) blanc est tout près « du noir, du pâle et du gras ; mais pour « les cavaliers il y a la même nuance de « couleurs ».

Pasterini sur les cartons de Vecchia orna de mos.s cette tribune.

Au sommet de la grande coupole occ. on voit le S.^ Esprit sous la forme d'une colombe blanche, nimbée et penchée sur un livre placé sur un trône très-riche : douze rayons en descendent sur les Apôtres, entrecoupant rinscr. circulaire qui est immédiatement audessous; la voici : -f- Spiritus in fiamis super hos distillât ut amnis; Corda replens munit et amoris nexibus unit. Hinc varias gentes^ miracula conspicientes, Fiunt credentes, vim linguae percipientes.

Dans chacun des seize trumeaux on voit deux figures, une d'homme et Tautre de femme ; on y remarque une grande variété de costumes et de teintes (il y en a même de presque nues ) et cela selon les usages et le climat du pays auquel elles appartiennent : sur chaque couple on lit le nom de la nation relative, c'est-à-dire (en commençant au n.) : Parthi, Medi, Elamitae, Mesopotamia^ Jiidaea^ Cappadocia, Pontum, Asiatici, Plirygiam^ Pamphiliam, Aegipticm, Libiam, Romani^ Jitdei^ Crêtes, Arabes, Il est clair, que le M. a non seulement emprunté au ch. II. des Actes des Apôtres (v. 9. 10. II.) les noms des peuples, mais qu'il a aussi suivi l'ordre selon lequel ils y sont cités.

Dans chacun des pendentifs il y a debout un ange tenant le labarum ) trois labarums n'ont que le seul mot SCS, mais dans celui au n. 0. ou lit aussi Domi/itcs : le reste du trisagion est écrit circulairement au-dessous: J)eus Sahaoth. Pleni sunt coeli et terra gloria tua : hosanna in excelsis, Benedictits qui venit in nomine JDomini : osanna in excelsis.

Du sommet de la coupole pend une longue chaîne métallique dorée, qui soutient une sphère percée à jour et dorée, à laquelle est suspendu un grand lampadaire grec en laiton et en forme de croix à six branches (dont quatre horizontales et s'entrecoupant à angles droits) ; il porte de petites lampes il r huile au nombre de cent-douze.

À l'instar des transsepts, la nef centrale

est bornée à mi-hauteur par des galeries qui communiquent entre elles ; probablement, selon Tusage oriental, les femmes y montaient pour assister aux cérémonies sacrées.

Or, ces galeries ont deux espèces de parapets en marbre grec : ceux sur les petites nefs, latérales à la principale et aux transsepts, sont formés par une balustrade de colonnettes et de pilastres; les autres par des dalles carrées ou quadrilatères, toutes de la même hauteur et réunies par des pilastres. A propos de ces dalles il faut noter, qu'elles offrent (presque toutes d'un seul côté) en bas-relief des croix, des animaux, des plantes, des fleurs, etc., étant toutefois anépigraphes ; un petit nombre parmi elles présentent au milieu un trou artistiquement percé, une espèce de claire-voie.

Je tiens, que ces dalles formassent jadis Tenceinte ou balustrade de quelque peribolum ; il en existait anciennement un à S.^ Marc, comme on verra dans la suite.

Après la mort du doge Marin Morosini {an 1252) ses armoiries furent suspendues -aux galeries de cette nef. Cet usage prit racine et fut constamment suivi de façon, qu'en 1752 il n'y avait pas moins de quarante écussons qui encombraient la nef et pesaient de tout leur poids sur les arcades, car la plupart étaient grands et lourds ; p. e. celui du doge Dom. Contarini mesurait m.^ 6.43 sur m.s 4.35.' C'est pourquoi le Grand Conseil par son décret 20 Août 1722 tâcha d'apporter un remède à cet abus, en limitant les

dimensions des écussons; on fixa pour maxi* mum cinq pieds sur trois (m.s 1.74 sur m.^ 1.04)..

Sur les arcades, soutenant les galeries entre les tribunes, on lit en lettres d'or gravées en marbre (brocatelle de Vérone) ces deux inscr.^ V oici la mér. :

Istoriis ' auro - foi'^ma • specie tahidarum Hoc temphcm Marci fore die decits ecclesiarum,

La sept, est la suivante :

+ Intra- dimiite- post offer- des rogitato- Aularn- peccanti- Domino- miseris- miser e,ntem - Celle-ci est bien difficile au premier coup d'oeil; néanmoins, en la lisant de la même façon que celle du Palais du Podestat à Pistoie, elle devient très-claire : voici cette dernière :

Hic lociis odit amat punit conservât honorât

Nequitiam leges crimina jura prohos.

En construisant ce distique, il en résulte :

Hic locus odit nequitiam, amat legesy punit crim ina^ conservât jura ^ honorât probos.

Par conséquent Tinscr. à S.^ Marc doit être lue à zig-zag, savoir dans Tordre suivant : -f- Intra aulam^ dimitte peccanti, post offer Domino, des miseris, rogitato misèrent em. C'est Isi version libre du ^sublime précepte de notre Divin Maître. (V. Ev. S.^ Math. V. 23. 24.).

Quant à la nef principale de V église, il ne reste à parler que de la voûte or. de la coupole occidentale.

En bas (n.) à côté de la petite voûte de la tribune on voit deux prophètes ; David>.

debout et couronné ; inscr. sur son écriteau : Aiidiy filia, et vide, et inclina aiirem tuam, (Ps. 44. 11.) et Isaïe, lui aussi debout; son écriteau montre ce texte : Ante me non

est formatus Bominus, et post me n

(XLIII. 10.) : sur les piédestaux de ces prophètes il y a le nom du M. : Bartholometis Bozza ; cart. Salviati.

Vis-à-vis il y a deux autres prophètes, Job et Jérémie ; le premier a cet écrit : Semitain ignoravit avis (XXXVIII.T.) et le second cet autre: Sicut agmts mansuetus qui portatics est ad victiinam. (XI. 19.). Le M. Jean-Antoine Marini se contenta de placer sous ces deux images ses initiales I. A. M.

Les cinq tableaux de la voûte sont consacrés à la Passion, à la Mort et à la Résurrection de N. S.

Au-dessus de Job et de Jérémie il y a la trahison de Judas, etc. ; sur trois écriteaux on lit: Crucifigatitr : Regem vestrwn crucifigam : Spinis coronatits sum. En outre le Christ est marqué par ses mon.^ grecs, et Pilate par son nom ; inscr. : Prodidit hic Christum turhis quasi pace magistricm, Qici, sicbiens mortem^ qicasi rex emitqite cohortem» Le poète, victime de la rime, voulait dire sans doute, que le Christ par sa mort racheta le monde.

Le tableau supérieur représente la Crucifixion ; on lit sur la croix : HC Naxarenus Reoc Judeorum,

Au sommet TAnge montre aux trois Maries le tombeau de J. C. vide ; inscr. : Cum vacuum monstrat midierihits esse sepulchrwn

Ang elles îqiie sîmul dict surreœise sepultwn : iqiie correspond sans doute à hisque ou îsque ; quant au mot dicty c'est une syncope bien hardie de dicit : le pauvre poète y fut contraint pour ne pas alonger d'un demi-pied le vers.

Dans le 4.^ tableau il y a la Descente du Christ aux Enfers; inscr. : Alors et ero mortis, stergenhcm duxque cohortis, Morsits et Inferno : vos regno dono supeno. N. S. tient une croix à deux traverses, sur la supérieure desquelles on lit INRI.

La dernière mos. représente deux faits ; l'apparition de J. G. à la Madeleine ; inscr. : Tangere me noli surgentem^ sicut et oli?n; et l'incrédulité de S.^ Thomas ; inscr.^ : Thomas^ quod quaeris, jam tacto vulnere credis, Domimcs meus et Deits meus,

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